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15/01/2010

Le Grand Galbert (par les lacs du Taillefer)

Département : Isère (38)
Massif : Taillefer
Altitudes (min-max) : 1654m-2561m
Longueur : 22Km environ
Dénivelé (positif-négatif) : 1015m-1015m environ
Difficulté : 3/5 (ou 2+2)

(Sortie effectuée les 11 et 12 septembre 2009)
Masse imposante bien visible de Grenoble, le Taillefer est un massif peu étendu et minéral, coincé entre Belledonne et les Ecrins. Son point culminant, la montagne du même nom, culmine à 2857m.
Accompagnés d'un ami Breton, nous avons passé deux jours dans ce coin des Alpes sauvage et dépaysant. Notre objectif est de monter au Grand Galbert (2561m), le plus haut sommet de la partie Nord du massif. L'itinéraire choisi rencontrera des paysages très variés : forêt, lacs et "steppe" avant l'ascension finale, sur un vaste tas de cailloux.

Dans la montée finale. Au fond, le Taillefer

Cette longue randonnée peut se faire à la journée. Mais pour profiter des lieux sans trop se presser, nous choisissons de dormir au refuge du Taillefer, situé au pied du Grand Galbert. Un choix que nous ne regretterons pas !
Nous partons tôt le matin à la station de l'Alpe du Grand Serre. Une fois en haut (montée sinueuse), nous prenons la petite route qui mène au lac de Poursollet et nous nous arrêtons en chemin, au parking de la Combe Oursière.

En effet, nous décidons de rejoindre le terminus de la route par le GR50 pour se mettre en jambes (2Km environ). Le sentier monte en pente douce dans une forêt de conifères fraiche et humide. C'est la saison des framboises et des champignons, d'où les nombreux cueilleurs rencontrés au retour.
Nous passons devant deux petits lacs, sombres et secrets. On s'attendrait presque à voir surgir un monstre marin de ces eaux noires ! Le chemin descend peu à peu et rejoint la route à son arrivée au lac de Poursollet.

Le lac de Poursollet

Des fermes et des maisons de vacances entourent cette belle étendue d'eau entourée de forêt. Le temps encore brumeux et la tranquillité (nous sommes vendredi) donne une atmosphère particulière aux lieux. Quel calme !
La règle est simple : suivre le GR50 jusqu'au refuge. A la sortie du hameau, le sentier traverse un grand pré où nous passerons au milieu des vaches le lendemain. C'est la fin de la forêt et le début de la première vraie montée.

400m de dénivelé nous séparent du plateau du Taillefer et du lac Fourchu. La montée est assez raide, sur un chemin pierreux traversé par des petits torrents. Plus on grimpe et plus la végétation rétrécit et devient rare.
Nous attaquons les derniers mètres d'ascension après un ravitaillement bienvenu. Le petit déj' est déjà loin !

L'arrivée sur le plateau (environ 2000m) nous plonge dans un tout autre paysage : peu d'arbres, du lichen et des pelouses sèches à perte de vue. Une vraie steppe à 35Km de Grenoble ! Sur notre droite, le Taillefer domine largement les alentours, avec sa masse sombre de plus de 800m de hauteur.
Rapidement, nous rejoignons le lac Fourchu, le plus grand de tous les lacs présents sur le plateau.

Le lac Fourchu

Ce lac aux eaux limpides est un objectif de randonnée bien connu des Grenoblois. Nous le vérifierons le lendemain, où l'affluence sera impressionnante ! Aujourd'hui c'est plus calme et nous pouvons manger tranquillement au bord de l'eau.
Le refuge du Taillefer n'est qu'à une petite heure de marche du lac Fourchu, en suivant toujours le GR. N'étant pas pressés, nous décidons d'explorer un peu les alentours.

