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26/11/2008

Cascade de l'Oursière

Département : Isère (38)
Massif : Belledonne
Altitudes (min-max) : 1045m-1531m
Longueur : 9,2Km
Dénivelé (positif-négatif) : 556m-556m
Difficulté : 2/5

(Sortie effectuée le 21 octobre 2006)
Le mois d'octobre est un bon moment pour faire des randonnées en forêt de feuillus : les feuilles sont de toutes les couleurs et sont encore sur les arbres, il ne fait pas encore froid et l'humidité fait ressortir toutes les bonnes odeurs forestières.
Nous avons recherché une rando de ce type, pouvant se faire en un après midi et accessible en transports en commun à partir de Grenoble. Trouvée ! Elle se situe dans le massif de Belledonne et débute à partir d'un arrêt de bus sur la ligne menant à Chamrousse. Et en prime, il y a une récompense à l'arrivée : la cascade de l'Oursière.

Le point de départ se situe à l'arrêt "Les Seiglières" (1045m), dans un lacet de la D111, la route d'Uriage à Chamrousse. Prendre le chemin (GR) parallèle à la route forestière, direction Est (à gauche de la D111). Le sentier s'enfonce directement dans la forêt, constituée de feuillus et de conifères. Au bout de quelques minutes, on marche à proximité d'un petit étang. Plus loin, le GR fait une épingle et part vers la gauche. Il faut alors le quitter et prendre le sentier à droite (voir carte). Si vous avez peur de vous tromper, vous pouvez commencer par marcher sur la D111 à partir des Seiglières et prendre le sentier qui part au prochain lacet. Vous rejoindrez ainsi le chemin de la cascade.

A partir de maintenant, le sentier est bien balisé, avec ces petits panneaux jaunes très pratiques que l'on trouve partout en Isère. On ne trouve malheureusement pas cette qualité de balisage dans tous les départements ... Néanmoins, on vous conseille d'avoir tout le temps une carte précise du coin (le must : IGN Top 25) et une boussole pour les directions, surtout en forêt !
Pour le moment, le chemin ne monte pas très fort. La forêt est calme et très agréable à parcourir dans son atmosphère automnale. Le sol est glissant car pas mal boueux en ce mois d'octobre. On croise un premier ruisseau, franchissable sur une passerelle en bois.

Une passerelle en bois dans la forêt

Au fur et à mesure de la progression, le sentier se fait plus étroit et plus caillouteux. Nous sommes à flanc de montagne, et les lacs de Chamrousse se trouvent à 800m au dessus de nous. Le chemin offre par moments de très beaux points de vue. Au premier plan, Belledonne et sa forêt colorée et plus loin la Chartreuse avec ses plus hauts sommets (Chamechaude, Dent de Crolles ...).

Point de vue sur Belledonne et la Chartreuse

Les deux derniers Km avant la cascade sont assez difficiles physiquement : le chemin monte de manière raide (300m de denivelé), en empruntant parfois des petits lacets. Nous croisons deux petits ruisseaux à traverser, cette fois ci sans passerelle. Des chaussures étanches sont donc indispensables, à moins d'aimer l'eau froide !
Nous arrivons à une cascade, assez jolie. Nous pensons dans un premier temps que c'est la cascade de l'Oursière, mais ce n'est pas le cas ! Il faut traverser de nouveau le ruisseau qui dégringole et ne pas s'arrêter là. Car on raterait la "vraie" cascade, bien plus spectaculaire celle là. Quelques centaines de mètres plus loin, on entend l'eau gronder. Pas de doute, nous sommes arrivés.

La cascade de l'Oursière

La cascade de l'Oursière est très belle et son dénivelé est impressionnant. C'est le ruisseau du Doménon qui se déverse ici.
Nous faisons une pause ravitaillement-photos avant de faire demi-tour et prendre le chemin en sens inverse jusqu'au parking. Le début de la descente est un peu délicat car les pierres et les feuilles mortes la rendent glissante. A noter que le chemin continue après la cascade. Il grimpe très fort dans un premier temps, pour rejoindre le GR549, à 1830m d'altitude. De là, on peut aller aux lacs Robert ou au refuge de la Pra. Une bonne idée de randonnée d'été, à la journée cette fois.

En conclusion, voici une jolie balade automnale, assez difficile avant d'arriver au but. Si vous venez en transports en commun, prévoyez au minimum 2H30 pour faire l'aller-retour. Nous avons en effet prévu pas assez de temps pour la faire tranquillement et c'était très juste pour avoir le (dernier) bus !

