Affichage des articles dont le libellé est 2007. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 2007. Afficher tous les articles

03/05/2009

Col de la Machine (par St Laurent en Royans)

Département : Drôme (26)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 322m-(1119m)-1015m
Longueur : 17,7Km
Dénivelé + : 980m
Pente moyenne : 5,5%
Difficulté : 3/5

(Sortie effectuée le 07 juillet 2007)
Petit retour dans le temps : au début du mois de juillet 2007, nous tentons notre première ascension en vélo dans le Royans, une partie du Vercors située à la pointe Nord Est de la Drôme.
On y trouve de nombreuses routes escarpées, dans des paysages de falaises et de vastes forêts. Nous choisissons de gravir le col de la Machine (1015m), situé au bout du fameux cirque de Combe Laval. Nous ne grimpons pas ce jour là par la célèbre route à flanc de falaise, mais par l'autre côté, au départ de Saint Laurent en Royans. Une ascension moins connue et donc plus calme, qui offre aussi de très beaux points de vue.

Les 8 premiers kilomètres de la montée sont les plus difficiles avec 7,5% de moyenne. Dès la sortie du village, ça monte assez fort et régulièrement. Au bout de 3Km, nous passons dans un premier tunnel, non éclairé mais assez court. Un deuxième arrive peu après, plus long et surtout TRÈS sombre. On n'y voit absolument rien, et c'est presque angoissant de rouler dans cette humide obscurité. Une lampe frontale ou sur le vélo est conseillée.

Un tunnel très sombre

Après le tunnel, nous franchissons une agréable série de 5 lacets consécutifs. Il y a peu de lignes droites dans cette ascension, c'est bien pour rompre la monotonie. Avec l'altitude, les arbustes feuillus cèdent leur place aux conifères : nous entrons dans la grande forêt de la Sapine Côte Belle.
La pente devient un peu plus douce, et il fait plus frais. Au kilomètre 10, nous atteignons les 1000m d'altitude. Pourtant, le col de la Machine est encore à 7Km ! En effet, la route longe le cirque du Combe Laval, qui est ici un long plateau. Ce n'est pas vraiment plat pour autant, mais plutôt une succession de courtes montées et descentes, assez usantes.

Soudain, sur la droite, la vue se dégage. Un spectaculaire panorama apparaît sur le cirque, profond de 600m. Sur le versant opposé, nous voyons la route de Combe Laval, comme un fil accroché à la falaise. Impressionnant !

Le cirque de Combe Laval

Il reste environ 3 kilomètres avant l'arrivée, le sommet ne parait jamais arriver. Nous dépassons les 1100m d'altitude, soit plus haut que le col ! Ce cas de figure est assez rare. La forêt qui nous entoure s'étend jusqu'à l'horizon. Elle est surplombée par le sommet arrondi du Serre de Montue (1706m), qui domine les alentours.

Ambiance forestière (en mai)

Une ultime "descente-montée" et nous arrivons au col de la Machine. A noter qu'il y a deux panneaux qui symbolisent le sommet, le second étant situé après le carrefour routier. On y trouve une auberge joliment fleurie et une grande prairie. Une petite pause après cette longue ascension au profil étrange, puis nous descendons à Saint Jean en Royans par la célèbre route de Combe Laval. Encore un endroit à découvrir !

Au col de la Machine

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

29/01/2009

Col du Mont Noir (Par St Gervais)

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 211m-1431m
Longueur : 17,7Km
Dénivelé + : 1250m
Pente moyenne : 7%
Difficulté : 4/5

(Sortie effectuée le 2 septembre 2007)
Au début du mois de septembre 2007, nous nous mesurons une nouvelle fois au col du Mont Noir, mais cette fois ci par sa face la plus septentrionale. A la limite Nord du massif des Coulmes, cette route est parfois appelée "route des Ecouges", du nom du superbe canyon qu'elle traverse. Encore des beaux paysages en perspective ... et des belles difficultés !

Le départ de l'ascension est situé à Saint Gervais, un petit village entouré de noyers, à 30km de Grenoble. Nous allons grimper dans un premier temps au col de Romeyère (1069m). De là, une route forestière rejoindra le col du Mont Noir.
Dès le début de la montée, la pente est assez forte, de l'ordre de 7-8%. La route est en bon état et comporte peu de virages. C'est une particularité de ce versant Nord : dans l'ensemble beaucoup de lignes droites, et peu de lacets. La montée parait donc s'éterniser par moment, quand la pente est forte.

Heureusement, les paysages de barres rocheuses et de forêt verdoyante compensent cette linéarité. En effet, Saint Gervais se situe au pied d'une longue muraille montagneuse qui se termine au fameux Bec de l'Orient (1555m).
Le kilomètre 6 est un tournant de l'ascension : nous traversons un pont à côté duquel se déversent des cascades impressionnantes. Nous sommes à l'arrivée du canyon des Ecouges, un lieu très prisé pour le canyoning. Nous croisons un groupe d'amateurs de cette discipline qui se préparent à affronter la Drevenne, ce torrent qui prend sa source bien plus haut.

