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18/10/2009

Mont Thabor (par les Drayères)

Département : Hautes Alpes (05)
Massif : Cerces
Altitudes (min-max) : 2030m-3178m
Longueur : 20Km
Dénivelé (positif-négatif) : 1185m-1185m environ
Difficulté : 4/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 28 juillet 2009)
Durant la dernière semaine de juillet 2009, j'ai effectué une randonnée itinérante dans le massif des Cerces.
Ce trek de 5 jours organisé par l'UCPA m'a permis de découvrir ce beau coin de montagne, à cheval entre Alpes du Nord et Alpes du Sud. Il offre ce que la montagne a de plus beau : alpages fleuris, lacs étincelants, ambiances minérales et neiges éternelles. Le tout sous le regard des nombreux bouquetins, marmottes et chamois qui peuplent le massif.

Nous étions neuf à effectuer une boucle au dénivelé conséquent, avec le franchissement de nombreux cols et l'ascension de quelques sommets. Parmi eux le Mont Thabor (3178m), point emblématique des Cerces, grimpé le 2ème jour du trek.
Chaque année à l'Assomption des processions ont lieu vers la petite chapelle posée à son sommet.

Le Mont Thabor vu de la Vallée Etroite

Nous avons passé notre première nuit au refuge CAF des Drayères (2180m, 64 places) avant de grimper le Thabor. Simple et assez confortable, il est accessible facilement à partir du parking situé à l'extrémité de la vallée de la Clarée, en partant de Névache.
Par cet itinéraire, le Thabor est un "3000" qui ne présente pas de difficultés techniques à part le franchissement de névés parfois importants. Vu la longueur et le dénivelé (1185m), il est conseillé de partir tôt le matin pour effectuer cette ascension.

Le refuge des Drayères

En sortant du refuge, nous prenons le GR57 (à suivre jusqu'au bout) qui grimpe sèchement vers le Nord Est. Avec environ 12Kg sur le dos, cette première montée nous cueille à froid et tire un peu les mollets.
Nous marchons au milieu des pelouses caractéristiques de cette altitude, dans le brouhaha des insectes qui pullulent en été. La lumière est magnifique et le ciel sans nuage (ce fut le cas toute la semaine !).

Peu après, nous arrivons au lac Rond (2446m) pour une première petite pause. On compte de nombreux lacs dans ce massif, d'où leurs noms pas forcément très recherchés.
La suite se complique avec la montée vers le col des Muandes (2828m), l'ancienne frontière avec l'Italie. C'est une montée raide mais régulière pendant laquelle les pelouses disparaissent progressivement, laissant la place au monde minéral de l'étage alpin.
Une fois au col la vue sur le massif des Ecrins, jusqu'alors dans notre dos, est magnifique. Notamment la Barre des Ecrins (4102m), le point culminant des Alpes du Sud.

Les Ecrins vus du col des Muandes

Le Mont Thabor et sa chapelle sont maintenant face à nous. Pour l'atteindre, il faut commencer par descendre légèrement sur une arête étroite et rocheuse. Attention où on met les pieds ici.
Nous rejoignons rapidement le col de Valmeinier, où nous voyons bien l'itinéraire jusqu'au sommet. Seul hic, un énorme névé nous barre le passage. Patrick, notre accompagnateur, estime que sa dernière partie est trop raide pour être franchie sans crampons. Il faudra donc la contourner en passant par les rochers.

Le névé et le ressaut final

La première partie du névé se franchit assez facilement, malgré la neige parfois glissante. Mes bâtons sont bien utiles pour garder l'équilibre.
La suite est plus difficile physiquement. En effet, ça commence par de la grimpette sur des gros rochers avant de rejoindre le sentier qui monte durement en lacets.
De temps en temps, un névé est soit contourné, soit traversé. Je commence à ressentir l'altitude car je m'essouffle vite. C'est un peu "l'effet Ventoux" : un sommet qui parait tout proche mais qui n'arrive jamais !

Les derniers mètres avant le sommet

Aux alentours des 3000m, nous rejoignons le large sentier provenant de la Vallée Etroite (frontière italienne). Les randonneurs deviennent plus nombreux car cette voie est la manière la plus simple d'atteindre le Thabor.

Les premiers arrivés attendent le reste du groupe à la petite chapelle. Le vent souffle et la température est très fraiche ! C'est la première fois que je grimpe si haut, je savoure donc ce moment. D'autant plus que la vue est magnifique sur une bonne partie des Alpes, de la Dent du Géant (massif du Mont Blanc) aux Ecrins, en passant par le Queyras.

Devant la chapelle au sommet

Nous prenons le repas de midi près de la chapelle puis une photo de groupe au "vrai" sommet du Thabor. La descente interminable de plus de 1400m de dénivelé se fera jusqu'au refuge Tre Alpini (Vallée Etroite), où nous passerons la nuit. Je ne décris pas l'itinéraire complet dans ce topo car il ne peut se faire en aller retour ni en boucle à la journée.

Pour les randonneurs habitués aux longues ascensions, cette sortie est à découvrir absolument. De la verdoyante vallée de la Clarée à l'austérité de la haute montagne, les différentes ambiances montagnardes vous combleront.

Parcours et profil (aller seulement) :

23/09/2009

Bec de l'Orient (par La Rivière)

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (min-max) : 208m-1554m
Longueur : 13,8Km
Dénivelé (positif-négatif) : 1450m-700m environ
Difficulté : 4/5 (par La Rivière)
Difficulté : 3/5 (par Les Coings)

Cette randonnée emprunte le pas de la Clé, qui est interdit l'hiver et déconseillé par temps de pluie. Prudence recommandée en toutes circonstances.

