Affichage des articles dont le libellé est Gorges. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Gorges. Afficher tous les articles

17/02/2010

La Roche des Arnauds

Département : Drôme (26)
Massif : Vercors
Altitudes (min-max) : 1045m-1408m
Longueur : 10,1Km
Dénivelé (positif-négatif) : 370m-370m environ
Difficulté : 2/5

(Sortie effectuée le 31 octobre 2009)
En cette fin du mois d'octobre, l'automne bat son plein : les forêts de feuillus sont multicolores, les chemins sont boueux et la température n'est pas encore trop fraiche.
Nous voulons faire une randonnée forestière proche de chez nous, dans un endroit pas encore parcouru et si possible avec des points de vue.
Les Coulmes étant désormais bien connus, nous parcourons la carte IGN "Combe Laval Forêt de Lente" à la recherche du lieu idéal. Bingo ! Ce sera la Roche des Arnauds (1408m), un petit sommet situé au coeur de la forêt de la Sapine Côte Belle, entre les Grands Goulets et le cirque de Combe Laval.

Le Vercors en automne

Le point de départ se situe sur la route menant au col de la Machine, en partant de Saint Laurent en Royans. Nous l'avions déjà gravie en vélo en juin 2007 (voir article). La voiture est laissée à l'entrée de la route forestière des Lyrettes. C'est la première sur la gauche après les tables de pique nique et le point de vue sur Combe Laval.
Le sentier suit dans un premier temps la piste, en montant légèrement. Nous passons devant un petit abri et quittons le chemin principal avant de le retrouver peu après.
Arrivés à un croisement, la route des Lyrettes bifurque vers le Nord. Nous la laissons ici et continuons tout droit pour grimper à la Roche des Arnauds (panneau indicatif).

Nous voulions une ambiance forestière d'automne et nous ne sommes pas déçus ! C'est vraiment la plus belle des saisons pour marcher en forêt. Ces couleurs et ces odeurs agréables de bois humide ne se retrouvent pas le reste de l'année. L'inconvénient est l'état des chemins, rendus glissants par la boue et les feuilles mortes. Les chaussures doivent posséder de bonnes semelles et il ne faut pas avoir peur de les salir ...

Ambiance colorée

Nous sommes désormais au pied de la longue crête appelée la montagne Dell'Arp, qui sépare Combe Laval et le plateau du Vercors Drômois. Il faut grimper environ 350m pour atteindre la Roche des Arnauds, son point culminant.
La montée est raide, étroite, et tout en lacets. Ce "single-track" ne déplairait pas aux VTTistes avides de descentes et de sensations ! Il faut bien repérer les balisages car il est facile de s'égarer dans cette vaste forêt où tout se ressemble. Nous coupons à plusieurs reprises des pistes forestières assez larges, et qui ne figurent pas sur la carte IGN.

A proximité du sommet, nous arrivons à un croisement, appelé étrangement la Roche des Arnauds. Car nous sommes encore dans les bois et le sentier continue vers le Nord et la route des Lyrettes.
Heureusement, un panneau indique la direction du vrai sommet et son point de vue associé. Il met aussi en garde les randonneurs sur l'aspect dangereux du chemin. Pas de panique, c'est très exagéré. Certes, il faut mettre parfois les mains pour grimper sur les rochers. Mais la difficulté est celle d'un pas facile. D'autant plus que le seul endroit réellement exposé est protégé par un filet anti-éboulements.

A moins de ne pas avoir du tout le pied sûr, ne pas hésiter à aller en haut car la vue en vaut la peine ! Tout autour de nous, l'horizon est dégagé sur une grande partie du Vercors. Nous voyons même le Dévoluy déjà enneigé et son célèbre point culminant, l'Obiou.
Nous mangeons à côté de la croix posée au sommet, face à la Grande Moucherolle. Tout est calme et paisible. On entend seulement les oiseaux dans ce paysage de forêts rousses et de prairies, avec leurs fermes isolées.

La Grande Moucherolle vue du sommet

N'ayant pas retrouvé le chemin qui devrait descendre vers le Nord, nous faisons demi tour jusqu'au croisement précédent, en faisant attention sur les rochers assez glissants.
Le chemin suit la crête sur 2Km environ, en perdant peu à peu de l'altitude. Les feuilles mortes ont eu raison de l'équilibre de Lolo, qui a fait une belle glissade sans gravité sur une portion pourtant anodine ! Comme quoi, il faut toujours être vigilant ... Quand nous atteignons la route des Lyrettes, proche de notre point de départ, nous décidons de continuer encore un peu cette agréable randonnée.