Parcours et profil aller (inverser pour le retour) :

19/11/2008

Mont Ventoux (Sud)

Département : Vaucluse (84)
Massif : Baronnies/Ventoux
Altitudes (départ-sommet) : 299m - 1909m
Longueur : 21,5Km
Dénivelé + : 1610m
Pente moyenne : 7,5%
Difficulté : 5/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 20 août 2006)
Une semaine après avoir grimpé au Col de Porte (voir article précédent), je profite de ma forme du moment pour m'attaquer au Géant de Provence par sa terrible face Sud. Et prendre ma revanche sur le Ventoux par la même occasion. En effet, j'ai tenté de le gravir par cette face un an plus tôt, mais j'ai dû renoncer au Chalet Reynard, à 6Km du sommet. J'avais mal dormi la veille et j'étais parti trop tard dans la journée. Pris par la tombée de la nuit, je suis redescendu avant le sommet.

Mais ce 20 août 2006, les choses sont différentes. La montée au Col de Porte m'a bien mis en condition. Et il vaut mieux être bien préparé pour grimper le Ventoux par cette face : 21,5Km à 7,5% pour 1610m de dénivelé, c'est du très lourd. A ces difficultés s'ajoutent une grosse différence de température entre le pied et le sommet, où on est presque assuré d'avoir du vent de face.
Ce sommet est un mythe pour les cyclistes. Des gens viennent de très loin pour le grimper, parfois même par bus entier, comme un pèlerinage. Il a marqué l'histoire du Tour de France avec des moments parfois heureux, parfois tragiques (mort de Tom Simpson en 1967 durant l'ascension).

Nous arrivons avec Lolo vers 9H à Bédoin, le village de départ. Comme la fois précédente, elle essaiera de monter le plus haut possible, sans pression. Il fait déjà chaud (environ 25°) mais je sais qu'il fera bien plus frais en altitude. Après un petit échauffement sur du plat, c'est le départ !

Bédoin et le Ventoux

Le début est plutôt tranquille, presque trop, car la pente ne dépasse pas les 5,5% durant les 5 premiers kilomètres. La route, entourée de vignobles, traverse des petits hameaux. Au lieu-dit de Saint Estève, un virage en épingle marque l'entrée dans la forêt et le début des difficultés. A partir de maintenant la pente moyenne sera de 9% pendant 9Km ! Ce changement brutal doit se négocier en douceur, sous peine d'exploser rapidement. Contrairement à la face Nord, peu fréquentée, je croise de nombreux cyclistes, de tous les âges et de tous les niveaux. Tous n'arriveront pas en haut. J'en suis presque certain pour le jeune homme que je double, habillé en jean-chemise sur un vélo de ville qui parait peser des tonnes !

La route est large et tourne peu, ce qui accentue l'impression de lenteur causée par la rudesse de la montée. Il fait chaud et sec dans la forêt, dont la végétation est encore méditerranéenne. Les kilomètres parcourus défilent doucement. Une fille de 16-17 ans roule devant moi avec son père, et le reste de la famille les suit en voiture. A intervalles réguliers ils s'arrêtent pour la prendre en photo et l'encourager. Comme ils avancent à peu près à mon rythme, je m'en sers comme point de repère pour régler mon allure. Et les encouragements de leur famille s'adressent peu à peu à moi aussi ! Malgré la difficulté j'ai des bonnes sensations, bien meilleures que l'année précédente, où je saturais déjà.

Différents types de végétation

Les forêts de conifères m'indiquent que j'arrive à l'étage alpin. La température a nettement baissé, elle est maintenant agréablement fraiche pour grimper. A 15,5Km du départ et 1415m d'altitude, la route passe devant le Chalet Reynard. Cet hôtel-bar est situé à la jonction de la route de Bédoin et de la route de Sault, point de départ de la face Est (la plus facile). Il marque aussi la fin de la forêt et le début de la "lune", un écosystème propre au Ventoux : des lichens pour seule végétation et des cailloux blancs à perte de vue. C'est cette fameuse masse blanche que l'on voit de la plaine. Le climat ici est très rude, le vent peut atteindre 180Km/H et la température peut chuter à -30°C en hiver.

Il me reste donc 6Km à parcourir, dans la blancheur du sommet. Après une petite accalmie, la route remonte de plus belle. La fille et son père ayant fait une pause au Chalet Reynard, je suis seul jusqu'à l'arrivée. Ces derniers kilomètres sont réputés les plus difficiles, et je le confirme. Je commence à avoir froid malgré l'effort, et la route me parait interminable. La grande antenne posée au sommet est toujours en vue, mais elle n'est pas proche pour autant. Heureusement, le vent est très faible. Je double des cyclistes fatigués tandis qu'un autre me double avec une vitesse impressionnante. Je pose un regard sur la stèle en mémoire de Tom Simpson avant d'attaquer le dernier kilomètre, à 9,5%.