Les cascades de la Drevenne

Après le pont, la route devient plus sinueuse et la pente augmente : c'est maintenant 4Km à 9% environ qui nous attendent. Mais où va-t-on grimper ? Nous sommes entourés de falaises qui paraissent infranchissables. La réponse se trouve en face de nous, 200m au dessus ! Une fois de plus dans le Vercors, la route va emprunter un passage inattendu et audacieux.
En effet, elle va s'élever brusquement et longer la falaise dans une corniche creusée à la dynamite. Cette portion de route, qui rappelle celle des gorges du Nan, est une des plus spectaculaire que nous avons empruntée en vélo. Pas plus de 3m de large, autant en hauteur, et 200m de vide derrière le parapet. Plutôt vertigineux quand on observe les voitures garées en bas ... Vu la largeur de la route, un sens unique est instauré, la descente se faisant dans un tunnel très sombre (interdit aux vélos).

Sur la vertigineuse corniche

Une fois la corniche traversée, nous traversons un petit pont et entrons dans le canyon des Ecouges. La nature est très verte et humide, presque luxuriante. A notre gauche, une route secondaire qui part vers le Nord Est permet de suivre le torrent et le canyon. Nous suivons la route principale, en nous promettant de revenir explorer les lieux plus tard.
La pente, déjà forte, augmente encore. Nous sommes dans la partie la plus pentue de l'ascension, une ligne droite d'un Km à 9,5%. L'impression de ne pas avancer prend ici toute son ampleur ! Ensuite, c'est encore 3Km sans aucun virage qu'il faut gravir pour arriver au col de Romeyère. Toutefois, la pente est plus faible à cet endroit, qui est le seul moment de répit de ce versant.

L'entrée du canyon des Ecouges

Au bout de 13Km de montée depuis Saint Gervais, nous arrivons au col de Romeyère. Cette minuscule station de sports d'hiver se trouve dans une vallée entourée par les rochers de Pertuzon à l'Est et la forêt des Coulmes à l'Ouest. Au bout de la vallée se trouve le petit village de Rencurel, et plus loin la route descend vers les gorges de la Bourne.
Notre objectif étant le col du Mont Noir, nous empruntons la petite route forestière qui grimpe vers sa direction. Soit encore 350m à monter sur 5Km environ.
Cette dernière portion est peut être la plus difficile de l'ascension. En effet, la pente est de l'ordre des 8%, la fatigue se fait sentir et la route est désespérement droite ! Le tout avec un décor de forêt omniprésent qui masque tout point de repère.
L'arrivée au sommet se fera donc dans la douleur, notamment pour Lolo qui n'avait jamais grimpé un col aussi difficile. Bravo !

Au col de Romeyère

Une fois encore, le col du Mont Noir propose aux cyclistes une montée superbe et variée. En particulier l'accès au canyon des Ecouges, une prouesse de génie civil dans un décor grandiose. La difficulté est équivalente à celle de l'ascension par Saint Pierre, voire plus dure en raison des lignes droites interminables où on ne peut pas se relancer.
Malheureusement, un éboulement s'est produit en 2008 sur la corniche des Ecouges, rendant l'accès impossible au canyon pendant toute l'année. Aujourd'hui, la route est de nouveau ouverte mais avec obligation de passer par le tunnel pour monter. On y perd sûrement en panorama et on y gagne peut être en dangérosité ? Verdict d'ici l'été prochain ...

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

La Grande Moucherolle

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (min-max) : 1237m-2284m
Longueur : 14Km
Dénivelé (positif-négatif) : 1180m-1180m environ
Difficulté : 5/5

Cette randonnée comporte des passages délicats et exposés. Elle est déconseillée par temps de pluie ou de brouillard ainsi qu'aux personnes pas assez expérimentées.

(Sortie effectuée le 15 août 2007)
La Grande Moucherolle (2284m) est le deuxième sommet le plus élevé du massif du Vercors. Elle est située sur la barrière Est du massif, à proximité de Villard de Lans et Corrençon en Vercors. Associée à la Petite Moucherolle (2156m) plus au Sud, les 2 pics sont facilement reconnaissables. Par temps dégagé, on peut apercevoir leur sommet depuis la vallée de l'Isère.
L'ascension de la Grande Moucherolle peut se faire sur plusieurs versants. Nous choisissons d'y monter par la face Ouest, la plus proche de chez nous.
Deux amis habitués des randos en montagne vont nous accompagner dans cette longue marche. Plus de 1000m de dénivelé nous attendent, ainsi que des passages techniques et exposés au sommet.

Les deux Moucherolles vues de Corrençon

Nous nous retrouvons à 9H à Corrençon, au "Clot de la Balme", où démarrent des pistes de ski. Il faut suivre la direction de la Petite Moucherolle, sur un sentier bien balisé en jaune et vert comme partout en Isère.
Dès le départ, ça grimpe raide et tout droit. Le chemin est dans les bois, en bordure de la piste de ski, d'où une forte pente. Pas mal de cailloux et de racines jonchent le sentier, ce qui peut être glissant en cas de pluie. Nous marchons à une bonne allure, si bien qu'en une heure nous franchissons 550m de dénivelé environ et sortons de la forêt. Les différentes randonnées à pied ou en vélo effectuées cet été nous ont bien mis en condition !