Cette partie de l'itinéraire n'est pas tracée dans la carte ci-dessous, car c'est entièrement du "hors piste". Mais ce détour vaut vraiment la peine d'être effectué, à condition de disposer d'un minimum de moyens d'orientation (carte et boussole). Le GPS nous a bien rendu service !
En quittant le sentier au niveau de la pointe Nord du lac, prendre la direction du Nord Nord Est à travers la végétation. Après un ressaut rocheux on aperçoit le lac Canard, invisible jusqu'alors. Nous descendons sur les rives de cette petite étendue, peuplées de nombreuses grenouilles de toutes les tailles !

Exploration dans la steppe

Nous suivons à présent la direction du Nord Est, en montant parfois sur de vastes dalles. Le plateau s'étire à perte de vue, découpé par un réseau de petits ruisseaux. Nous croisons un nombre indéfinissable de petits lacs, plus ou moins asséchés après l'été. Seul le lac du Grand Pré, plus grand que les autres, a été identifié sur la carte.

Le Grand Galbert, que nous grimperons le lendemain, est maintenant face à nous. Il est temps de rejoindre le refuge, en repartant vers le Sud Est. En coupant tout droit avec comme seul repère le cap du GPS, nous finissons par l'apercevoir au loin.
Le vent souffle et la température se rafraichit à notre arrivée au refuge (2056m). Comme prévu, l'endroit est sauvage et rustique !

Le refuge du Taillefer

Ce refuge à l'architecture peu courante se compose d'une maison en dur pour les couchettes et d'une yourte pour les repas. La douche et les toilettes sont des cabines séparées au confort sommaire.
Bâti en bordure du massif, il offre une très belle vue sur les Ecrins, les Grandes Rousses, les Aiguilles d'Arves et bien entendu le Taillefer.

Deux autres randonneurs dormiront avec nous cette nuit. La soirée très fraiche est bien réchauffée par le bon repas préparé par nos jeunes hôtes, à base de produits naturels et locaux. Nous garderons un bon souvenir de cet accueil et recommandons l'endroit aux randonneurs à la recherche d'authenticité.

Le lendemain matin, nous nous réveillons tôt pour admirer le lever du soleil. Cela valait le coup de quitter le lit ! Face à nous, le ciel est totalement dégagé, nous permettant de voir la silhouette de tous les sommets environnants. En dessous, la mer de nuage qui couvre l'Oisans est spectaculaire ...

Lever de soleil sur les Aiguilles d'Arves

Pour accéder au sommet du Grand Galbert 500m au dessus, il faut commencer par monter la "bosse" située derrière le refuge. L'ascension sur un gros pierrier est raide et fatiguante pour les mollets.
Très vite, nous prenons de l'altitude et arrivons sur un premier replat. Le refuge en contrebas parait déjà bien petit ... A présent nous suivrons les cairns jusqu'au sommet. Celui-ci est toujours en ligne de mire mais la route est assez longue pour y parvenir. De l'autre côté de la vallée, nous voyons la station de l'Alpe d'Huez surmontée par le Pic Blanc (3330m), accessible par téléphérique.

L'endroit est très sauvage, presque dépourvu de végétation. La NASA pourrait y faire rouler ses robots pour les préparer à Mars ! Après un deuxième replat c'est la montée finale, avec pour repère le cairn perché sur le point le plus haut de cette large montagne.
Au sommet, le vent souffle fort et il fait très frais. De gros nuages de mauvais temps commencent à arriver. Le versant Nord du Grand Galbert est très vertical. Presque 2000m plus bas, la Romanche coule et arrive à la petite ville de Livet, bien à l'étroit entre les massifs de Belledonne et du Taillefer.

Au sommet

Le retour se fera par le même itinéraire jusqu'au refuge. Le dernier pierrier est parfois délicat à descendre, il faut bien choisir le meilleur chemin. Une fois en bas, nous prenons le GR50 qui nous ramènera au parking en 2H environ.
Il commence à pleuvoir quand nous quittons ce beau massif, après ces deux jours d'évasion passés à moins d'une heure de Grenoble ! Nous y retournerons certainement, peut être pour gravir le Taillefer cette fois ?

