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20/01/2010

Montée du monastère de Chalais

Département : Isère (38)
Massif : Chartreuse
Altitudes (départ-sommet) : 252m - 950m
Longueur : 6,8Km
Dénivelé + : 698m
Pente moyenne : 10,3%
Difficulté : 3/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 3 octobre 2009)
Si l'année 2009 a été riche en nouvelles randos, elle fut plutôt pauvre en découvertes cyclistes. J'ai gardé le rythme en grimpant la plupart des cols des Coulmes (voir articles), du printemps à la fin de l'été.
Mais il me fallait une nouvelle ascension pour finir la saison en beauté. Pour cela j'ai choisi une montée située en Chartreuse, réputée bien raide : la route accédant au monastère de Chalais.

Le monastère de Chalais

Perché au dessus de Voreppe, à 935m d'altitude, ce lieu saint héberge une petite communauté de soeurs dominicaines. Elles ont la particularité de fabriquer des biscuits que l'on peut acheter sur place. Alcool, biscuits ... en Chartreuse on trouve de tout chez les moines !
7Km sont nécessaires pour rejoindre le monastère en partant de Voreppe. Soit une pente moyenne de 10% environ. Court mais bien costaud ...

Il fait bien frais lors de mon départ matinal. Après un petit voyage en train jusqu'à Moirans, je parcours environ 10Km dans la plaine pour rejoindre Voreppe. Échauffement utile avant d'affronter le raidillon !
Du village, on voit bien l'aiguille de Chalais (1089m), sommet caractéristique accessible en rando à partir du monastère. Celui-ci est situé sur le plateau qui jouxte l'aiguille, ce qui donne une idée de l'objectif à atteindre.

Voreppe et l'aiguille de Chalais

Les deux premiers kilomètres se déroulent dans des quartiers résidentiels. Dès le départ la pente est assez forte mais reste raisonnable (7-8%). Je commençais à être un peu déçu du challenge quand à l'entrée d'un virage serré (Racin sur IGN), la route se met à grimper fortement.
Cette rupture de pente brutale arrive sans prévenir. On passe facilement de 8 à plus de 12%. Les choses sérieuses commencent et ne se calmeront qu'à l'approche du sommet.

Elles continuent par une longue ligne droite infernale, où la route parait ne jamais cesser de s'incliner. Au retour je verrai à cet endroit un panneau indiquant une descente à 17% ! Dans ces conditions, mon impression d'être "scotché" au sol n'est pas étonnante.
Sur ma droite, l'aiguille de Chalais domine les lieux. Il y a encore du dénivelé à franchir avant de l'atteindre. Je roule maintenant au milieu de la forêt, sur une route parfois couverte de feuilles mortes et de châtaignes.

La pente est sévère

Quelques véhicules de chasseurs sont garés sur le côté. Exceptés leurs chiens à clochettes et un jogger, je ne croise personne dans la montée.
Malgré la fraicheur, je roule en manches courtes, car le corps monte vite en température avec de tels efforts. Grimper en vélo des pentes à 13%, l'idéal pour se réchauffer rapidement !
J'ai maintenant trouvé le bon rythme pour ne pas trop me fatiguer, car la pente est au final plutôt régulière dans sa sévérité. A la sortie d'un lacet, le paysage se dégage avec une vue qui s'étend sur le Nord du Vercors et la plaine du Voironnais.

Le dernier virage de l'ascension passe en dessous de belles falaises. La route atteint ensuite le petit plateau "sommital", où est construit le monastère. L'endroit est calme et charmant avec son pré où paissent quelques vaches. Un sentier de découverte permet de rejoindre un point de vue sur la vallée. Le monastère, bien plus petit que celui de la Grande Chartreuse, lui ressemble avec son architecture typique.
Je m'arrête un peu au dessus, sur le parking destiné aux randonneurs. La température automnale à cette altitude se fait désormais bien ressentir, et je renfile immédiatement ma veste. La descente sera rapide et froide !