Derrière nous, une belle vue se dessine sur Corrençon et la vaste forêt de conifères qui entoure le village-station. Désormais, le chemin est plus large et sinueux, sûrement une piste de ski l'hiver. Faute de skieurs, c'est des troupeaux de moutons que nous croisons, qui regardent passer les randonneurs.
Attention ! Un panneau indique la Petite Moucherolle à gauche mais ce n'est pas encore le sommet. Là encore, ce doit être un nom de piste. Le sommet effectif sera en vue 500m plus loin, avec en arrière plan la Grande Moucherolle, impressionnante. Pour accéder à la Petite Moucherolle, il faut grimper sur une pente assez douce parsemée de lapiaz. Original ! Le Vercors est avant tout un gros tas de cailloux très calcaire. L'ascension se fait sans difficulté jusqu'au sommet, où seuls quelques rochers plus importants ralentissent notre progression.

Vers le sommet de la Petite Moucherolle

Nous pourrions nous arrêter ici, car la montée à la Petite Moucherolle est déjà une randonnée honnête. Mais nous sommes venus pour grimper sur sa grande soeur, qui nous fait face.
C'est maintenant que les premières difficultés techniques apparaissent. Il va falloir commencer par descendre au col des Moucherolles (2086m), qui sépare les deux sommets. Ces 50m à descendre se font sur un chemin herbeux étroit et à flanc de montagne. Rien d'insurmontable, mais il faut avoir le pied sûr.

Une fois au col, nous commençons la montée finale de la Grande Moucherolle, d'environ 200m de dénivelé. Au premier abord, il n'y a pas de chemin tracé pour y grimper. Mais si on regarde de plus près, des traces bleues nous indiquent la meilleure route à suivre, assez naturelle. La pente est raide et il faut parfois s'aider des mains pour monter mais pas de grandes difficultés techniques à signaler.
Nous atteignons le sommet, marqué par un cairn, en une petite demi-heure. En tout, 2H30 environ ont été nécessaires depuis Corrençon. C'est l'occasion de faire une pause pour manger, refroidis par un vent frais d'altitude qui souffle assez fortement.

Lolo au sommet. Ça souffle !

De la Grande Moucherolle, la vue est magnifique : nous voyons bien sûr toute la vallée de Corrençon et de Villard, mais également les Quatre montagnes en entier, avec Méaudre et Autrans. Le panorama le plus saisissant est celui de la barrière naturelle des Hauts Plateaux du Vercors. Des falaises de plusieurs centaines de mètres nous font face jusqu'à l'horizon. Dans la brume de chaleur, nous distinguons le fameux Mont Aiguille et le Grand Veymont, le plus haut sommet du Vercors.

Les falaises des Hauts Plateaux du Vercors

Nous choisissons de descendre par l'autre versant (Nord) de la Grande Moucherolle. Pour cela, il faut déjà traverser une arête rocheuse qui part du sommet. Attention, ce passage est étroit et exposé. Une dégringolade ici serait mortelle, car nous longeons une falaise de 600m environ. A ne pas tenter par conditions humides ...
Une fois l'arête traversée, il faut descendre les 230m qui nous séparent du Col des Deux Soeurs en contrebas. Une descente technique sur un terrain instable, où il faut mettre les mains à plusieurs reprises. Dans l'autre sens, des randonneurs s'attaquent à la montée.

Le versant descendu

Les passages techniques sont terminés une fois arrivés au Col des Deux Soeurs (2056m). Il sépare les montagnes Agathe et Sophie. Une fois encore, la vue est impressionnante ici.
C'est dans un décor minéral et sous un soleil tapant de plus en plus fort que nous descendons vers la vallée. A la retenue d'eau, nous prenons la piste à gauche, passant dans la combe de l'Ourson. A l'abri de l'Ours, la forêt reprend ses droits. Nous continuons tout droit vers le Nord jusqu'à l'arrivée d'un télésiège, à travers la combe de l'Escalier. Des gens arrivent ici par dizaines, car c'est une journée gratuite pour les remontées mécaniques. Tricheurs ;-)

La fin de la sortie se fera sur la piste de ski, jusqu'au Clot de la Balme, en coupant un peu sur la fin. Ce n'est pas la partie la plus passionnante de la journée, car le chemin est large, cassant, et exposé au soleil.
Mais globalement, c'est une rando exigeante qui vaut largement le détour : longue montée, passages techniques et superbe vue au sommet !

Parcours et profil (créés par VisuGpx sur Skitour.fr) :

Centre d'Etudes Tibétaines

Département : Isère (38)
Massif : Vercors

Altitudes : 252m-821m (Izeron) - 269m-821m (Cognin)

Longueur : 8,1Km (Izeron) - 6Km (Cognin)

Dénivelé+ : 569m (Izeron) - 552m (Cognin)

Pente moyenne : 7% (Izeron) - 9,2% (Cognin)

Difficulté : 2/5 (Izeron) - 3/5 (Cognin)

Sur les contreforts du Vercors, dans le massif des Coulmes, se niche une curiosité : le Centre d'Etudes Tibétaines de Karma Migyur Ling. Ce lieu dédié à l'étude et la pratique du bouddhisme tibétain existe depuis 1975. A 821m d'altitude, sa situation retirée est idéale pour la méditation et les retraites bouddhistes.
Pour le cycliste, les 2 routes qui permettent d'y accéder sont des ascensions assez difficiles aux profils différents. Des bonnes montées d'entrainement avant d'attaquer des cols plus longs, sur des routes très calmes, voire désertes. Il existe 2 manières de grimper au Centre d'Etudes Tibétaines : par Izeron ou par Cognin.