Parcours et profil (aller seulement) :

19/12/2009

Lacs de Vens

Département : Alpes Maritimes (06)
Massif : Mercantour
Altitudes (min-max) : 1557m-2434m
Longueur : 17Km
Dénivelé (positif-négatif) : 1000m-1000m environ
Difficulté : 3/5

(Sortie effectuée le 18 août 2009)
Au mois d'août 2009, nous avons passé une semaine de vacances dans le Mercantour, au niveau de la vallée de la Tinée. Ce fut l'occasion pour nous de découvrir cette belle partie des Alpes aux paysages variés, le tout à 60Km à vol d'oiseau de la Méditerranée.
Cette randonnée assez connue se déroule intégralement dans le coeur du Parc National du Mercantour. Elle permet d'accéder aux splendides Lacs de Vens, perchés dans la zone frontalière avec l'Italie. Longue, la sortie reste moyennement difficile car les pentes rencontrées sont rarement soutenues.

Le lac le plus étendu

Nous nous garons tôt le matin au parking de Vens (n°20), situé sur la route du col de la Bonette, en partant de Saint Etienne de Tinée. Dans le PN du Mercantour, il n'y a aucun balisage peint au sol ou sur les arbres. Les seuls repères sont des panneaux avec des numéros, reportés sur les cartes IGN. Pratique, sauf quand les repères sont très éloignés !

Des randonneurs sont déjà présents pour s'attaquer aux 850m de dénivelé qui nous séparent des lacs. La montée démarre tranquillement, sur un chemin bien tracé. Nous grimpons en lacets dans une combe étroite et profonde, en suivant l'amont d'un torrent.
La présence de l'eau et l'ombre matinale sont agréablement rafraichissantes ! Le torrent est franchi à plusieurs reprises sur des petits ponts en bois. Soudain, nous voyons un chamois et son petit juste au dessus de nous. Apeuré, la mère s'enfuie tandis que le jeune, plus curieux, nous examine avant de la rejoindre.

Nous arrivons au sommet de la combe (n°22), peu après la traversée d'un pierrier. La vue sur le chemin parcouru est impressionnante ! Le décor, sec et encaissé, a des allures de montagne Corse.

Paysage du Mercantour

Afin d'atteindre les berges des lacs, nous prenons la direction du Sud Est (n°27). Après le franchissement d'une petite cheminée (pas des Pêcheurs) nous voyons enfin notre but du jour.
Les lacs de Vens sont nombreux et de taille variable. Le premier que nous rejoignons est assez vaste et on devine bien qu'il est le reste d'un glacier. Bordée par un petit névé qui subsiste à l'ombre, son eau bleu-verte est étincelante.

Nous faisons une petite halte un peu plus haut, où nous avons une vue plus dégagée. C'est déjà un bon début, mais encore rien face à la beauté du paysage qui s'ouvre à nous une fois le lac "supérieur" atteint.
En effet, c'est une vraie carte postale de montagne avec une grande étendue d'eau, des torrents qui bouillonnent, et une cascade au dessus de laquelle est nichée le refuge de Vens (2366m).

Nous voyons de nombreuses marmottes au bord du lac, plutôt farouches. La richesse de la faune du Mercantour n'est pas exagérée ! Petit coup de gueule par contre pour les randonneurs qui se baignent accompagnés d'un chien, alors qu'ils sont interdits dans la zone centrale du Parc (dérangement de la faune, maladies potentielles ...).

Le refuge de Vens et sa cascade

A ce stade de la randonnée, on pourrait faire demi-tour et rejoindre le parking. Mais nous voulons effectuer une boucle complète et descendre au hameau du Pra. A partir du refuge, nous traversons encore le torrent en direction du panneau 24 puis montons pour longer le lac par le haut. Une autre possibilité (non testée) est de grimper au col du Fer.
Le lac dépassé, le sentier devient étroit et parallèle à la crête. D'ici, nous voyons de nombreux points remarquables du Mercantour, dont la Cime de la Bonnette (2860m, la plus haute route des Alpes).