Vue sur la plaine

Cette ascension est un morceau de choix pour les amateurs de raidillons, car peu de montées des Alpes proposent des pentes aussi élevées sur autant de kilomètres consécutifs. Sa faible longueur fait cependant qu'il est difficile d'évaluer sa difficulté globale.
Pour les cyclistes plutôt légers et roulant avec des petits braquets (mon profil), ce sera un effort de courte durée et qui ne marquera pas trop l'organisme, à condition de monter à son rythme. Dans les autres cas, ces 7 kilomètres peuvent être bien plus durs à avaler !

Parcours et profil (altitudes approximatives) :

23/08/2009

Col de Pra l'Etang (par Choranche)

Département : Isère(38)
Massif : Vercors

Altitudes (départ-sommet) : 215m - 1267m

Longueur : 22,5Km

Dénivelé + : 1052m

Pente moyenne : 4,6%
Difficulté : 3/5


(Par Ludo, sortie effectuée le 21 mai 2009)
Le col de Pra l'Etang (ou de Prélétang) est le col le plus discret du massif des Coulmes. Il permet de rallier le plateau de Presles à la vallée de Rencurel, via une petite route forestière très tranquille.
Il existe de nombreux chemins pour le franchir. J'ai choisi l'itinéraire des gorges de la Bourne, que je n'avais jamais emprunté en vélo. Une jolie et longue montée, peu pentue dans l'ensemble.

Au départ de Pont en Royans, que l'on ne présente plus (voir article), je prends la direction de Villard de Lans. Le début de l'ascension, en faux plat, est très roulant. Le week end, il est conseillé de partir tôt dans la journée pour éviter la circulation qui peut être dense sur cette route. En pleine semaine et à 9H je ne croise pas grand monde ...
Au bout de 4Km, j'arrive à Choranche, un petit village à l'entrée des gorges et au pied des falaises, célèbre pour ses grottes (à visiter absolument). L'ascension commence véritablement ici.

Le village de Choranche

Je commence la traversée des gorges de la Bourne, qui se terminera à la Balme de Rencurel. Soient 8Km qui oscillent généralement entre 4 et 6%.
Les falaises qui m'entourent sont spectaculaires, surtout au passage de la cascade de Moulin Marquis : un mince ruisseau, le Bournillon, dégringole de 300m le long de la paroi avant de se jeter dans la Bourne ! La puissance de l'eau alimente une centrale EDF que l'on peut voir en contrebas de la route.

Les gorges se rétrécissent de plus en plus, de même que la chaussée. Dans les passages les plus étroits, les voitures ne peuvent pas se croiser. Dans les petits tunnels, il fait sombre et humide. La route est parfois taillée directement dans la falaise, ce qui demande régulièrement de lourds travaux de sécurisation, car les éboulements sont fréquents (brrr !).

Dans les gorges de la Bourne

Les paysages sont plus aérés et plus lumineux lorsque j'arrive à la Balme de Rencurel, petit bourg rapidement traversé. Je quitte la route de Villard et je prends celle de Rencurel/massif des Coulmes.
Un gros lacet sur un revêtement impeccable permet de rejoindre rapidement le village de Rencurel (805m). Au pied de la forêt des Coulmes, dans une vallée étroite et verdoyante, c'est un lieu très paisible.

A la sortie du village, 6Km me séparent du col de Pra l'Etang. Attention, il est mal indiqué : il faut suivre la direction du "Violon", des "Glénats" et des "Ailes" pour comprendre que la route permet de rejoindre Presles. Quant au revêtement, il est à la hauteur du balisage : très douteux, avec de nombreux nids de poule.
Malgré cela, c'est agréable de monter sur cette route très calme, avec une jolie vue sur Rencurel et les montagnes de Lans.