(Par Ludo, sortie effectuée le 13 juin 2009)
Le Bec de l'Orient (1554m) est un des sommets le plus septentrional du Vercors. Comme son nom ne l'indique pas, il se situe à la frontière Ouest du massif, et domine la vallée de l'Isère de plus de 1300m. Cette position et sa forme caractéristique font qu'on le voit de très loin.

J'ai décidé de faire son ascension intégrale en partant de la Rivière, un petit bourg situé à son pied. Une randonnée engagée, avec un dénivelé sérieux (1450m de montée au total), que l'on peut réduire en partant de plus haut.
C'est ce que fera Lolo, qui me rejoindra au col de Montaud, après s'être garée non loin du village du même nom.

Le Bec de l'Orient vu de St Gervais

Lolo me dépose donc assez tôt le matin à la Rivière. La journée s'annonce très chaude et très ensoleillée. Je suis le sentier balisé en jaune et vert qui va grimper dans les bois jusqu'à la cabane forestière de Pied Frais.

Je quitte à peine le village qu'un premier souci apparaît : le sentier est envahi par les orties ! Étant en short et en tee-shirt et ne voulant pas perdre de temps à mettre des vêtements longs, je m'engage. Erreur. Les orties me brûlent les bras et les jambes. Ça commence bien ...
Après une petite accalmie, ce sont les ronces qui arrivent ! Elles me barrent complétement le passage et m'obligent à faire des contournements délicats, car le sentier se trouve dans un ancien lit de rivière. Je mets un quart d'heure pour parcourir 500m, et je ressors bien écorché.

Au panneau "Revéty", je traverse la route goudronnée, un peu énervé par ce chemin laissé à l'abandon. Ayant pris du retard, je grimpe les fortes pentes qui suivent à une allure élevée, au risque d'user trop d'énergie. La forêt est dense, et le chemin parfois glissant et boueux.
J'arrive rapidement à la cabane de Pied Frais (753m), au pied des falaises. C'est l'occasion de faire une courte halte. D'ici part un "sentier botanique", avec des panneaux décrivant les différentes espèces végétales du coin.

La cabane forestière de Pied Frais

Il faut désormais suivre la direction du col de Montaud, où m'attendra Lolo. Mais la route est encore assez longue. Surtout que dans la précipitation je me trompe de chemin (pourtant signalé), et je m'embarque sur le sentier forestier ! Voyant que l'altitude n'augmente pas, je constate mon erreur et fais demi-tour. Encore un quart d'heure de perdu ...

Une fois sur le bon sentier, l'altitude s'élève rapidement. La randonnée devient sauvage, au milieu d'une forêt épaisse où les repères s'effacent. Je me concentre donc sur les balisages, toujours jaune et vert.
Il faut parfois franchir des gros rochers ou des petits pierriers. Par endroits, le chemin est très étroit, voire scabreux, et des branches me barrent le passage. Une bifurcation permet également de rejoindre la bergerie de Fessole, située dans la réserve naturelle des Ecouges.

Quand les premiers conifères font leur apparition, le sentier s'élargit et devient plus facile. J'arrive peu après à la route goudronnée du col de Montaud (1076m), où m'attend Lolo.

Chemin étroit dans la forêt dense

Pendant un kilomètre environ, nous marchons sur cette route déserte, déjà empruntée l'an dernier en vélo (voir article). Nous la quittons pour suivre la direction du pas de la Clé, indiquée par un panneau.
Ce pas permet d'atteindre le haut des falaises (rochers de la Clé). La pancarte rappelle qu'il est interdit en hiver et déconseillé par temps de pluie. Passages délicats en perspective ?

En tout cas, le début de la montée dans la forêt de conifères est très raide. L'ascension du col de Montaud par la Rivière est déjà un bon objectif de randonnée (850m de dénivelé). Ce raidillon supplémentaire fait donc mal aux jambes, y compris pour Lolo partie 250m plus bas.
Nous croisons des pompiers qui s'exercent à grimper dans la forêt avec un lourd tuyau. Bon terrain d'entrainement !

La vue se dégage soudainement quand nous quittons les arbres. Le chemin, étroit, emprunte une vire et longe la falaise. Le sentier est un peu aérien mais pas dangereux dans ces conditions, en restant prudent bien entendu. Le panorama sur Voiron et la Chartreuse est vraiment magnifique.
Deux options s'offrent à nous pour achever le franchissement du pas : suivre le chemin balisé ou emprunter une cheminée sur notre droite. Pour le fun, nous grimpons par le "toboggan" (aucune difficulté), où l'on faisait glisser autrefois les troncs d'arbres pour les descendre dans la vallée.

Dans la cheminée du pas de la Clé

A la sortie du pas, nous rejoignons le GR9 qui nous mènera jusqu'au sommet. Soit encore deux kilomètres à parcourir, à travers les fougères et les conifères donnant au paysage une allure de taïga sibérienne.
Le sentier ne cesse de monter et de descendre. Je croise beaucoup plus de randonneurs qu'au début de la randonnée, car ce lieu est facilement accessible à partir d'Autrans.

Après une ultime montée, nous voyons la grande croix métallique qui indique le sommet du Bec de l'Orient. Comme on pouvait s'y attendre, le panorama est impressionnant. D'Est en Ouest on voit du Mont Blanc au Mont Mézenc, en passant par les Chambarans et le Lyonnais.
La pause repas est aussi bien appréciée après ces quelques heures d'ascension !

Au sommet

Nous redescendons le pas de la Clé par le sentier balisé, qui se révèle glissant avec tous ses gravillons. On comprend pourquoi il ne faut pas l'emprunter par mauvais temps, car le vide n'est pas loin !
Une fois de retour sur la route goudronnée, nous prenons le premier chemin qui descend en direction de Montaud par la forêt. En effet, notre voiture est garée en contrebas, au hameau des Coings (910m), point de départ de Lolo.
Un peu émoussé par la longue montée et la chaleur, je n'ai pas le courage de descendre jusqu'à la Rivière.