Le chemin descend ensuite dans un vallon plus large que précédemment, où poussent quelques conifères. L'ambiance est aride et sauvage ! Nous arrivons peu à peu aux maisons forestières de Tortisse, qui marquent le début de la descente vers la vallée de la Tinée. Drôle d'appellation, car la forêt est plutôt maigre.

Les maisons de Tortisse. Au fond, la Bonnette

La descente est peu pentue au départ. Exposée au soleil, la marche est rendue pénible en début d'après midi. Heureusement, nous rencontrons fréquemment des ruisseaux rafraichissants. Il faut bien regarder où on marche car une grosse grenouille a failli être écrasée sous nos pas !
Après une remontée (ne pas s'inquiéter que cela remonte), nous traversons une petite forêt sur le plateau de Morgon. Désormais, c'est une descente plus raide avec de nombreux lacets qui nous mènera à la route.

Le sentier se descend rapidement et rejoint le parking du Pra (n°32). Il faut encore faire 1,5Km sur la route pour arriver à notre point de départ.
Nous suivons la rive gauche de la Tinée, dont le débit est assez puissant. Sur la rive opposée, une biche et son faon se désaltèrent. Que d'animaux vus aujourd'hui !

Vallée de la Tinée

Cette randonnée est sûrement une des plus belles de la vallée de la Tinée. La variété des paysages, l'eau vive et la faune raviront les amateurs de randonnée sauvage, dans un lieu totalement préservé.

Parcours et profil (créés par EditGpx sur Skitour.fr) :

16/11/2009

Grand Galibier (par l'Alpe du Lauzet)

Département : Hautes Alpes (05)
Massif : Cerces
Altitudes (min-max) : 1716m-3228m
Longueur : 20Km
Dénivelé (positif-négatif) : 1500m-1500m
Difficulté : 5/5

Cette randonnée comporte des passages délicats et exposés. Elle est déconseillée par temps de pluie ou de brouillard ainsi qu'aux personnes pas assez expérimentées.

(Par Ludo, sortie effectuée le 31/07/09)
Lors du dernier jour de mon trek UCPA, nous avons gravi le point culminant du massif des Cerces : le Grand Galibier (3228m). Cette montagne est composée de deux sommets, et seule la partie Est est accessible en randonnée.
Ce fut en quelque sorte le couronnement du séjour, véritable "best of" de ce que peut offrir la montagne. Mais cette longue ascension s'adresse à des randonneurs expérimentés, en raison du dénivelé important et des passages d'escalade faciles mais exposés dans sa dernière partie.


Départ matinal de l'Alpe du Lauzet

Nous avons passé la nuit au refuge UCPA du hameau de l'Alpe du Lauzet. Il est accessible après une demi-heure de montée en partant du parking du Pont de l'Alpe (1716m), situé dans la descente du col du Lautaret en direction de Briançon.
Vu la longueur de la randonnée, nous partons à 6H du matin. Afin d'effectuer une boucle, nous prenons le petit sentier qui part vers le Nord en suivant un torrent.

Fatigués par la courte nuit, nous marchons en silence dans ce beau vallon, à peine troublé par le meuglement des vaches. Le sentier qui serpente en lacets devient de plus en plus raide. Nous avançons vers une muraille rocheuse qui semble infranchissable.
Mais ce "mur" peut se franchir, en passant par un goulet aménagé à l'aide de câbles. C'est le premier passage d'escalade de la journée, assez simple et même ludique si on reste concentré sur les prises. La descente doit être plus difficile ...


Sortie de la cheminée

Une belle étendue d'eau nous accueille à la sortie du passage câblé. C'est le Grand Lac (pas si grand que ça !), dominé par les impressionnantes Arêtes de la Bruyère. Nous le longeons par la droite, sur un sol un peu marécageux.
Le sentier grimpe maintenant vers le col de la Ponsonnière (2613m). C'est une montée régulière et plutôt raide, à travers les alpages. Arrivés au col, la vue sur le Grand Lac est impressionnante. Nous apercevons le sommet Est du Grand Galibier, qui ne sera pas gravi.
Il ne faut pas suivre le GR57 qui descend en direction du lac des Cerces (bel objectif de randonnée également). Nous prenons à la place un petit chemin non balisé qui suit la crête à l'Ouest jusqu'au col Termier.