Notre objectif est de continuer vers le Nord, jusqu'au croisement de la route forestière des Sources. Le sentier, assez large, est très facile. Nous croisons quelques promeneurs venus comme nous prendre le bon air forestier.
Nous longeons le versant Ouest des gorges de la Vernaison, où fut taillée la célèbre route des Grands Goulets. Celles-ci apparaissent au moment où le chemin bifurque vers le Sud. Encore un point de vue impressionnant ! C'est un panorama inédit sur ces gorges, profondes de 750m ... Aux jumelles, on distingue bien l'ancienne route creusée dans la falaise, aujourd'hui remplacée par un tunnel.

Les Grands Goulets vus de l'Ouest

Nous marchons maintenant sur la route forestière des Sources, qui est plus une piste pour 4*4. Elle va nous mener jusqu'à la route, goudronnée cette fois, du col de la Machine. Il reste ensuite à la suivre sur 2 petits kilomètres pour retrouver notre véhicule.
Ne pas hésiter à aller admirer le fameux cirque de Combe Laval, sur la droite, si vous n'en avez jamais eu l'occasion.

Au final, notre contrat a été rempli avec cette sortie peu difficile et très sympa. La forêt de la Sapine Côte Belle offre de multiples possibilités de randonnées, et nous y retournerons certainement !

Parcours et profil (altitudes approximatives) :

23/08/2009

Col de Pra l'Etang (par Choranche)

Département : Isère(38)
Massif : Vercors

Altitudes (départ-sommet) : 215m - 1267m

Longueur : 22,5Km

Dénivelé + : 1052m

Pente moyenne : 4,6%
Difficulté : 3/5


(Par Ludo, sortie effectuée le 21 mai 2009)
Le col de Pra l'Etang (ou de Prélétang) est le col le plus discret du massif des Coulmes. Il permet de rallier le plateau de Presles à la vallée de Rencurel, via une petite route forestière très tranquille.
Il existe de nombreux chemins pour le franchir. J'ai choisi l'itinéraire des gorges de la Bourne, que je n'avais jamais emprunté en vélo. Une jolie et longue montée, peu pentue dans l'ensemble.

Au départ de Pont en Royans, que l'on ne présente plus (voir article), je prends la direction de Villard de Lans. Le début de l'ascension, en faux plat, est très roulant. Le week end, il est conseillé de partir tôt dans la journée pour éviter la circulation qui peut être dense sur cette route. En pleine semaine et à 9H je ne croise pas grand monde ...
Au bout de 4Km, j'arrive à Choranche, un petit village à l'entrée des gorges et au pied des falaises, célèbre pour ses grottes (à visiter absolument). L'ascension commence véritablement ici.

Le village de Choranche

Je commence la traversée des gorges de la Bourne, qui se terminera à la Balme de Rencurel. Soient 8Km qui oscillent généralement entre 4 et 6%.
Les falaises qui m'entourent sont spectaculaires, surtout au passage de la cascade de Moulin Marquis : un mince ruisseau, le Bournillon, dégringole de 300m le long de la paroi avant de se jeter dans la Bourne ! La puissance de l'eau alimente une centrale EDF que l'on peut voir en contrebas de la route.

Les gorges se rétrécissent de plus en plus, de même que la chaussée. Dans les passages les plus étroits, les voitures ne peuvent pas se croiser. Dans les petits tunnels, il fait sombre et humide. La route est parfois taillée directement dans la falaise, ce qui demande régulièrement de lourds travaux de sécurisation, car les éboulements sont fréquents (brrr !).

Dans les gorges de la Bourne

Les paysages sont plus aérés et plus lumineux lorsque j'arrive à la Balme de Rencurel, petit bourg rapidement traversé. Je quitte la route de Villard et je prends celle de Rencurel/massif des Coulmes.
Un gros lacet sur un revêtement impeccable permet de rejoindre rapidement le village de Rencurel (805m). Au pied de la forêt des Coulmes, dans une vallée étroite et verdoyante, c'est un lieu très paisible.