Le Centre d'Etudes Tibétaines

Par Izeron (sortie effectuée le 11 août 2007) :

Le point de départ se situe dans le village d'Izeron, situé sur la D1532 reliant Valence à Grenoble. Prendre alors la direction de Saint Pierre de Chérennes. Le début de la montée est symbolisé par un panneau indiquant le Centre d'Etudes à 10Km. En réalité, c'est 8,1Km de montée régulière à 7% qui nous attend.
Mis à part le début, un peu plus sineux, cette ascension est constituée de 4 grandes lignes droites séparées par des lacets. Cela peut paraitre monotone, voire interminable quand on n'est pas en forme. De plus, le revêtement devient assez mauvais à partir du deuxième kilomètre, ce qui accentue la difficulté.

Nous avons emprunté cette route la première fois en plein mois d'août, et c'est une fournaise l'après midi, car exposée au soleil ! En hiver, c'est l'inverse, la descente est un frigo. A part ces petits inconvénients, c'est une montée très intéressante pour son calme et l'effort régulier qu'elle propose.

Karma Migyur Ling vu de Montchardon

La majeure partie de l'ascension est entourée de forêt de chênes et de buis. On commence à avoir une belle vue sur la vallée de l'Isère vers 600m d'altitude, après avoir dépassé quelques maisons isolées.
500m environ avant l'arrivée, nous traversons le petit hameau rural de Montchardon, entouré de prés où paissent chevaux et ânes. Nous voyons alors le Centre Tibétain au loin, perdu au milieu de la forêt qui recouvre les flancs du Vercors.

Par Cognin (sortie effectuée par Ludo le 7 octobre 2007) :

Cette autre façon de monter au Centre d'Etudes Tibétaines est plus difficile que la précédente. Elle est plus courte mais bien plus pentue ! Une montée franche de 9,2% de moyenne sur 6Km ... petit mais costaud. Le point de départ est plutôt discret : il faut prendre la petite route appelée "route de Montchardon", située à gauche sur la D1532, environ 300m après Cognin les Gorges quand on vient de Grenoble.
Dès le début, la pente est assez forte. Mais c'est au bout de 2Km que les choses sérieuses commencent vraiment. Après un lacet protégé par une barrière, la route s'élève brusquement. C'est parti pour 1,5Km à 12,8% ! De tels pourcentages sont difficiles à négocier si on roule avec un braquet trop important, il ne faut donc pas hésiter à mouliner sous peine de caler. J'ai du passer sur le petit plateau de mon VTT sur une route, ce qui m'arrive rarement.

Un passage très pentu commence

Ce petit calvaire (ou bonheur si on apprécie les raidillons) se termine quand on passe devant un hangar un peu glauque. La pente est alors plus douce, "à peine" 8,5%. Encore quelques lacets à franchir dans les 2,5Km avant le sommet, avec une belle vue sur Vinay et les Chambarans. C'est une route très agréable, au bon revêtement et totalement déserte : je n'y ai jamais rencontré un véhicule. La majeure partie de l'ascension se faisant en forêt, on est au frais pendant l'été.

Ludo au Tibet

Quand on arrive au sommet, c'est un vrai dépaysement qui s'offre à nous : l'architecture du Centre est dans le pur style Tibétain, avec un Bouddha, des statues et des drapeaux qui flottent. Des gens méditent à l'extérieur, d'autres viennent pour visiter (seulement le dimanche après midi). Le tout donne une impression de calme et de sérénité, seulement troublée par le son des oiseaux et du vent sur les arbres ...

Parcours et profil (à gauche Izeron, à droite Cognin) :

19/01/2009

La Dent d'Oche

Département : Haute Savoie (74)
Massif : Chablais
Altitudes (min-max) : 1235m-2222m
Longueur : 7,8km
Dénivelé (positif-négatif) : 1020m-1020m
Difficulté : 4/5

Cette randonnée comporte des passages délicats et exposés. Elle est déconseillée par temps de pluie ou de brouillard ainsi qu'aux personnes pas assez expérimentées.

(Sortie effectuée le 4 août 2007)
Au début du mois d'août 2007, nous sommes invités par un ami habitant en Haute Savoie, à la frontière suisse. Nous profitons de ce week end ensoleillé pour gravir un sommet très connu des randonneurs locaux : la Dent d'Oche.
Du haut de ses 2222m, cette montagne du massif du Chablais domine le lac Léman de plus de 1500m. De son sommet, elle offre un panorama impressionnant sur les alentours.

En début de matinée, nous sommes huit à nous rendre à la petite station de Bernex, proche de Thonon les Bains. Le point de départ de la randonnée se trouve sur le parking d'une auberge, "la Fétiuère". De nombreuses voitures sont déjà garées : pas de doute, c'est un itinéraire qui attire du monde. Ce n'est pourtant pas une petite balade de santé qui nous attend, car il y a plus de 1000m de dénivelé à grimper !
Nous prenons la direction des Chalets d'Oche, sur un sentier qui suit un petit ruisseau à travers la forêt. Le chemin, tout en lacets, est assez raide. Nous avançons à un rythme prudent, car la montée sera longue. D'autant plus que la journée promet d'être chaude.