La Chartreuse vue du pas de la Clé

Épique : voilà ce qui peut résumer cette première grosse randonnée de l'année 2009. Malgré le mauvais état du chemin au départ, tout était réuni pour un grand moment !
Je ne peux donc que recommander cette sortie, sachant qu'il faut compter au minimum trois bonnes heures de montée en partant de la Rivière. Partir du hameau du Coing est aussi un bon moyen de découvrir ce beau sommet.


Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

15/06/2009

La route coupée

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 192m - 1375m environ
Longueur : 18,3Km
Dénivelé + : 1183m environ
Pente moyenne : 6,5%
Difficulté : 4/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 25 octobre 2008)
A l'occasion des JO d'hiver de Grenoble de 1968, une route a été créée pour rejoindre la station d'Autrans (Vercors Nord) à partir de la vallée de l'Isère. Le point culminant de ce "col" est le tunnel du Mortier, permettant de traverser l'imposante barre rocheuse en bordure du massif.

Mais en 1992, un gigantesque éboulement a emporté la route en amont du tunnel. Aujourd'hui, cette portion de route n'est toujours pas reconstruite (et ne le sera probablement jamais), et le tunnel du Mortier reste inaccessible à partir de la vallée.
En fin octobre 2008, je décide de voir à quoi ressemble cette route coupée, dévorée par la montagne. Avant d'y parvenir, il faudra grimper ! Environ 1200m de dénivelé sur 18Km de montée m'attendent ...

Je pars avec Lolo de Saint Quentin en Isère, à 25Km de Grenoble. Le premier objectif est d'atteindre le village de Montaud, niché sur un plateau à 735m d'altitude.
La pente est moyennement forte dans le premier kilomètre, puis se corse sérieusement ensuite. En effet, jusqu'au lieu-dit Le Villard, il y a 3Km consécutifs à 10% ! Il ne faut pas donc rouler trop vite dans ce passage, le plus pentu de toute l'ascension. Je monte à mon rythme tandis que Lolo essaiera de grimper le plus haut possible.

Au bout de 6Km, j'arrive à un carrefour permettant de descendre à Veurey Voroise. C'est un autre moyen (bien raide aussi) de joindre Montaud. Le village se situe peu après le croisement.

L'église de Montaud

Montaud est minuscule et se traverse très rapidement. Je ne fais qu'apercevoir la barre rocheuse que je dois atteindre, car elle est cachée par la brume. Des panneaux indiquent que la route d'Autrans est barrée à partir du hameau des Coings, pourtant encore loin de l'éboulement.
Ce hameau du bout du monde est rejoint après 3Km de montée à 6% environ, sur une bonne route. Le paysage est très champêtre, avec une belle vue sur la Chartreuse assez proche. Il ne fait pas encore froid malgré l'altitude et la saison.

Après les Coings, on change de décor et de conditions : la route est officiellement fermée, donc plus entretenue, et ça se voit ! Boue, nids de poules, branches d'arbres, tout y est. Je suis maintenant entouré d'une vaste forêt de conifères, où il fait sombre et bien plus frais. L'atmosphère est étrange, le silence règne tandis que des gros bancs de brume couvrent la végétation ...
Par moments, je vois la vallée de Moirans, située en dessous de l'épaisse forêt aux couleurs d'automne qui couvre le Vercors.

Vue sur la vallée

J'ai parcouru 14Km depuis Saint Quentin quand j'arrive au col de Montaud (1069m). Ce col purement pédestre permet de descendre au village de La Rivière par des sentiers.
Il reste maintenant environ 4,5Km à 7% jusqu'à l'arrivée. La route est de plus en plus mauvaise, ce qui accentue la difficulté. Sur ma droite, des barres rocheuses font plusieurs centaines de mètres de hauteur.
Un gros panneau d'avertissement indique "zone dangereuse, chutes de pierres, glissements de terrain, stationnement et circulation interdite". Ambiance !

Des barres rocheuses impressionnantes

Malgré l'avertissement, un 4*4 est garé à cet endroit. Soit des chasseurs, soit des randonneurs. Je passe à côté d'un premier éboulement. Les rochers empilés comme de vulgaires cailloux mesurent bien 2 ou 3m. Soudain, 3 chamois sortent de la forêt. Ils me voient et font demi-tour aussitôt !
Je comprends que je suis bientôt au but quand une barrière naturelle faite de rochers et de terre me coupe la route. Sûrement pour décourager les automobilistes les plus téméraires ...

Je passe par dessus la barrière et continue. Encore 100 derniers mètres totalement défoncés et j'arrive à la fin de la route. Celle-ci rétrécit pour ne faire que quelques centimètres de large. Au delà, c'est le néant : l'éboulement est très large, et très profond. Impossible de continuer évidemment. Dommage, car rejoindre Autrans par le tunnel aurait été très intéressant.
Il parait que des cyclistes arrivent à contourner la difficulté par un obscur chemin qui passe au dessus de l'éboulement. J'ai beau chercher, je ne le trouve pas. Et si c'était le cas, je ne tenterais pas le coup, seul et en fin d'après midi ...

La fin de la route !

Une pause rapide dans cet endroit peu rassurant et je fais demi-tour. La descente sera froide et humide ! Lolo a pu grimper jusqu'au col de Montaud, je la rejoins au village pour finir la sortie avec elle.
Ce sera dur de trouver une arrivée aussi sauvage que celle de cette longue et difficile ascension. Je la recommande vivement, si vous êtes assez entrainé ... et si vous n'avez pas peur que le ciel vous tombe sur la tête ;-)

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

25/05/2009

Col du Mont Noir (par le Charmeil)

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 215m - 1431m
Longueur : 19,4Km
Dénivelé + : 1216m
Pente moyenne : 6,2%
Difficulté : 4/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 27 juillet 2008)
Avant de m'attaquer au Charmant Som et à l'Alpe d'Huez, j'ai continué ma découverte des routes des Coulmes en grimpant le col du Mont Noir par une nouvelle face. Cette longue montée part de la vallée de la Bourne puis rejoint le plateau de Presles et traverse enfin la forêt des Coulmes jusqu'au sommet.
Cette dernière partie se fait sur une route forestière isolée et étroite à souhait. Ambiance sauvage garantie !