A la sortie du village, 6Km me séparent du col de Pra l'Etang. Attention, il est mal indiqué : il faut suivre la direction du "Violon", des "Glénats" et des "Ailes" pour comprendre que la route permet de rejoindre Presles. Quant au revêtement, il est à la hauteur du balisage : très douteux, avec de nombreux nids de poule.
Malgré cela, c'est agréable de monter sur cette route très calme, avec une jolie vue sur Rencurel et les montagnes de Lans.

Vue sur Rencurel

Les 4 derniers kilomètres sont réguliers, à 6,5% de moyenne. Tout près du lieu "les Antis", une vieille école en ruine est présente sur le bord de la route. Aujourd'hui envahie par la forêt, c'est un vestige de l'époque où le massif des Coulmes était plus peuplé.
La fin de l'ascension est assez monotone et parait interminable. Après un dernier virage en épingle, un petit panneau indique le sommet du col. Discret jusqu'au bout !

Au sommet

22,5Km pour 1052m de dénivelé ont été nécessaires à cette ascension. Malgré la longueur, la difficulté reste moyenne en regard des pourcentages assez modestes.
Encore une fois, les Coulmes offrent une grande variété d'ambiances et de paysages. Avec sa partie finale, ce col est à réserver aux amateurs de petites routes un peu perdues, voire oubliées !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

21/05/2009

Passerelle de la Gaffe

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (min-max) : 198m-347m
Longueur : 4,9Km
Dénivelé (positif-négatif) : 150m-150m environ
Difficulté : 1/5

(Sortie réalisée le 9 août 2008)
Au départ de Saint Gervais (Isère), voici une courte et jolie balade. Le but de cette boucle sans difficulté est d'accéder à la passerelle de la Gaffe, où coule la Drevenne. Ce cours d'eau qui prend sa source sur le plateau du Vercors descend dans la vallée par le canyon des Ecouges avant de se jeter dans l'Isère. C'est l'occasion d'observer la puissance du torrent, souvent pris d'assaut par les amateurs de canyoning.

Nous nous garons à proximité de l'école de Saint Gervais. Juste avant l'église, nous prenons la petite route à droite qui longe des rochers. Les nombreux noyers présents offrent de la fraicheur agréable en été.
Au bout de la route, nous empruntons le sentier (jaune et vert) sur la gauche, qui monte en direction du Moléron. C'est la seule véritable montée de la sortie, courte et assez douce sur un bon chemin.

Arrivés à une ferme, nous suivons le sentier qui part à présent sur la droite, vers le col de Neurre. Mais aujourd'hui nous n'irons pas si loin ! Nous traversons une petite prairie, verdoyante au printemps et en été. Le tout avec une belle vue sur les imposantes barres rocheuses de cette partie du Vercors.

Sur le sentier de la passerelle

Au fur et à mesure de notre avancée, le bruit de l'eau se fait de plus en plus fort. Au bout de la prairie, le chemin descend doucement dans une combe où coule la Drevenne, que l'on traverse sur la passerelle de la Gaffe.
De l'autre côté, on peut se rapprocher du torrent, dont le débit est plus ou moins puissant selon la saison. A la période de la fonte des neiges, il est à son apogée et c'est alors impossible de le traverser à gué !
Nous sommes dans un lieu idéal pour le canyoning : petits bassins, cascades, toboggans, c'est impressionnant ... et rafraichissant ! Une vidéo l'illustre mieux qu'une photo :



La Drevenne en action

Pour continuer la boucle, nous suivons le sentier qui remonte un peu et part vers l'Ouest, en direction de Saint Gervais. Après la traversée d'un petit bois, il longe de nouveau la Drevenne.
Nous entrons à présent dans des gorges étroites, appelées le Gorgonnet. A notre gauche, la falaise, humide et ruisselante. De l'autre côté, le torrent, qui coule dans un trou de quelques mètres de large et plusieurs mètres de profondeur ! Une petite centrale hydro-électrique se trouve à l'embouchure des gorges, d'où le large tuyau qui suit le chemin. Ce changement de décor est inattendu après les paysages plutôt doux rencontrés jusqu'à présent.

Vue sur Saint Gervais et le Vercors

A la sortie des gorges, nous voyons Saint Gervais et les contreforts du Vercors au loin. Nous marchons de nouveau dans la plaine, sur une petite route tranquille. Il faut suivre la direction de Bassetière afin de rentrer directement au village. Nous croisons quelques fermes et de belles villas puis traversons de nouveau la Drevenne.
C'est ensuite tout droit jusqu'à Saint Gervais, toujours dans un décor de noyers. Et oui, la noix de Grenoble ça vient d'ici, pas de la capitale de l'Isère !