L'arrivée aux Chalets d'Oche

Après une petite heure de marche, nous arrivons aux Chalets d'Oche, à 1600m d'altitude environ. La forêt disparait pour faire place à des alpages verdoyants. Comme de nombreux randonneurs, on en profite pour remplir nos gourdes à la fontaine rafraichissante. Devant nous se dresse la Dent d'Oche, dont le sommet situé en haut d'une barre rocheuse parait encore inaccessible.
L'ascension, bien raide, se fait maintenant à travers les alpages. Sur notre gauche on commence à apercevoir le lac Léman. Et si on se retourne, c'est une vue impressionnante sur le massif du Mont Blanc qui s'offre à nous.

Ludo face au Mont Blanc

Le premier passage technique de la randonnée est le franchissement d'une cheminée où il faut mettre les mains pour monter. Des chaines facilitent la tâche, pas très compliquée, sauf si on est trop petit ;-) Le grand nombre de randonneurs, dont des enfants, fait qu'il faut attendre patiemment son tour avant de grimper. A présent, le chemin est rocailleux et monte en lacets. Après quelques passages câblés supplémentaires, nous atteignons le refuge d'Oche, situé à proximité du sommet. C'est l'occasion de souffler un peu, et d'admirer le panorama splendide sur le vaste lac Léman, qu'on peut voir d'un bout à l'autre à cette altitude !

Le Lac Léman vu du refuge d'Oche

La fin de l'ascension est assez vertigineuse. En effet, il faut passer sur une arête rocheuse étroite et exposée pour joindre le sommet symbolisé par une croix. Cela peut devenir glissant et donc risqué en cas de pluie ... 2H20 environ après le départ, un premier groupe, dont nous deux, arrive au sommet de la Dent d'Oche. En attendant les autres, nous faisons le plein de photos. Il faut dire que le lieu s'y prête bien : la vue, exceptionnelle, est à 360° sur le Mont Blanc, les Alpes du Valais, les Aravis, la Vanoise ...
Après l'effort, le réconfort ! Une fois réunis, nous mangeons un pique nique copieux, avec des fromages savoyards, histoire de faire encore plus "local". Le tout sous le regard des chocards à bec jaunes qui iraient presque piquer dans nos assiettes. Ces volatiles n'ont que l'embarras du choix, vu la vingtaine de randonneurs qui ravitaillent au sommet.

Lolo au sommet

Après cette pause midi bien méritée, il faut attaquer la descente, qui se fera sur l'autre versant. Le début est assez délicat car le chemin est raide et très pierreux. Le passage le plus impressionnant est sans doute le franchissement d'une grande dalle rocheuse située à flanc de montagne. Heureusement, une longue chaine permet de sécuriser cette descente exposée, qui devient plutôt ludique au final.

Une descente assez délicate

Ce secteur du massif du Chablais a la particularité d'être peuplé de nombreux bouquetins. Ces cousins des chèvres sont peu sauvages par ici, et se laissent approcher de près. Nous arrivons au col de Planchamp (1996m), face à un sommet appelé le Château d'Oche. Au loin, une famille entière de bouquetins a pris possession des rochers. Cela nous montre l'incroyable facilité qu'ont ces animaux pour grimper.

Une famille de bouquetins dans les rochers

A partir du col, la descente se fait facilement et rapidement jusqu'aux chalets d'Oche. Nous nous rafraichissons à la fontaine avant d'attaquer la dernière partie de la randonnée. Assez cassante, la descente finale est plutôt pénible pour nos jambes déjà malmenées par les efforts du jour.
Nous sommes donc contents de retrouver nos véhicules, 5H30 environ après notre départ du matin.
Merci à Adrien pour cette superbe rando, un vrai concentré de montagne comme on l'aime : forêt, torrents, alpages, rochers et vue magnifique au sommet. Avec en prime la rencontre avec des bouquetins !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

08/01/2009

Col du Mont Noir (par Cognin)

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 270m - 1431m
Longueur : 16,2Km
Dénivelé + : 1180m
Pente moyenne : 7,3%
Difficulté : 4/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 15 juillet 2007)
Un mois après notre première ascension au col du Mont Noir (article précédent), nous partons de nouveau grimper au sommet routier des Coulmes. Cette fois ci, nous monterons par la face Nord Ouest, par laquelle nous sommes descendus la première fois.
La route passera par le petit village de Malleval avant d'atteindre la forêt des Coulmes puis le sommet. Mais avant cela, elle s'engouffrera dans des gorges étroites et profondes. Tout un programme !

Le départ se situe dans le village de Cognin-les-Gorges, traversé par la D1532 reliant Valence à Grenoble. Nous suivons la direction de Malleval pour débuter la montée proprement dite, qui commence dans un champ servant d'aire d'atterrissage pour parapentes.
La route, étroite ,traverse une épaisse forêt de buis et de chênes, caractéristique du coin à cette faible altitude. Il faudra attendre un kilomètre avant de rencontrer un premier lacet, qui sera suivi par d'autres moins espacés. La pente est assez forte, ce qui peut faire mal aux jambes si on ne roule pas un peu avant d'attaquer la montée. Une statue est posée au milieu d'un virage, comme un gardien qui veille sur l'entrée des gorges que nous commençons à apercevoir en arrière plan.