Je débute l'ascension à Pont-en-Royans, le village connu pour ses "maisons suspendues", bâties au bord de l'eau. Une curiosité à voir, malgré le nombre impressionnant de baigneurs et de touristes l'été.
Au carrefour des maisons suspendues, il faut suivre la route des gorges de la Bourne, en direction de Villard de Lans.

Pont-en-Royans, village au bord de l'eau

Peu après la sortie du village, il faut quitter la voie principale et prendre à gauche la petite route qui monte à Presles. L'ascension commence vraiment ici, sur un tracé étroit et sinueux.
La pente est régulière, à 7,5% environ. La vue sur la vallée se dégage petit à petit, et les paysages sont superbes. L'exposition étant plein Sud, il est conseillé de grimper assez tôt le matin l'été pour ne pas souffrir de la chaleur.

Au bout de 4,5Km, je rejoins le col de Toutes Aures que j'ai déjà gravi à partir de Saint André en Royans (voir article). Je suis donc en terrain connu jusqu'au plateau de Presles, 250m plus haut. Mais je ne me lasse pas de ce panorama sur cette partie du Vercors. Ma dernière venue ici datant de début mai, la végétation a donc bien changé depuis. J'arrive sur le plateau (810m) en ayant bien géré mon effort. Il le faut car je ne suis qu'à la moitié !

Belvédère sur la vallée de la Bourne

Je quitte la route de Presles au premier croisement, en tournant à droite en direction du Charmeil et de Rencurel. La partie "forestière" de l'ascension va bientôt débuter. Le début est plutôt tranquille, avec pas mal de virages et une pente faible. C'est le seul moment vraiment reposant de la montée. Il y a encore quelques prés, qui laissent peu à peu place à la forêt.
Les dernières habitations se trouvent dans le hameau du Charmeil, atteint au bout de 2,5Km environ. A travers les arbres, on peut voir Presles et même Pont-en-Royans au loin.

Déjà du chemin parcouru !

Passé le hameau, il n'y aura plus de présence humaine jusqu'au sommet, que de la forêt à traverser pendant 8Km ! La route rétrécit encore, pour atteindre à peine la largeur d'une voiture.
Les pourcentages sont plus irréguliers et plus difficiles, avec un long passage à 8%. Je roule au milieu de sommets arrondis, totalement boisés.
3Km après le Charmeil, on trouve un point d'eau bien fraiche à la fontaine de Pétouze (1125m). Les sources étant rares dans les Coulmes, il faut en profiter si on est à sec.

La route se sépare en deux : à droite c'est la direction du col de Prélétang (1267m), qui permet de rejoindre Rencurel. Je prends donc à gauche la route forestière des Croisettes, qui me mènera au Mont Noir.
Ce passage est sans doute le plus difficile de l'ascension. En effet, on y trouve les plus gros pourcentages, avec notamment un kilomètre à 9%. Pour ne rien arranger les choses, la route est en mauvais état, et je dois souvent slalomer entre les trous et les racines !
Cependant, j'adore ce côté sauvage et ce sentiment de solitude. La forêt étant composée majoritairement de feuillus sur ce versant, il y fait toujours frais en été.

Dans la forêt des Coulmes

800m avant l'arrivée, j'arrive à la "Patte d'oie". Cela signifie que j'ai retrouvé la route forestière du Mont Noir, que l'on emprunte quand on vient de Cognin ou du Faz. Après 19,4Km et 1216m de dénivelé, c'est enfin le sommet. Encore un bon challenge !
Un peu moins difficile que par Saint Gervais ou Saint Pierre, cette variante très agréable à monter est la plus longue et sans doute la plus sauvage.


Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

15/05/2009

L'Alpe d'Huez (par Bourg d'Oisans)

Département : Isère (38)
Massif : Grandes Rousses/Oisans

Altitudes (départ-sommet) : 717 m - 1860m

Longueur : 14,4Km

Dénivelé + : 1121m

Pente moyenne : 7,9%

Difficulté : 4/5


(Par Ludo, sortie effectuée le 10 août 2008)
On ne présente plus la station Iséroise de l'Alpe d'Huez, rendue célèbre par le Tour de France. La montée aux 21 lacets est devenue mythique, et attire à chaque fin d'étape plusieurs milliers de spectateurs. C'est aussi un lieu incontournable pour les cyclistes amateurs, à l'instar du Ventoux ou du Tourmalet.
Habitant à une centaine de kilomètres de Bourg d'Oisans, je décide de me mesurer au mythe en début août 2008, alors que commencent les JO de Pékin.

Pour cette ascension, le parcours choisi est celui emprunté par le Tour. Des panneaux indiquent tout le long de la montée l'altitude en cours et le nombre de kilomètres restants. C'est donc facile de s'y retrouver. Quant au point de départ "officiel", il se situe à la sortie de Bourg d'Oisans. Une borne permettant de se chronométrer (système de ticket payant) y est présente.

L'Alpe d'Huez vue de Bourg d'Oisans

Après un échauffement sur le plat, je quitte Lolo qui fera un parcours plus plat dans la vallée et me lance dans la montée. Il vaut mieux s'échauffer un peu, car ça commence fort ! En effet, jusqu'au 3ème lacet (n°17, numérotation à l'envers), ce sont des belles rampes à 10%.