Le Grand Lac vu du col de la Ponsonnière

Désormais, nous évoluons dans un secteur de haute montagne, où l'enneigement est souvent tardif. Nous passons devant le petit lac Blanc et entrons dans une zone très rocailleuse. Surprise, les bouquetins sont là ! Il y a environ une dizaine de ces chèvres des montagnes, véritables tous terrains bien adaptés à la vie en altitude. De tous les âges (défini en fonction de la longueur des cornes), ils se laissent approcher de près tant qu'on les laisse manger en paix le peu de végétation qui subsiste.
Le col Termier (2900m) est l'avant dernier étage de l'ascension du Grand Galibier. Nous laissons dans un coin nos repas de midi et attaquons la dernière partie de la montée.


Vers le col Termier. Un bouquetin est là !

Il est nécessaire de bien s'orienter dans cette partie finale. En effet, une muraille rocheuse est à franchir, avec peu de passages accessibles sans équipement d'alpinisme. Heureusement, des marques oranges peintes sur les rochers guident les randonneurs. Un groupe devant nous s'est apparemment trompé de chemin et fait péniblement demi-tour, avant de nous suivre !
Nous mettons les mains à plusieurs reprises, notamment dans la cheminée finale qui comporte des passages de niveau III. Assez exposée et sur un rocher patiné, une grande vigilance est nécessaire car une mauvaise chute ici aurait de graves conséquences ...

L'arrivée au sommet récompense bien tous ces efforts. On y trouve une croix (classique), une antenne radio (un peu moche), et une vue à couper le souffle ! Une grande partie des Alpes est visible d'ici : le Mont Blanc, le Queyras, les Ecrins bien entendu, mais aussi la Vanoise, les Aiguilles d'Arves, et même une petite partie du Vercors ! Juste en dessous, le célèbre col du Galibier parait bien bas malgré ses 2645m.


Au sommet du Grand Galibier

Nous profitons longuement de ce panorama en compagnie des autres groupes de randonneurs présents. Avant d'attaquer la descente nous signons notre passage dans le livre d'or présent au sommet. Certains écrits datent d'une quinzaine d'années !
La désescalade est un peu délicate par endroits et comporte toujours plus de risques que la montée. Au pied des rochers, notre accompagnateur décide de couper à travers le névé pour éviter les pénibles passages rocheux. Une descente rapide, glissante et qui soulage les genoux !


Descente délicate

Le parcours est le même en sens inverse jusqu'au col de la Ponsonnière, descendu assez rapidement. Arrivés au niveau de la bergerie, nous ne tournons pas vers le Grand Lac mais suivons la variante du GR57. Le soleil tape fort dans les alpages sans ombre, ce qui rend encore plus pénible cette longue route du retour.
Au détour d'un virage nous nous retrouvons soudainement face à un jeune bouquetin solitaire, en train de lécher une pierre à sel. Nullement impressionné, il se laisse prendre en photo sous tous ses profils. Il faut dire qu'il est très bien placé, avec la Meije en toile de fond ...


Un bouquetin très photogénique

Nous suivons le torrent du Rif qui descend bruyamment jusqu'à l'Alpe du Lauzet et au delà. Au refuge UCPA, les affaires sont rassemblées avant d'attaquer la dernière descente de la journée et de ces 5 jours de marche.
Ce sommet fut la conclusion d'un très beau séjour dans une partie magnifique des Alpes. Un terrain de jeu idéal pour les randonneurs à la recherche de parcours sportifs dans une nature encore préservée !