La statue veille sur les cyclistes

Après 3,5Km de montée, nous passons dans un tunnel étroit et sombre. A la sortie du tunnel, la vue est saisissante : la route est taillée dans une corniche qui surplombe des gorges profondes où coule le petit ruisseau du Nan.
Pour accéder à la forteresse naturelle qu'est le Vercors, des hommes ont à maintes reprises taillé à la dynamite des chemins d'accès de ce type. Cela donne aujourd'hui des routes célèbres et spectaculaires, comme celles de la Combe Laval, des Grands Goulets ou des Ecouges, toute proche. C'est un vrai bonheur pour le cycliste quand on les franchit, à nous faire oublier l' effort de la montée. Sauf peut être pour Lolo, qui est peu rassurée en voyant ces rochers imposants au dessus de notre tête. Les éboulements assez fréquents et parfois dramatiques lui donnent aussi raison ...

Arrêt dans les gorges du Nan

La traversée des gorges du Nan n'est pas très pentue et fait un peu plus de 2Km. A noter que dans le sens de la descente, c'est un endroit très froid même en été, car toujours à l'ombre ! Nous arrivons à un petit pont, puis à un carrefour. Il faut suivre la route principale afin de monter jusqu'à Malleval. Pour cela, nous emprunterons six lacets, dans une montée régulière et agréable. A chaque virage, on voit en contrebas le chemin parcouru. Je vois Lolo qui a deux lacets de retard et je double un cycliste qui s'obstine à monter avec un trop gros développement en regard de la pente. Tant pis pour lui, s'il aime forcer pour rien.

Après 9 Km d'ascension depuis Cognin, c'est l'arrivée à Malleval (940m). Ce paisible petit village entouré de pâturages cache une histoire terrible : lors de la Résistance, des maquisards et des civils se sont fait massacrer ici, piégés par la montagne qui leur empêchait de fuir (la route n'existait pas). Une statue à l'entrée du village rappelle ce moment tragique.
A la sortie de Malleval, nous suivons la direction de Presles et Rencurel. La route tourne moins et la pente devient plus forte : depuis les gorges c'était régulier à 7%, maintenant ça passe à 8,5% environ. La forêt devient peu à peu formée de conifères sur ce versant exposé au Nord. Au dessus de nous, une barre rocheuse impressionnante (cirque de Malleval) forme une muraille infranchissable.

Vue sur Malleval et les gorges

Cette portion difficile dure environ 4Km avant d'arriver au carrefour de Patente. Nous avons rejoint la route empruntée lors de notre première montée au col du Mont Noir. C'est l'occasion de faire une pause méritée, car la fatigue commence à s'installer. De nombreuses familles viennent ici pour faire des promenades en forêt ou tout simplement pique niquer dans la grande clairière toute proche.

Le carrefour de Patente

La fin de l'ascension est commune avec celle de la face Sud Ouest : route forestière du Mont Noir (toujours aussi mauvaise), Patte d'Oie et arrivée au sommet. Au total, j'ai mis environ 1H20 pour grimper ces 1180m depuis Cognin.
La montée est globalement moins difficile que par Saint Pierre de Chérennes et le Faz, car la pente est moins raide et plus régulière. Cela reste toutefois un sérieux effort.
Les paysages sont sauvages et magnifiques, que ce soient la traversée des gorges du Nan ou les lacets pittoresques pour monter à Malleval. Une sortie indispensable pour les amateurs de cols qui habitent dans les alentours !

Parcours et profil (crées par VisuGpx sur Skitour.fr) :

31/12/2008

Col du Mont Noir (par Saint Pierre)

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 204m - 1431m
Longueur : 18,5Km
Dénivelé + : 1245m
Pente moyenne : 6,7%
Difficulté : 4/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 16 juin 2007)
Notre première véritable ascension cycliste dans le massif des Coulmes ne fut pas la plus simple. En effet, nous sommes montés jusqu'au col du Mont Noir (1431m), la route la plus élevée de cette partie du Vercors. Parmi les multiples accès au col, nous avons choisi de grimper par le côté le plus proche de Saint Marcellin. Cette face Sud Ouest passe tout d'abord par le village de Saint Pierre de Chérennes, arrive sur le plateau par le hameau du Faz et traverse la forêt des Coulmes jusqu'au sommet.

C'est une ascension à prendre au sérieux : avec ses 1245m de dénivelé à grimper en 18,5Km, sa difficulté rivalise avec celle d'autres cols alpins qui arrivent plus haut en altitude. La montée démarre au croisement de la route D1532 reliant Grenoble à Valence avec la route D31 qui monte en direction de Presles et Saint Pierre de Chérennes.
La route s'élève assez fortement dès le début, en longeant d'abord l'Isère visible en contrebas puis en bifurquant vers le Sud Est à travers des champs de noyers. Au bout de 2,5Km on arrive au paisible village de Saint Pierre de Chérennes, situé à flanc de montagne.

Les choses sérieuses commencent maintenant ! La pente va atteindre 8% de moyenne pendant les 8 prochains kilomètres. C'est heureusement une route agréable, avec des paysages très verts et de nombreux lacets à franchir. Je roule à mon allure et attendrai Lolo au prochain croisement.

Un des nombreux lacets de la montée

4 Km environ après le village, un carrefour permet de rejoindre Presles par une route secondaire via le hameau des Guinardières et le col de la Croix Bernard. Mais aujourd'hui nous continuerons sur le chemin principal (direction Presles via le Faz).
La partie après le croisement est la plus pentue de toute l'ascension, avec des passages voisinant les 9-10% entre les lacets. Il ne faut surtout pas trop forcer et garder une allure modérée, car le sommet est encore loin ! Une belle vue se dessine sur la plaine de Romans et le Royans. Des parapentistes sont garés le loin de la route car il y a un lieu de décollage à proximité. Je me fais doubler par deux cyclistes plus entrainés, qui me donnent au passage des nouvelles de Lolo. A son habitude, elle avance tranquillement, mais sûrement !