Beaucoup de cyclistes ont eu la même idée que moi, ce qui n'est pas étonnant, car on en compte 600 par jour à la belle saison. J'évite de suivre l'allure de quelqu'un d'autre et je suis mon propre rythme. Il faut éviter de partir trop fort dans cette ascension de 14Km sans vrai moment de répit.
Les premiers lacets sont franchis sans trop de dégâts, il fait frais et les sensations sont bonnes. Seul point noir : le nombre de voitures et de motos dans la montée. Un vrai raz de marée, avec la pollution qui va avec. C'est parfois difficile de respirer correctement ...

Les portions suivantes se ressemblent beaucoup : une rampe avec une pente assez forte puis un lacet plat, puis une autre rampe ... Comme au Ventoux, les cyclistes vont des vacanciers (dont des enfants !) avec leur vélo de ville aux cyclosportifs rapides et bien équipés. Mais je n'ai jamais croisé autant de monde sur un col. L'Alpe d'Huez est vraiment la Mecque du cyclisme.
Au détour d'un virage, une belle vue plongeante apparait sur Bourg d'Oisans et les lacets déjà grimpés.

En pleine action

Au kilomètre 8, j'arrive à Huez en Oisans (1247m), qui a gardé son charme de vieux village montagnard. Seul signe de modernité, une télécabine qui passe au dessus de ma tête. Ici, la pente se radoucit un peu pour la première fois depuis le départ. Mais ce sera de courte durée !
Ayant un peu mémorisé le profil de la montée, j'en profite pour récupérer un peu au lieu d'accélérer.
Il y a en effet 2Km à 11,5% et 9% avant l'arrivée à l'Alpe d'Huez. Les routes sont larges et les alpages apparaissent dans ce passage qui sera pour moi le plus difficile de l'ascension.

Malgré la fatigue qui commence à s'installer, je gère l'effort, sachant exactement (merci les panneaux) la distance à parcourir jusqu'au sommet. Au virage n°3, un photographe me prend en photo et me tend un ticket. On peut ensuite commander le tirage sur un site Web. Sympa comme souvenir !
Un cycliste qui me suit avec le même écart depuis le début commence à me rattraper. Cela me vexe un peu et me donne une raison d'accélérer avant l'entrée dans la station.

La station approche

Une fois dans l'Alpe d'Huez, c'est tout de suite plus facile. La route est encore marquée par le passage du Tour le mois précédent. C'est étrange, j'ai l'impression d'être déjà venu ici : la rue commerciale, le tunnel, les ronds points ... Je roule sur une route de légende, il ne manque que les spectateurs en furie !
Après un dernier rond point, c'est la longue ligne droite finale, en faux plat. Ce lieu d'arrivée manque de charme car un peu à l'écart de la station, qui elle n'en manque pas dans son genre.

Comme beaucoup de cyclistes présents, je profite un peu de ce moment. Le panorama sur les Grandes Rousses et les Ecrins avec leurs hauts sommets enneigés est saisissant. La descente jusqu'à Bourg d'Oisans, où m'attend Lolo, sera aussi bien agréable.
Verdict : l'Alpe mérite elle sa réputation de montée difficile ? Oui, avec ces pourcentages pendant autant de kilomètres c'est incontestable. Est-ce pour autant un "monstre" à gravir ? Non, il n'y a pas assez de dénivelé et de distance pour cela, à l'instar d'un Ventoux par exemple. Mais peu d'ascensions donnent cette impression de rouler dans un tel temple du vélo ...

Le Bourg d'Oisans vu de la station

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

01/05/2009

Lac de Lessy

Département : Haute Savoie (74)
Massif : Bargy
Altitudes (min-max) : 1281m-2085m
Longueur : 12,3Km
Dénivelé (positif-négatif) : 1150m-1100m
Difficulté : 4/5

(Sortie effectuée le 9 juillet 2008)
En début juillet 2008, nous avons passé une semaine de vacances au Grand Bornand, en Haute Savoie. Ce joli village au coeur des Aravis est un lieu idéal pour profiter de la montagne, et propose un choix impressionnant de randonnées pour tous les niveaux.
La plus belle de notre séjour est celle menant au lac de Lessy, situé dans la chaine du Bargy, une barrière montagneuse au Nord Ouest du Grand Bornand.

La randonnée démarre au Chinaillon (1280m), la station de ski locale. Près de la vieille église, nous prenons la direction du lac de Lessy. Un panneau nous indique le lac par les chalets de Mayse, mais nous ne prenons pas cette direction pour l'aller. A la place, nous grimpons par le sentier de découverte, raide et tout en lacets.
A la sortie du sous bois, la vue est déjà très belle sur la chaine des Aravis qui nous fait face.

Lolo devant les Aravis

A présent, il va falloir grimper dans les alpages grandioses de ce coin de la Haute Savoie. En effet, le lac de Lessy se situe derrière une crête herbeuse, qui culmine à l'Aiguille Verte (2045m). La pente est forte et nous croisons beaucoup de randonneurs de tous les âges durant l'ascension, sous les sifflets des marmottes affolées par tant de visiteurs. Au bout de 40min environ, nous atteignons la cime et le pied de l'Aiguille Verte.

L'ascension de l'Aiguille Verte

Il n'est pas obligatoire de monter jusqu'au sommet de l'Aiguille Verte pour rejoindre le lac, mais c'est bien tentant. Après tout, nous ne sommes pas à 50m près ... La dernière partie est assez pénible pour les mollets car c'est une véritable jungle d'orties qu'il faut traverser. Mais ça vaut vraiment le coup, tant la vue y est magnifique !
D'un côté, le Lac de Lessy, 300m plus bas, surplombé par le Pic de Jallouvre (2408m). Au loin, le lointain lac Léman et la Suisse. De l'autre côté, la chaine des Aravis avec la Pointe Percée (2750m), le point culminant du massif. A l'arrière plan, le Mont Blanc apparait majestueusement.