Cette randonnée possède l'avantage de proposer des paysages sauvages et variés dans un temps limité. Cerise sur le gâteau, elle est accessible aux marcheurs de tout âge et de tout niveau, ce qui est plutôt rare dans ce blog !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

08/01/2009

Col du Mont Noir (par Cognin)

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 270m - 1431m
Longueur : 16,2Km
Dénivelé + : 1180m
Pente moyenne : 7,3%
Difficulté : 4/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 15 juillet 2007)
Un mois après notre première ascension au col du Mont Noir (article précédent), nous partons de nouveau grimper au sommet routier des Coulmes. Cette fois ci, nous monterons par la face Nord Ouest, par laquelle nous sommes descendus la première fois.
La route passera par le petit village de Malleval avant d'atteindre la forêt des Coulmes puis le sommet. Mais avant cela, elle s'engouffrera dans des gorges étroites et profondes. Tout un programme !

Le départ se situe dans le village de Cognin-les-Gorges, traversé par la D1532 reliant Valence à Grenoble. Nous suivons la direction de Malleval pour débuter la montée proprement dite, qui commence dans un champ servant d'aire d'atterrissage pour parapentes.
La route, étroite ,traverse une épaisse forêt de buis et de chênes, caractéristique du coin à cette faible altitude. Il faudra attendre un kilomètre avant de rencontrer un premier lacet, qui sera suivi par d'autres moins espacés. La pente est assez forte, ce qui peut faire mal aux jambes si on ne roule pas un peu avant d'attaquer la montée. Une statue est posée au milieu d'un virage, comme un gardien qui veille sur l'entrée des gorges que nous commençons à apercevoir en arrière plan.

La statue veille sur les cyclistes

Après 3,5Km de montée, nous passons dans un tunnel étroit et sombre. A la sortie du tunnel, la vue est saisissante : la route est taillée dans une corniche qui surplombe des gorges profondes où coule le petit ruisseau du Nan.
Pour accéder à la forteresse naturelle qu'est le Vercors, des hommes ont à maintes reprises taillé à la dynamite des chemins d'accès de ce type. Cela donne aujourd'hui des routes célèbres et spectaculaires, comme celles de la Combe Laval, des Grands Goulets ou des Ecouges, toute proche. C'est un vrai bonheur pour le cycliste quand on les franchit, à nous faire oublier l' effort de la montée. Sauf peut être pour Lolo, qui est peu rassurée en voyant ces rochers imposants au dessus de notre tête. Les éboulements assez fréquents et parfois dramatiques lui donnent aussi raison ...

Arrêt dans les gorges du Nan

La traversée des gorges du Nan n'est pas très pentue et fait un peu plus de 2Km. A noter que dans le sens de la descente, c'est un endroit très froid même en été, car toujours à l'ombre ! Nous arrivons à un petit pont, puis à un carrefour. Il faut suivre la route principale afin de monter jusqu'à Malleval. Pour cela, nous emprunterons six lacets, dans une montée régulière et agréable. A chaque virage, on voit en contrebas le chemin parcouru. Je vois Lolo qui a deux lacets de retard et je double un cycliste qui s'obstine à monter avec un trop gros développement en regard de la pente. Tant pis pour lui, s'il aime forcer pour rien.

Après 9 Km d'ascension depuis Cognin, c'est l'arrivée à Malleval (940m). Ce paisible petit village entouré de pâturages cache une histoire terrible : lors de la Résistance, des maquisards et des civils se sont fait massacrer ici, piégés par la montagne qui leur empêchait de fuir (la route n'existait pas). Une statue à l'entrée du village rappelle ce moment tragique.
A la sortie de Malleval, nous suivons la direction de Presles et Rencurel. La route tourne moins et la pente devient plus forte : depuis les gorges c'était régulier à 7%, maintenant ça passe à 8,5% environ. La forêt devient peu à peu formée de conifères sur ce versant exposé au Nord. Au dessus de nous, une barre rocheuse impressionnante (cirque de Malleval) forme une muraille infranchissable.

Vue sur Malleval et les gorges

Cette portion difficile dure environ 4Km avant d'arriver au carrefour de Patente. Nous avons rejoint la route empruntée lors de notre première montée au col du Mont Noir. C'est l'occasion de faire une pause méritée, car la fatigue commence à s'installer. De nombreuses familles viennent ici pour faire des promenades en forêt ou tout simplement pique niquer dans la grande clairière toute proche.