Parcours et profil (créés par EditGpx sur Skitour.fr) :

07/11/2009

Lac et col des Béraudes

Département : Hautes Alpes (05)
Massif : Cerces
Altitudes (min-max) : 2030m-2770m
Longueur : 6,2Km
Dénivelé (positif-négatif) : 740m-740m
Difficulté : 2/5 (lac) ou 3/5 (col)

(Par Ludo, sortie effectuée le 30 juillet 2009)
Durant l'avant dernier du jour de mon trek dans les Cerces, nous sommes passés de la vallée de la Clarée à celle de la Guisane.
Pour cela, nous avons franchi le Col des Béraudes (2770m), qui surplombe le lac du même nom.
Cette ascension en aller retour est l'occasion d'accéder à un beau lac de montagne, dans un décor très minéral. Courte mais raide, elle est déconseillée si la neige est encore présente car des passages sont assez exposés sur la fin. Il est également possible de s'arrêter au lac pour diminuer le dénivelé et la difficulté.

Comme pour le topo précédent, le point de départ est le parking situé à l'extrémité de la vallée de la Clarée, en partant de Névache. Nous avons passé la nuit au refuge Ricou (à conseiller !), accessible à une demi-heure de marche environ.
Après avoir croisés un troupeau de moutons d'un millier de bêtes, nous empruntons le pont du Moutet, qui traverse la Clarée. Le décor, très sympa, est bien représentatif du massif des Cerces.

Le pont du Moutet

Dès la traversée du pont le sentier commence à grimper en lacets. Il s'élève tout d'abord dans une petite forêt de conifères, qui disparaitra au fur et à mesure de la montée.
La pente, plutôt raide, n'effraie pas les nombreux randonneurs présents. C'est le 4ème jour de randonnée et les organismes commencent à fatiguer. Nous avons en effet accumulé environ 3400m de dénivelé depuis le départ. Malgré cela, le rythme reste assez soutenu.

Plus on s'approche du lac, et plus la pente parait augmenter. Les arbres ont laissé la place aux pelouses, qui commencent elles mêmes à disparaitre au profit des rochers.

Le lac est bientôt proche

L'arrivée au lac des Béraudes est un grand moment. Celui-ci étant caché durant toute l'ascension, on ne sait pas à quoi il ressemble avant de l'atteindre. Nous sommes donc étonnés par sa taille et sa couleur d'un bleu métallique très marqué.
La température de l'air est très fraiche à cause de l'ombre permanente. Quant à la baignade, elle n'est même pas envisageable !

Tout autour, le décor est entièrement minéral. Les brins d'herbe se font très rares dans ce cirque lunaire. Sur la gauche du lac, on devine bien le tracé qui mène au col des Béraudes, situé 270m au dessus de nous.

Le lac des Béraudes

La montée au col emprunte une sente étroite, qui coupe un vaste pierrier. Le vide est assez présent sur notre droite, ce qui peut impressionner les personnes sujettes au vertige. Par temps sec, ce n'est pas un chemin dangereux, mais il faut rester vigilant et éviter les faux pas !
La pente est très soutenue et le vent nous plaque contre la paroi. Par endroits, il faut mettre les mains pour grimper plus aisément.

Une fois arrivés au col, le lac parait bien plus petit. Nous encourageons les randonneurs du groupe qui évoluent dans les derniers mètres du sentier, visible d'ici dans son intégralité.
En attendant leur arrivée, nous cherchons le meilleur endroit pour s'abriter du vent et se réchauffer.

Au col des Béraudes

L'ascension du col n'est pas simple mais elle en vaut bien la peine pour sa superbe vue sur le lac et sur le massif des Ecrins. Ambiance austère et sauvage garantie ! Nous sommes entourés par le Pic de la Moulinière et la Tête de la Casille, deux "3000" accessibles uniquement avec du matériel d'alpinisme.
La descente jusqu'au pont du Moutet se fait par le même chemin (non effectuée). Faire preuve de prudence dans la première partie. Une fois le lac dépassé, il n'y a plus de difficultés.