Le Lac de Lessy et le Jallouvre

La Pointe Percée et le Mont Blanc

La descente vers le lac est assez douce, dans une ambiance d'alpages bucolique. Comme beaucoup de randonneurs, nous faisons une pause déjeuner pour reprendre des forces et profiter des lieux. Nous ne sommes qu'à mi-chemin de la rando, et une autre montée nous attend dans l'après midi.
En quittant le lac, nous prenons la direction des chalets de Mayse. Nous passons sans encombre de ce côté le col de la Forclaz (1844m) et entamons la descente. Celle ci, sur un chemin large et sinueux, parait interminable.

La descente vers les chalets de Mayse

Les chalets de Mayse, très isolés, sont situés au fond d'une combe. Il va donc falloir grimper de nouveau pour revenir au Chinaillon. Sans doute le passage le plus dur de la rando, car la pente est raide, nos jambes sont fatiguées et la chaleur est étouffante en ce début d'après midi. D'ailleurs Ludo en sortira avec un joli coup de soleil sur les avant bras, du aux batons de marche !
Le sommet de la combe s'appelle le Planay (1690m). A partir de là, il faut descendre en sous bois sur un chemin étroit et caillouteux jusqu'aux alpages du Chinaillon. Nous y croisons (parfois d'un peu trop près) les vaches Abondance, toutes équipées de leur cloche. C'est grâce à elles qu'on fabrique le reblochon, LA spécialité locale.

Nous repartons dans notre chalet les jambes fatiguées mais heureux de cette superbe rando de 5H environ, dans un décor typique de cette partie de la Haute Savoie : alpages, hauts sommets, lac de montagne, vieux chalets, et bien sûr les vaches !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

29/01/2009

Col du Mont Noir (Par St Gervais)

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 211m-1431m
Longueur : 17,7Km
Dénivelé + : 1250m
Pente moyenne : 7%
Difficulté : 4/5

(Sortie effectuée le 2 septembre 2007)
Au début du mois de septembre 2007, nous nous mesurons une nouvelle fois au col du Mont Noir, mais cette fois ci par sa face la plus septentrionale. A la limite Nord du massif des Coulmes, cette route est parfois appelée "route des Ecouges", du nom du superbe canyon qu'elle traverse. Encore des beaux paysages en perspective ... et des belles difficultés !

Le départ de l'ascension est situé à Saint Gervais, un petit village entouré de noyers, à 30km de Grenoble. Nous allons grimper dans un premier temps au col de Romeyère (1069m). De là, une route forestière rejoindra le col du Mont Noir.
Dès le début de la montée, la pente est assez forte, de l'ordre de 7-8%. La route est en bon état et comporte peu de virages. C'est une particularité de ce versant Nord : dans l'ensemble beaucoup de lignes droites, et peu de lacets. La montée parait donc s'éterniser par moment, quand la pente est forte.

Heureusement, les paysages de barres rocheuses et de forêt verdoyante compensent cette linéarité. En effet, Saint Gervais se situe au pied d'une longue muraille montagneuse qui se termine au fameux Bec de l'Orient (1555m).
Le kilomètre 6 est un tournant de l'ascension : nous traversons un pont à côté duquel se déversent des cascades impressionnantes. Nous sommes à l'arrivée du canyon des Ecouges, un lieu très prisé pour le canyoning. Nous croisons un groupe d'amateurs de cette discipline qui se préparent à affronter la Drevenne, ce torrent qui prend sa source bien plus haut.

Les cascades de la Drevenne

Après le pont, la route devient plus sinueuse et la pente augmente : c'est maintenant 4Km à 9% environ qui nous attendent. Mais où va-t-on grimper ? Nous sommes entourés de falaises qui paraissent infranchissables. La réponse se trouve en face de nous, 200m au dessus ! Une fois de plus dans le Vercors, la route va emprunter un passage inattendu et audacieux.
En effet, elle va s'élever brusquement et longer la falaise dans une corniche creusée à la dynamite. Cette portion de route, qui rappelle celle des gorges du Nan, est une des plus spectaculaire que nous avons empruntée en vélo. Pas plus de 3m de large, autant en hauteur, et 200m de vide derrière le parapet. Plutôt vertigineux quand on observe les voitures garées en bas ... Vu la largeur de la route, un sens unique est instauré, la descente se faisant dans un tunnel très sombre (interdit aux vélos).

Sur la vertigineuse corniche

Une fois la corniche traversée, nous traversons un petit pont et entrons dans le canyon des Ecouges. La nature est très verte et humide, presque luxuriante. A notre gauche, une route secondaire qui part vers le Nord Est permet de suivre le torrent et le canyon. Nous suivons la route principale, en nous promettant de revenir explorer les lieux plus tard.
La pente, déjà forte, augmente encore. Nous sommes dans la partie la plus pentue de l'ascension, une ligne droite d'un Km à 9,5%. L'impression de ne pas avancer prend ici toute son ampleur ! Ensuite, c'est encore 3Km sans aucun virage qu'il faut gravir pour arriver au col de Romeyère. Toutefois, la pente est plus faible à cet endroit, qui est le seul moment de répit de ce versant.