Le carrefour de Patente

La fin de l'ascension est commune avec celle de la face Sud Ouest : route forestière du Mont Noir (toujours aussi mauvaise), Patte d'Oie et arrivée au sommet. Au total, j'ai mis environ 1H20 pour grimper ces 1180m depuis Cognin.
La montée est globalement moins difficile que par Saint Pierre de Chérennes et le Faz, car la pente est moins raide et plus régulière. Cela reste toutefois un sérieux effort.
Les paysages sont sauvages et magnifiques, que ce soient la traversée des gorges du Nan ou les lacets pittoresques pour monter à Malleval. Une sortie indispensable pour les amateurs de cols qui habitent dans les alentours !

Parcours et profil (crées par VisuGpx sur Skitour.fr) :

02/12/2008

Sentier de l'Imbut

Département : Var (83)
Massif : Verdon
Altitudes (min-max) : 562m-878m
Longueur : 7Km (environ)
Dénivelé (positif-négatif) : 400m-400m (environ)
Difficulté : 3/5

Cette randonnée comporte des passages délicats et exposés. Elle est déconseillée par temps de pluie ou de brouillard ainsi qu'aux personnes pas assez expérimentées.

(Sortie effectuée le 21 avril 2007)
Situées à la frontière du Var et des Alpes de Haute Provence, les gorges du Verdon sont un lieu de toute beauté. Certes, leurs dimensions ne sont pas comparables à celles de leur cousin américain, le Grand Canyon du Colorado (Arizona). Mais leur longueur et leur profondeur sont tout de même impressionnantes, et offrent un terrain de jeu conséquent aux sportifs amateurs de nature.

Plage au fond du canyon

Peu de sentiers permettent de descendre dans le canyon. Le plus connu et le plus long d'entre eux est le sentier Martel, arpenté par des dizaines de randonneurs par jour à la belle saison. Pour notre première véritable randonnée dans les gorges, nous avons choisi le sentier de l'Imbut. Ce parcours est peut être le plus joli de tous. C'est en tout cas le plus technique et le plus sauvage. Il s'adresse donc à des randonneurs assez expérimentés, car certains passages exposés demandent de l'assurance. Toutefois, il n'est pas très long et à part le final, très raide, le dénivelé n'est pas énorme.

Pour y accéder, prendre la route
D71 (sinueuse à souhait !) reliant Aiguines à Comps sur Artuby, sur la rive gauche du canyon. Se garer au parking à proximité de l'hôtel du Grand Canyon, situé sur la falaise des Cavaliers. Le départ du sentier se trouve 100m en amont, marqué par un panneau en bois rappelant les règles de sécurité. L'idéal est de faire la rando le matin pour profiter du soleil qui éclaire alors les gorges.
Nous l'avons commencé à 9H30, un beau samedi de printemps. Voiture bien fermée (ne rien laisser en évidence), chaussures de marche bien attachées, et c'est parti !

Dès le début, la descente est raide. Et oui, pour une fois ça commence par descendre, canyon oblige ! On suit dans un premier temps le GR (balisage rouge et blanc). Le sentier, en forêt, est très caillouteux. On descend des grosses marches naturelles, parfois aidés de mains courantes et d'échelles métalliques. Si on regarde bien où on marche sans foncer, tout va bien.
Quand la descente s'adoucit, on commence à apercevoir le Verdon, avec sa couleur verte qui lui a donné son nom. Il sera à notre droite jusqu'à la montée, et il ne faudra jamais le traverser. Et pourtant c'est tentant quand on arrive à la passerelle de l'Estellié. Cet ouvrage, moderne et flambant neuf en 2007, permet de rejoindre le sentier Martel. Nous l'empruntons juste pour la photo et pour la vue impressionnante sur le fleuve.

La passerelle de l'Estellié

A partir de maintenant, le balisage est jaune, car nous avons laissé le GR à la passerelle. Nous marchons tout près du fleuve, passant dans des sous bois et sur des plages de galets. Une énorme grotte à un étage borde le chemin. On peut la visiter en grimpant sur une planche en bois. Cela vaut le détour car il est rare de trouver une grotte aussi spacieuse.