Parcours et profil (aller seulement) :

01/05/2009

Lac de Lessy

Département : Haute Savoie (74)
Massif : Bargy
Altitudes (min-max) : 1281m-2085m
Longueur : 12,3Km
Dénivelé (positif-négatif) : 1150m-1100m
Difficulté : 4/5

(Sortie effectuée le 9 juillet 2008)
En début juillet 2008, nous avons passé une semaine de vacances au Grand Bornand, en Haute Savoie. Ce joli village au coeur des Aravis est un lieu idéal pour profiter de la montagne, et propose un choix impressionnant de randonnées pour tous les niveaux.
La plus belle de notre séjour est celle menant au lac de Lessy, situé dans la chaine du Bargy, une barrière montagneuse au Nord Ouest du Grand Bornand.

La randonnée démarre au Chinaillon (1280m), la station de ski locale. Près de la vieille église, nous prenons la direction du lac de Lessy. Un panneau nous indique le lac par les chalets de Mayse, mais nous ne prenons pas cette direction pour l'aller. A la place, nous grimpons par le sentier de découverte, raide et tout en lacets.
A la sortie du sous bois, la vue est déjà très belle sur la chaine des Aravis qui nous fait face.

Lolo devant les Aravis

A présent, il va falloir grimper dans les alpages grandioses de ce coin de la Haute Savoie. En effet, le lac de Lessy se situe derrière une crête herbeuse, qui culmine à l'Aiguille Verte (2045m). La pente est forte et nous croisons beaucoup de randonneurs de tous les âges durant l'ascension, sous les sifflets des marmottes affolées par tant de visiteurs. Au bout de 40min environ, nous atteignons la cime et le pied de l'Aiguille Verte.

L'ascension de l'Aiguille Verte

Il n'est pas obligatoire de monter jusqu'au sommet de l'Aiguille Verte pour rejoindre le lac, mais c'est bien tentant. Après tout, nous ne sommes pas à 50m près ... La dernière partie est assez pénible pour les mollets car c'est une véritable jungle d'orties qu'il faut traverser. Mais ça vaut vraiment le coup, tant la vue y est magnifique !
D'un côté, le Lac de Lessy, 300m plus bas, surplombé par le Pic de Jallouvre (2408m). Au loin, le lointain lac Léman et la Suisse. De l'autre côté, la chaine des Aravis avec la Pointe Percée (2750m), le point culminant du massif. A l'arrière plan, le Mont Blanc apparait majestueusement.


Le Lac de Lessy et le Jallouvre

La Pointe Percée et le Mont Blanc

La descente vers le lac est assez douce, dans une ambiance d'alpages bucolique. Comme beaucoup de randonneurs, nous faisons une pause déjeuner pour reprendre des forces et profiter des lieux. Nous ne sommes qu'à mi-chemin de la rando, et une autre montée nous attend dans l'après midi.
En quittant le lac, nous prenons la direction des chalets de Mayse. Nous passons sans encombre de ce côté le col de la Forclaz (1844m) et entamons la descente. Celle ci, sur un chemin large et sinueux, parait interminable.

La descente vers les chalets de Mayse

Les chalets de Mayse, très isolés, sont situés au fond d'une combe. Il va donc falloir grimper de nouveau pour revenir au Chinaillon. Sans doute le passage le plus dur de la rando, car la pente est raide, nos jambes sont fatiguées et la chaleur est étouffante en ce début d'après midi. D'ailleurs Ludo en sortira avec un joli coup de soleil sur les avant bras, du aux batons de marche !
Le sommet de la combe s'appelle le Planay (1690m). A partir de là, il faut descendre en sous bois sur un chemin étroit et caillouteux jusqu'aux alpages du Chinaillon. Nous y croisons (parfois d'un peu trop près) les vaches Abondance, toutes équipées de leur cloche. C'est grâce à elles qu'on fabrique le reblochon, LA spécialité locale.