L'entrée du canyon des Ecouges

Au bout de 13Km de montée depuis Saint Gervais, nous arrivons au col de Romeyère. Cette minuscule station de sports d'hiver se trouve dans une vallée entourée par les rochers de Pertuzon à l'Est et la forêt des Coulmes à l'Ouest. Au bout de la vallée se trouve le petit village de Rencurel, et plus loin la route descend vers les gorges de la Bourne.
Notre objectif étant le col du Mont Noir, nous empruntons la petite route forestière qui grimpe vers sa direction. Soit encore 350m à monter sur 5Km environ.
Cette dernière portion est peut être la plus difficile de l'ascension. En effet, la pente est de l'ordre des 8%, la fatigue se fait sentir et la route est désespérement droite ! Le tout avec un décor de forêt omniprésent qui masque tout point de repère.
L'arrivée au sommet se fera donc dans la douleur, notamment pour Lolo qui n'avait jamais grimpé un col aussi difficile. Bravo !

Au col de Romeyère

Une fois encore, le col du Mont Noir propose aux cyclistes une montée superbe et variée. En particulier l'accès au canyon des Ecouges, une prouesse de génie civil dans un décor grandiose. La difficulté est équivalente à celle de l'ascension par Saint Pierre, voire plus dure en raison des lignes droites interminables où on ne peut pas se relancer.
Malheureusement, un éboulement s'est produit en 2008 sur la corniche des Ecouges, rendant l'accès impossible au canyon pendant toute l'année. Aujourd'hui, la route est de nouveau ouverte mais avec obligation de passer par le tunnel pour monter. On y perd sûrement en panorama et on y gagne peut être en dangérosité ? Verdict d'ici l'été prochain ...

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

19/01/2009

La Dent d'Oche

Département : Haute Savoie (74)
Massif : Chablais
Altitudes (min-max) : 1235m-2222m
Longueur : 7,8km
Dénivelé (positif-négatif) : 1020m-1020m
Difficulté : 4/5

Cette randonnée comporte des passages délicats et exposés. Elle est déconseillée par temps de pluie ou de brouillard ainsi qu'aux personnes pas assez expérimentées.

(Sortie effectuée le 4 août 2007)
Au début du mois d'août 2007, nous sommes invités par un ami habitant en Haute Savoie, à la frontière suisse. Nous profitons de ce week end ensoleillé pour gravir un sommet très connu des randonneurs locaux : la Dent d'Oche.
Du haut de ses 2222m, cette montagne du massif du Chablais domine le lac Léman de plus de 1500m. De son sommet, elle offre un panorama impressionnant sur les alentours.

En début de matinée, nous sommes huit à nous rendre à la petite station de Bernex, proche de Thonon les Bains. Le point de départ de la randonnée se trouve sur le parking d'une auberge, "la Fétiuère". De nombreuses voitures sont déjà garées : pas de doute, c'est un itinéraire qui attire du monde. Ce n'est pourtant pas une petite balade de santé qui nous attend, car il y a plus de 1000m de dénivelé à grimper !
Nous prenons la direction des Chalets d'Oche, sur un sentier qui suit un petit ruisseau à travers la forêt. Le chemin, tout en lacets, est assez raide. Nous avançons à un rythme prudent, car la montée sera longue. D'autant plus que la journée promet d'être chaude.

L'arrivée aux Chalets d'Oche

Après une petite heure de marche, nous arrivons aux Chalets d'Oche, à 1600m d'altitude environ. La forêt disparait pour faire place à des alpages verdoyants. Comme de nombreux randonneurs, on en profite pour remplir nos gourdes à la fontaine rafraichissante. Devant nous se dresse la Dent d'Oche, dont le sommet situé en haut d'une barre rocheuse parait encore inaccessible.
L'ascension, bien raide, se fait maintenant à travers les alpages. Sur notre gauche on commence à apercevoir le lac Léman. Et si on se retourne, c'est une vue impressionnante sur le massif du Mont Blanc qui s'offre à nous.

Ludo face au Mont Blanc

Le premier passage technique de la randonnée est le franchissement d'une cheminée où il faut mettre les mains pour monter. Des chaines facilitent la tâche, pas très compliquée, sauf si on est trop petit ;-) Le grand nombre de randonneurs, dont des enfants, fait qu'il faut attendre patiemment son tour avant de grimper. A présent, le chemin est rocailleux et monte en lacets. Après quelques passages câblés supplémentaires, nous atteignons le refuge d'Oche, situé à proximité du sommet. C'est l'occasion de souffler un peu, et d'admirer le panorama splendide sur le vaste lac Léman, qu'on peut voir d'un bout à l'autre à cette altitude !

Le Lac Léman vu du refuge d'Oche

La fin de l'ascension est assez vertigineuse. En effet, il faut passer sur une arête rocheuse étroite et exposée pour joindre le sommet symbolisé par une croix. Cela peut devenir glissant et donc risqué en cas de pluie ... 2H20 environ après le départ, un premier groupe, dont nous deux, arrive au sommet de la Dent d'Oche. En attendant les autres, nous faisons le plein de photos. Il faut dire que le lieu s'y prête bien : la vue, exceptionnelle, est à 360° sur le Mont Blanc, les Alpes du Valais, les Aravis, la Vanoise ...
Après l'effort, le réconfort ! Une fois réunis, nous mangeons un pique nique copieux, avec des fromages savoyards, histoire de faire encore plus "local". Le tout sous le regard des chocards à bec jaunes qui iraient presque piquer dans nos assiettes. Ces volatiles n'ont que l'embarras du choix, vu la vingtaine de randonneurs qui ravitaillent au sommet.

Lolo au sommet

Après cette pause midi bien méritée, il faut attaquer la descente, qui se fera sur l'autre versant. Le début est assez délicat car le chemin est raide et très pierreux. Le passage le plus impressionnant est sans doute le franchissement d'une grande dalle rocheuse située à flanc de montagne. Heureusement, une longue chaine permet de sécuriser cette descente exposée, qui devient plutôt ludique au final.

Une descente assez délicate

Ce secteur du massif du Chablais a la particularité d'être peuplé de nombreux bouquetins. Ces cousins des chèvres sont peu sauvages par ici, et se laissent approcher de près. Nous arrivons au col de Planchamp (1996m), face à un sommet appelé le Château d'Oche. Au loin, une famille entière de bouquetins a pris possession des rochers. Cela nous montre l'incroyable facilité qu'ont ces animaux pour grimper.