Les derniers kilomètres, sur la "lune"

Ma fraicheur du départ n'est plus qu'un souvenir. Je passe sur le plus petit plateau pour la 1ère fois de la journée. Le sommet est précédé d'un grand lacet très raide, pour dire que jusqu'au bout, le Ventoux est difficile et se mérite. Je m'arrête sous l'antenne, à côté du magasin de souvenirs, et savoure cette ascension ! Il y a beaucoup de monde, des cyclistes bien sûr, mais également pas mal de touristes qui sont montés en voiture. Il fait dans les 8°C, j'enfile donc mes vêtements chauds pour la descente qui sera très froide. Malgré mes gants longs, j'ai les mains frigorifiées et douloureuses d'avoir trop freiné quand j'arrive à Bédoin. Lolo est quant à elle montée jusqu'à 1300m environ, au début de la forêt alpine. Bravo ! J'ai mis 2H pour monter, soit environ 11Km/H de moyenne. Je suis satisfait de ce temps pour mon modeste niveau, l'essentiel étant d'arriver en haut en ayant bien géré l'effort.

Au sommet du Mont Ventoux

Depuis ce 20 août 2006, j'ai gravi une quinzaine de cols supplémentaires. Mais le Mont Ventoux par la face Sud reste à ce jour mon ascension la plus difficile. Rendez-vous sur cette montagne peut-être l'été prochain, à l'occasion de l'avant dernière étape du Tour de France 2009 !

Parcours et profil (créés par VisuGpx sur Skitour.fr) :

16/11/2008

Col de Porte (par Clémencières et Sarcenas)

Département : Isère (38)
Massif : Chartreuse

Altitudes (départ-sommet) : 223m - 1326
m
Longueur : 17,3Km

Dénivelé + : 1251m

Pente moyenne : 7,7%

Difficulté : 4/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 12 août 2006)
En week end à Grenoble, j'en profite pour faire l'ascension du col de Porte. Ce col du massif de la Chartreuse est le plus proche de la capitale Iséroise, avec un point de départ en pleine ville. Il est souvent emprunté lors du critérium cycliste du Dauphiné Libéré.

Je suis accompagné d'un ami habitant près de Grenoble, tandis que Lolo ira faire un tour plus pépère avec sa copine. Il y a plusieurs façons de grimper au col de Porte. Nous choisissons la route de Sarcenas, qui passe auparavant par le col de Clémencières. Cette face est peu fréquentée par les voitures, et elle offre de très beaux paysages sur la Chartreuse. Ne pas se fier à l'altitude assez modeste du col (1326m) : c'est une ascension difficile de par son dénivelé (1250m positifs) et ses pourcentages souvent élevés.

Le point de départ se situe près de l'Esplanade, le grand parking gratuit quand on arrive de l'autoroute de Valence. Prendre la D57 (route de Clémencières), qui entre rapidement dans Saint Martin le Vinoux. Le début commence fort, avec une pente bien raide. Il ne faut donc pas partir trop vite pour ne pas se mettre dans le rouge, surtout quand on a 17Km à faire pour aller au sommet ... Je pars devant et laisse mon ami rouler à son rythme, car il a moins d'entrainement que moi. Nous suivons les crêtes du Néron à notre gauche, cette montagne impressionnante toute en longueur bien connue des Grenoblois.

Le Néron

Au bout de 5Km assez éprouvants nous arrivons au Col de Clémencières (622m). De là, on peut rejoindre le Col de Vence, qui rejoint lui même le Col de Porte par la face opposée. Nous choisissons de garder notre cap et de suivre la D57, qui descend pendant 1,5Km. Cette descente fait du bien aux jambes mais que temporairement, car il faudra remonter ensuite ! Heureusement, la pente est moins forte qu'au début. Les paysages de la Chartreuse, tapissée de vertes forêts, nous font oublier que nous sommes qu'à quelques kilomètres de Grenoble. Nous voyons au loin le village de Quaix en Chartreuse, surmonté de l'Aiguille de Quaix.

Quaix en Chartreuse et l'Aiguille de Quaix

Après avoir traversés un petit pont, la route se met soudainement à monter plus fortement. Nous retrouvons des pourcentages de l'ordre de 9-10%. Je largue à nouveau mon ami, qui me dit de l'attendre à Sarcenas. Cette portion de route est la plus dure de l'ascension, il n'y a pas un moment de répit ! Mes jambes tirent, il faut garder un rythme sage car il reste encore de la distance à parcourir. Arrivé à Sarcenas, je fais une pause dans ce petit village perdu le temps d'attendre mon ami, qui commence à marquer le coup de la montée.