Lolo arrive au Plan du Faz

La route arrive sur un plateau appelé le Plan du Faz (1012m). C'est l'occasion de faire une pause après ces 10,5Km plutôt difficiles. Nous descendons légèrement et entrons dans le petit hameau du Faz. On ne peut faire plus tranquille que cette bourgade de quelques habitations, située à l'orée de la grande forêt des Coulmes.
Nous quittons la direction de Presles pour suivre celle de Malleval. A partir de maintenant, la route va traverser la forêt jusqu'au sommet du col. Composée de feuillus et de conifères, elle s'étend à perte de vue jusqu'aux falaises de Presles visibles au loin. L'ascension est moins pentue que précédemment mais reste assez difficile. D'autant plus que la fatigue entre maintenant en jeu. Toutefois, le revêtement est (encore) de bonne qualité et la température fraiche rend agréable la montée.
Depuis Saint Pierre, nous croisons très peu de voitures, et c'est encore plus le cas dans la forêt. Un vrai bonheur !

Traversée de la forêt des Coulmes

Au Km 15,7, nous arrivons au carrefour de Patente (1287m). D'ici, on peut rejoindre la vallée en descendant à Malleval puis à Cognin via les spectaculaires gorges du Nan. En attendant, nous devons monter jusqu'au sommet du col ! Pour cela, nous empruntons l'étroite route forestière du Mont Noir. Le revêtement devient tout de suite assez défoncé et plein de gravillons, car ce n'est pas une voie très fréquentée.
La fin de l'ascension est difficile pour tous les deux, car nous manquons d'entrainement en montagne. La mauvaise qualité de la route n'arrange pas les choses !
Nous passons devant un embranchement appelé la "patte d'oie", où débute une autre route forestière. Moins d'un kilomètre après, un ultime virage et c'est le sommet ! Il est matérialisé par un panneau d'information qui nous apprend que cette forêt était régulièrement brûlée au moyen âge pour chasser les loups. D'où le nom de "Mont Noir".

Ludo au col du Mont Noir

Fatigués et contents d'être montés jusqu'ici malgré notre manque d'entrainement, nous immortalisons ce moment. Ce premier rendez vous avec le massif des Coulmes fut difficile, mais prometteur !

Variante : il est possible de débuter cette ascension en partant d'Izeron. De là, suivre la petite route qui mène à Saint Pierre de Chérennes. C'est un peu plus long mais moins pentu, avec une magnifique vue sur les flancs du Vercors.

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

02/12/2008

Sentier de l'Imbut

Département : Var (83)
Massif : Verdon
Altitudes (min-max) : 562m-878m
Longueur : 7Km (environ)
Dénivelé (positif-négatif) : 400m-400m (environ)
Difficulté : 3/5

Cette randonnée comporte des passages délicats et exposés. Elle est déconseillée par temps de pluie ou de brouillard ainsi qu'aux personnes pas assez expérimentées.

(Sortie effectuée le 21 avril 2007)
Situées à la frontière du Var et des Alpes de Haute Provence, les gorges du Verdon sont un lieu de toute beauté. Certes, leurs dimensions ne sont pas comparables à celles de leur cousin américain, le Grand Canyon du Colorado (Arizona). Mais leur longueur et leur profondeur sont tout de même impressionnantes, et offrent un terrain de jeu conséquent aux sportifs amateurs de nature.

Plage au fond du canyon

Peu de sentiers permettent de descendre dans le canyon. Le plus connu et le plus long d'entre eux est le sentier Martel, arpenté par des dizaines de randonneurs par jour à la belle saison. Pour notre première véritable randonnée dans les gorges, nous avons choisi le sentier de l'Imbut. Ce parcours est peut être le plus joli de tous. C'est en tout cas le plus technique et le plus sauvage. Il s'adresse donc à des randonneurs assez expérimentés, car certains passages exposés demandent de l'assurance. Toutefois, il n'est pas très long et à part le final, très raide, le dénivelé n'est pas énorme.

Pour y accéder, prendre la route
D71 (sinueuse à souhait !) reliant Aiguines à Comps sur Artuby, sur la rive gauche du canyon. Se garer au parking à proximité de l'hôtel du Grand Canyon, situé sur la falaise des Cavaliers. Le départ du sentier se trouve 100m en amont, marqué par un panneau en bois rappelant les règles de sécurité. L'idéal est de faire la rando le matin pour profiter du soleil qui éclaire alors les gorges.
Nous l'avons commencé à 9H30, un beau samedi de printemps. Voiture bien fermée (ne rien laisser en évidence), chaussures de marche bien attachées, et c'est parti !