Une grotte impressionnante

La suite du sentier devient plus difficile, car il suit le bord du fleuve tout en montant, le tout sur des rochers glissants. Heureusement, plusieurs passages câblés permettent de progresser plus facilement. Nous passons devant un genévrier de 3000 ans appelé le "Vieux Cade". La vue ici est magnifique. Après une grande plage de galets où nous faisons une pause, arrive le célèbre passage du Styx : nous sommes à 15-20m au dessus du fleuve, qui défile lentement et mystérieusement dans un défilé de roches calcaires. Impressionnant ! Une corde partant de la falaise d'en face descend jusqu'au fleuve. Peut être pour des descentes en rappel ? Les gorges sont aussi un lieu réputé pour l'escalade.

Le Styx

Dans le sentier de l'Imbut, il y a une curiosité à chaque étape et on s'en met à chaque fois plein les yeux. Après le Styx vient le Maugué : un passage étroit et glissant où les gorges ne font qu'une dizaine de mètres de large. Il se termine en apothéose par le franchissement d'une corniche creusée dans la falaise.
Nous sommes à 20m au dessus de l'eau, sur un chemin de 70cm de large ! Une chute ici serait fatale, donc ne pas oublier de se tenir au cable. Une plaque rappelle d'ailleurs qu'un randonneur est mort à cet endroit.

La corniche du Maugué

Après ces sensations fortes, deux choix s'offrent à nous : remonter ou continuer encore un peu à suivre le fleuve. Cette dernière solution permet d'atteindre une petite plage appelée le Baou Bénit, qui marque la fin définitive du sentier. Il parait que l'endroit vaut le coup de s'y attarder.
Pour cela, il faut d'abord passer par le chaos de l'Imbut, un franchissement délicat de rochers entourés de crevasses. Des marques blanches permettent de choisir le bon chemin mais ce n'est pas un passage sécurisé : faire preuve de prudence et ne pas y aller si on ne se sent pas. Nous hésitons un peu à l'emprunter, mais c'est le ciel qui décidera à notre place. En effet, des nuages menaçants commencent à arriver et nous préférons faire demi-tour, d'autant plus que la montée s'annonce difficile.

Pour quitter le canyon et rejoindre la route 350m au dessus, il faut monter par le sentier Vidal. C'est une voie ouverte au début du XXème siècle durant les travaux d'aménagement du fleuve. Physiquement, c'est la partie la plus difficile de la randonnée. Techniquement, ce n'est pas simple non plus : imaginez un escalier en colimaçon avec des marches de 50cm creusées dans la falaise. A gauche, le vide. Là encore, danger. Le sentier Vidal est d'ailleurs interdit dans le sens de la descente, seuls les secours sont aménés à l'emprunter de cette manière.

Un gros groupe de randonneurs monte devant nous. Ils profitent d'un passage plus large pour nous laisser passer, et on s'aperçoit qu'un chien de type Labrador les accompagne. Drôle d'endroit pour emmener un animal ...
Après 40 minutes d'une ascension éprouvante et vertigineuse, le sentier Vidal se termine d'abord par le franchissement d'un gros rocher à l'aide d'un câble, à la limite de l'escalade. Une échelle verticale et métallique cloture le tout. Question : comment le Labrador va-t-il monter à l'échelle ??

Fin du sentier Vidal

Sortis du canyon, la vue devient tout de suite plus dégagée. Il est midi, nous mangeons en vitesse notre pique nique et rejoignons la route pour revenir à la voiture, car c'est sûr maintenant, un orage arrive. On pourrait également revenir par la forêt via le GR99. Cette alternative évite la circulation et la grosse chaleur en été. Par contre, on ne profite pas de la belle vue sur les gorges. On se rend bien compte du chemin effectué quand on regarde le fleuve, tout petit en contrebas.
La fin de la randonnée (4Km de route) fut bien moins agréable que le début, car l'orage nous a rattrapé. Trempés et peu rassurés par les coups de tonnerre qui résonnent dans le canyon, on décide de faire du stop. Pas de bol, on croise aucune voiture pendant 1/4 d'heure. C'est finalement un couple d'hollandais en 2 CV (!) qui nous ramènera aimablement à notre véhicule.

Le sentier de l'Imbut vu de la route

A part ce caprice de la météo, ce fut vraiment une superbe sortie : des paysages magnifiques et très variés, des passages épiques et ludiques, et une bonne dose d'efforts. Une rando à faire et à refaire !

Parcours et profil (altitudes approximatives) :