Nous repartons dans notre chalet les jambes fatiguées mais heureux de cette superbe rando de 5H environ, dans un décor typique de cette partie de la Haute Savoie : alpages, hauts sommets, lac de montagne, vieux chalets, et bien sûr les vaches !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

10/11/2008

Lacs de Chamrousse

Département : Isère (38)
Massif : Belledonne
Altitudes (min-max) : 1634m-2170m
Longueur : 11,2Km
Dénivelé (positif-négatif) : 564m-565m
Difficulté : 2/5

(Sortie effectuée le 03 septembre 2005)
En septembre 2005, Lolo commençait ses études universitaires à Grenoble. Ne connaissant pas encore la région, nous en avons profité pour visiter le coin avant la rentrée.

Le 3 septembre, nous choisissons d'aller marcher dans le massif de Belledonne, en partant de Chamrousse. Cette station de ski, bien connue des Grenoblois, est visible depuis la ville qu'elle domine de 1500m.

Grenoble et le massif de Belledonne (Chamrousse en haut à droite)

Nous arrivons à 8H30 à la partie basse de la ville, dite "Le Recoin de Chamrousse", à 1600m d'altitude. Le lieu est désert en cette période de l'année.
La station n'est pas spécialement jolie, elle est même plutôt moche. Il faut dire qu'elle a été utilisée aux JO de Grenoble de 1968, d'où l'architecture froide et bétonnée signe de cette époque.
Cela tranche avec le massif de Belledonne, imposant et sauvage. Aucune route ne traverse ce massif rocheux, hérissé de nombreux pics, avec un point culminant à 2977m. Il est également parsemé de petits lacs de montagne, d'où notre randonnée du jour : faire une boucle en passant par les lacs Robert et le lac Achard.

Le point de départ est situé près du télésiège du col de la Balme, où on rejoint le GR549. Le chemin, assez raide au départ, est parallèle aux pistes de ski. Arrivés au col de la Balme, la vue est magnifique sur la vallée de Grenoble, qui parait minuscule de cette hauteur.
Le sentier emprunte ensuite un pierrier assez cassant, appelé "la brèche Robert Sud". Il peut y avoir des névés tardifs à cet endroit, nous en avons vu au mois de juin. Cette voie permet de descendre à notre 1ère étape du jour, les lacs Robert.

Dans la "brèche Robert Sud"

Ces lacs d'altitude sont situés dans un décor minéral, au milieu de parois très raides. L'eau très pure est prisée par les pêcheurs. Nous nous contenterons de faire une pause pour manger, puis une petite sieste au bord de l'eau ;-) Des lacs, on peut monter à la croix de Chamrousse (2253m) et redescendre à la station.

Les lacs Robert

Mais nous continuons notre tour en prenant la direction du col des Lessines. Encore une montée courte, mais raide. Le sentier suit ensuite une crête dans les alpages, offrant une belle vue sur les massifs du Taillefer et des Grandes Rousses. Le col de la Botte (2170m) est le point culminant du jour. Dans la descente, on aperçoit des lacs minuscules puis on remonte une dernière fois pour rejoindre le col de l'Infernet, face au Taillefer. Encore un petit lac en contrebas.

Au col de l'Infernet

Le chemin redescend et on arrive au lac Achard. Entourée de conifères (pins à crochet), cette étendue d'eau est un lieu fréquenté par les Grenoblois. Il y a d'ailleurs du monde, notamment des enfants. Car joindre le lac Achard à partir de Chamrousse (dans le sens opposé à notre randonnée) est une marche accessible à tous. L'eau par contre est plutôt froide ...

Une dernière pause dans cet endroit fort sympathique et on descend tranquillement à la station, en empruntant des alpages plus larges. L'arrivée à Chamrousse se fait d'abord dans la partie "haute" de la station, appelée Roche Béranger. Il faudra donc encore descendre pour rejoindre le point de départ. Pour éviter de marcher sur la route, on emprunte le GR qui la suit en parallèle.
Au final, une jolie randonnée, assez longue mais peu difficile. Elle offre de beaux panoramas et permet d'évoluer dans des paysages variés : rocheux au début et plus verts sur la fin. Les lacs Robert et Achard sont un classique de la randonnée à Belledonne.

Parcours et profil (créés par VisuGpx sur Skitour.fr) :