Une famille de bouquetins dans les rochers

A partir du col, la descente se fait facilement et rapidement jusqu'aux chalets d'Oche. Nous nous rafraichissons à la fontaine avant d'attaquer la dernière partie de la randonnée. Assez cassante, la descente finale est plutôt pénible pour nos jambes déjà malmenées par les efforts du jour.
Nous sommes donc contents de retrouver nos véhicules, 5H30 environ après notre départ du matin.
Merci à Adrien pour cette superbe rando, un vrai concentré de montagne comme on l'aime : forêt, torrents, alpages, rochers et vue magnifique au sommet. Avec en prime la rencontre avec des bouquetins !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

08/01/2009

Col du Mont Noir (par Cognin)

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 270m - 1431m
Longueur : 16,2Km
Dénivelé + : 1180m
Pente moyenne : 7,3%
Difficulté : 4/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 15 juillet 2007)
Un mois après notre première ascension au col du Mont Noir (article précédent), nous partons de nouveau grimper au sommet routier des Coulmes. Cette fois ci, nous monterons par la face Nord Ouest, par laquelle nous sommes descendus la première fois.
La route passera par le petit village de Malleval avant d'atteindre la forêt des Coulmes puis le sommet. Mais avant cela, elle s'engouffrera dans des gorges étroites et profondes. Tout un programme !

Le départ se situe dans le village de Cognin-les-Gorges, traversé par la D1532 reliant Valence à Grenoble. Nous suivons la direction de Malleval pour débuter la montée proprement dite, qui commence dans un champ servant d'aire d'atterrissage pour parapentes.
La route, étroite ,traverse une épaisse forêt de buis et de chênes, caractéristique du coin à cette faible altitude. Il faudra attendre un kilomètre avant de rencontrer un premier lacet, qui sera suivi par d'autres moins espacés. La pente est assez forte, ce qui peut faire mal aux jambes si on ne roule pas un peu avant d'attaquer la montée. Une statue est posée au milieu d'un virage, comme un gardien qui veille sur l'entrée des gorges que nous commençons à apercevoir en arrière plan.

La statue veille sur les cyclistes

Après 3,5Km de montée, nous passons dans un tunnel étroit et sombre. A la sortie du tunnel, la vue est saisissante : la route est taillée dans une corniche qui surplombe des gorges profondes où coule le petit ruisseau du Nan.
Pour accéder à la forteresse naturelle qu'est le Vercors, des hommes ont à maintes reprises taillé à la dynamite des chemins d'accès de ce type. Cela donne aujourd'hui des routes célèbres et spectaculaires, comme celles de la Combe Laval, des Grands Goulets ou des Ecouges, toute proche. C'est un vrai bonheur pour le cycliste quand on les franchit, à nous faire oublier l' effort de la montée. Sauf peut être pour Lolo, qui est peu rassurée en voyant ces rochers imposants au dessus de notre tête. Les éboulements assez fréquents et parfois dramatiques lui donnent aussi raison ...

Arrêt dans les gorges du Nan

La traversée des gorges du Nan n'est pas très pentue et fait un peu plus de 2Km. A noter que dans le sens de la descente, c'est un endroit très froid même en été, car toujours à l'ombre ! Nous arrivons à un petit pont, puis à un carrefour. Il faut suivre la route principale afin de monter jusqu'à Malleval. Pour cela, nous emprunterons six lacets, dans une montée régulière et agréable. A chaque virage, on voit en contrebas le chemin parcouru. Je vois Lolo qui a deux lacets de retard et je double un cycliste qui s'obstine à monter avec un trop gros développement en regard de la pente. Tant pis pour lui, s'il aime forcer pour rien.

Après 9 Km d'ascension depuis Cognin, c'est l'arrivée à Malleval (940m). Ce paisible petit village entouré de pâturages cache une histoire terrible : lors de la Résistance, des maquisards et des civils se sont fait massacrer ici, piégés par la montagne qui leur empêchait de fuir (la route n'existait pas). Une statue à l'entrée du village rappelle ce moment tragique.
A la sortie de Malleval, nous suivons la direction de Presles et Rencurel. La route tourne moins et la pente devient plus forte : depuis les gorges c'était régulier à 7%, maintenant ça passe à 8,5% environ. La forêt devient peu à peu formée de conifères sur ce versant exposé au Nord. Au dessus de nous, une barre rocheuse impressionnante (cirque de Malleval) forme une muraille infranchissable.

Vue sur Malleval et les gorges

Cette portion difficile dure environ 4Km avant d'arriver au carrefour de Patente. Nous avons rejoint la route empruntée lors de notre première montée au col du Mont Noir. C'est l'occasion de faire une pause méritée, car la fatigue commence à s'installer. De nombreuses familles viennent ici pour faire des promenades en forêt ou tout simplement pique niquer dans la grande clairière toute proche.

Le carrefour de Patente

La fin de l'ascension est commune avec celle de la face Sud Ouest : route forestière du Mont Noir (toujours aussi mauvaise), Patte d'Oie et arrivée au sommet. Au total, j'ai mis environ 1H20 pour grimper ces 1180m depuis Cognin.
La montée est globalement moins difficile que par Saint Pierre de Chérennes et le Faz, car la pente est moins raide et plus régulière. Cela reste toutefois un sérieux effort.
Les paysages sont sauvages et magnifiques, que ce soient la traversée des gorges du Nan ou les lacets pittoresques pour monter à Malleval. Une sortie indispensable pour les amateurs de cols qui habitent dans les alentours !

Parcours et profil (crées par VisuGpx sur Skitour.fr) :