Dès le début, la descente est raide. Et oui, pour une fois ça commence par descendre, canyon oblige ! On suit dans un premier temps le GR (balisage rouge et blanc). Le sentier, en forêt, est très caillouteux. On descend des grosses marches naturelles, parfois aidés de mains courantes et d'échelles métalliques. Si on regarde bien où on marche sans foncer, tout va bien.
Quand la descente s'adoucit, on commence à apercevoir le Verdon, avec sa couleur verte qui lui a donné son nom. Il sera à notre droite jusqu'à la montée, et il ne faudra jamais le traverser. Et pourtant c'est tentant quand on arrive à la passerelle de l'Estellié. Cet ouvrage, moderne et flambant neuf en 2007, permet de rejoindre le sentier Martel. Nous l'empruntons juste pour la photo et pour la vue impressionnante sur le fleuve.

La passerelle de l'Estellié

A partir de maintenant, le balisage est jaune, car nous avons laissé le GR à la passerelle. Nous marchons tout près du fleuve, passant dans des sous bois et sur des plages de galets. Une énorme grotte à un étage borde le chemin. On peut la visiter en grimpant sur une planche en bois. Cela vaut le détour car il est rare de trouver une grotte aussi spacieuse.

Une grotte impressionnante

La suite du sentier devient plus difficile, car il suit le bord du fleuve tout en montant, le tout sur des rochers glissants. Heureusement, plusieurs passages câblés permettent de progresser plus facilement. Nous passons devant un genévrier de 3000 ans appelé le "Vieux Cade". La vue ici est magnifique. Après une grande plage de galets où nous faisons une pause, arrive le célèbre passage du Styx : nous sommes à 15-20m au dessus du fleuve, qui défile lentement et mystérieusement dans un défilé de roches calcaires. Impressionnant ! Une corde partant de la falaise d'en face descend jusqu'au fleuve. Peut être pour des descentes en rappel ? Les gorges sont aussi un lieu réputé pour l'escalade.

Le Styx

Dans le sentier de l'Imbut, il y a une curiosité à chaque étape et on s'en met à chaque fois plein les yeux. Après le Styx vient le Maugué : un passage étroit et glissant où les gorges ne font qu'une dizaine de mètres de large. Il se termine en apothéose par le franchissement d'une corniche creusée dans la falaise.
Nous sommes à 20m au dessus de l'eau, sur un chemin de 70cm de large ! Une chute ici serait fatale, donc ne pas oublier de se tenir au cable. Une plaque rappelle d'ailleurs qu'un randonneur est mort à cet endroit.

La corniche du Maugué

Après ces sensations fortes, deux choix s'offrent à nous : remonter ou continuer encore un peu à suivre le fleuve. Cette dernière solution permet d'atteindre une petite plage appelée le Baou Bénit, qui marque la fin définitive du sentier. Il parait que l'endroit vaut le coup de s'y attarder.
Pour cela, il faut d'abord passer par le chaos de l'Imbut, un franchissement délicat de rochers entourés de crevasses. Des marques blanches permettent de choisir le bon chemin mais ce n'est pas un passage sécurisé : faire preuve de prudence et ne pas y aller si on ne se sent pas. Nous hésitons un peu à l'emprunter, mais c'est le ciel qui décidera à notre place. En effet, des nuages menaçants commencent à arriver et nous préférons faire demi-tour, d'autant plus que la montée s'annonce difficile.

Pour quitter le canyon et rejoindre la route 350m au dessus, il faut monter par le sentier Vidal. C'est une voie ouverte au début du XXème siècle durant les travaux d'aménagement du fleuve. Physiquement, c'est la partie la plus difficile de la randonnée. Techniquement, ce n'est pas simple non plus : imaginez un escalier en colimaçon avec des marches de 50cm creusées dans la falaise. A gauche, le vide. Là encore, danger. Le sentier Vidal est d'ailleurs interdit dans le sens de la descente, seuls les secours sont aménés à l'emprunter de cette manière.

Un gros groupe de randonneurs monte devant nous. Ils profitent d'un passage plus large pour nous laisser passer, et on s'aperçoit qu'un chien de type Labrador les accompagne. Drôle d'endroit pour emmener un animal ...
Après 40 minutes d'une ascension éprouvante et vertigineuse, le sentier Vidal se termine d'abord par le franchissement d'un gros rocher à l'aide d'un câble, à la limite de l'escalade. Une échelle verticale et métallique cloture le tout. Question : comment le Labrador va-t-il monter à l'échelle ??

Fin du sentier Vidal

Sortis du canyon, la vue devient tout de suite plus dégagée. Il est midi, nous mangeons en vitesse notre pique nique et rejoignons la route pour revenir à la voiture, car c'est sûr maintenant, un orage arrive. On pourrait également revenir par la forêt via le GR99. Cette alternative évite la circulation et la grosse chaleur en été. Par contre, on ne profite pas de la belle vue sur les gorges. On se rend bien compte du chemin effectué quand on regarde le fleuve, tout petit en contrebas.
La fin de la randonnée (4Km de route) fut bien moins agréable que le début, car l'orage nous a rattrapé. Trempés et peu rassurés par les coups de tonnerre qui résonnent dans le canyon, on décide de faire du stop. Pas de bol, on croise aucune voiture pendant 1/4 d'heure. C'est finalement un couple d'hollandais en 2 CV (!) qui nous ramènera aimablement à notre véhicule.

Le sentier de l'Imbut vu de la route

A part ce caprice de la météo, ce fut vraiment une superbe sortie : des paysages magnifiques et très variés, des passages épiques et ludiques, et une bonne dose d'efforts. Une rando à faire et à refaire !

Parcours et profil (altitudes approximatives) :