La fin de l'ascension est un peu moins difficile et se fait dans une vaste forêt de conifères. Nous atteignons le Col de Palaquit (1154m), qui est la jonction des deux faces partant de Grenoble pour monter au sommet. Encore 2,5Km à parcourir, je dépense donc ce qui me reste de force pour arriver à une bonne vitesse à notre objectif du jour. On y trouve une petite station de ski, située au pied de Chamechaude (2082m), le plus haut sommet du massif. Du Col de Porte, on peut encore monter jusqu'aux Chalets de Charmant Som, 300m plus haut. Mais ce sera pour une autre fois, d'autant plus qu'il parait que la route est raide !

Au sommet

La température étant très fraiche ici (c'est un mois d'août automnal cette année là), nous nous attardons pas. Nous descendons à Grenoble plein gaz par l'autre face (toute aussi dure), via le Sappey en Chartreuse, le Col de Vence, Corenc et la Tronche. Arrivés en ville, nous arrosons cette sortie, difficile mais très agréable !


Parcours et profil (créés par VisuGpx sur Skitour.fr) :

14/11/2008

Du Nid d'Aigle au Col de Voza

Département : Haute Savoie (74)
Massif : Mont Blanc

Altitudes (min-max) : 1651m-2391m

Longueur : 5,9Km

Dénivelé (positif-négatif) : 92m-791m

Difficulté : 2/5

Note : prévoir environ 15€/personne pour le tramway

(Sortie effectuée le 03 juillet 2006)
Nous avons passé une semaine de vacances à Saint Gervais les Bains (Haute Savoie) en juillet 2006. Cette ville thermale est nichée au pied du Mont Blanc, dont le sommet lui appartient !
Elle a aussi la particularité d'être sur la ligne du tramway du Mont Blanc (TMB), un train à crémaillère permettant d'atteindre le Nid d'Aigle. Situé à 2391m, ce lieu est le point de départ de la voie normale de l'ascension du toit de l'Europe.

Nous nous retrouvons au petit matin au terminus du train, entourés d'alpinistes s'attaquant à ce sommet mythique. Le voyage a été très agréable car on a le temps d'admirer les splendides paysages. En effet, le train est plutôt lent, mais c'est normal vu la pente impressionnante qu'il escalade.
A partir du Nid d'Aigle, nous avons repéré une randonnée permettant de descendre au Col de Voza, une des "gares" du tramway. Après avoir pris des photos du point de vue et joué dans les nombreux névés (attention tout de même), on attaque la descente.

Dans les névés autour du Nid d'Aigle

C'est une randonnée atypique : pratiquement pas de montée (même pas 100m) et beaucoup de descente (presque 800m). Le chemin, bien tracé, longe dans un premier temps le glacier de Bionnassay. C'est dans cette 1ère partie que le sentier est le plus difficile. En effet, la pente est raide et parsemée de nombreux cailloux assez glissants. Par endroits, on emprunte des escaliers en métal impressionnants. Les personnes sensibles au vertige apprécieront. Toutefois, ce n'est pas exposé et il y a peu de danger, à condition bien entendu de marcher avec des chaussures de randonnée (on ne le répètera jamais assez).
Nous croisons beaucoup de randonneurs, et également un vieux bouquetin peu farouche qui se repose près d'un torrent.

Un des nombreux torrents rencontrés

Peu à peu, les pierres font place à l'herbe des alpages. La descente, tout en lacets, est encore raide mais moins cassante. Nous arrivons à un croisement où le sentier rejoint une variante du GR5. A gauche, il y a la possibilité de traverser le glacier et emprunter une longue passerelle. A essayer si vous avez le temps, pour le paysage. Il faudra prendre tout droit pour rejoindre le prochain arrêt du du train, appelé Bellevue. Suivre toujours le GR5, qui remonte doucement à travers des alpages verts et tranquilles, où paissent les vaches savoyardes.

Arrivée du tramway au Col de Voza

Bellevue porte bien son nom, avec un panorama magnifique sur toute la chaine : Aiguille du Midi, Mont Blanc, Dômes de Miage ... des sommets mythiques dont la blancheur contraste avec la verdure de ce début d'été. Nous pourrions attendre le train ici mais nous décidons de suivre le sentier jusqu'au Col de Voza, assez proche. Le train sera à l'heure mais rempli de randonneurs ! La réservation de l'horaire de retour est quasi-obligatoire.
Nous rentrons
à Saint Gervais avec des images plein la tête, ravis de cette escapade dans un des lieux les plus grandioses des Alpes ...

Parcours et profil (créés par VisuGpx sur Skitour.fr) :