Vue sur Rencurel

Les 4 derniers kilomètres sont réguliers, à 6,5% de moyenne. Tout près du lieu "les Antis", une vieille école en ruine est présente sur le bord de la route. Aujourd'hui envahie par la forêt, c'est un vestige de l'époque où le massif des Coulmes était plus peuplé.
La fin de l'ascension est assez monotone et parait interminable. Après un dernier virage en épingle, un petit panneau indique le sommet du col. Discret jusqu'au bout !

Au sommet

22,5Km pour 1052m de dénivelé ont été nécessaires à cette ascension. Malgré la longueur, la difficulté reste moyenne en regard des pourcentages assez modestes.
Encore une fois, les Coulmes offrent une grande variété d'ambiances et de paysages. Avec sa partie finale, ce col est à réserver aux amateurs de petites routes un peu perdues, voire oubliées !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

11/07/2009

Col de la Machine (par St Jean en Royans)

Département : Drôme (26)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 250m - 1015m
Longueur : 12,3Km
Dénivelé + : 765m
Pente moyenne : 6,2%
Difficulté : 3/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 3 mai 2009)
Après avoir gravi une première fois le col de la Machine en juin 2007 (voir article), je m'attaque cette fois à son versant le plus connu et le plus spectaculaire. Une montée de 12Km à 6% environ, avec au final un passage vertigineux et audacieux au dessus du célèbre cirque de Combe Laval.

Le départ de l'ascension se situe juste à la sortie de St Jean, en direction de Lente. Une longue ligne droite sert d'introduction, sur une route plutôt pentue. Après un premier lacet, on pénètre dans la forêt.
D'une manière générale, ce versant peut se couper en deux parties au niveau de la difficulté : les 7 premiers kilomètres sont assez difficiles (7,5% de moyenne) et la suite est bien plus facile jusqu'au sommet.

La route est large et en bon état. Quelques virages brisent la monotonie de la montée, et de temps en temps les vaches du Royans me servent de supportrices. C'est raide mais régulier, il faut donc trouver le bon rythme pour bien grimper.
Au bout de 7Km, je passe devant une antenne relais (Mont Jourdan, 797m). Ici, la vue est bien dégagée, de la vallée du Royans jusqu'à St Marcellin. Une table d'orientation permet d'identifier les lieux.

Un beau point de vue

Après l'antenne, la montée devient bien moins pentue. Une petite route forestière sur la droite permet d'atteindre le col de la Machine en passant par le col de l'Echarasson. A essayer une autre fois, sachant que le paysage sera moins intéressant, car on ne passe pas au bord du ravin.
Au kilomètre 9, un tunnel apparait subitement au loin. En dessous, une énorme falaise plonge à pic dans le vide : c'est le début de Combe Laval. Très impressionnant, surtout quand on ne s'y attend pas la première fois !

L'entrée de Combe Laval

A partir de maintenant, c'est une succession de tunnels étroits et de passages en corniche qui attendent le cycliste. On comprend pourquoi il a fallu des décennies pour creuser cette route ... La pente est faible, c'est donc idéal pour profiter de la vue. Je croise de nombreux touristes, en voiture ou moto, qui s'arrêtent pour contempler ce paysage peu commun.
Par endroits, la falaise plonge de 600m dans le ravin ! Tout en bas, une petite route conduit à un monastère situé au bout de la combe. Sur le côté droit de la chaussée, de nombreux filets permettent de limiter les éboulements, très fréquents dans le coin.

Un panneau indique l'emplacement du 45ème parallèle. Je suis donc à mi-chemin entre l'Equateur et le pôle Nord. Pour l'anecdote, on trouve cette même information sous la forme d'un globe terrestre dans la forêt de Corrençon en Vercors.
La pente augmente légèrement dans le dernier et le plus long tunnel (éclairé). A sa sortie, le ravin a disparu et l'auberge qui indique le sommet du col apparait. C'est le début de la vaste forêt de Lente, poumon vert du Vercors Drômois.

Aiguille et panorama

Avec sa dernière partie qui figure sur les cartes postales, cette ascension est un vrai classique du Vercors. Plus simple que par St Laurent, elle laisse peu de traces dans les jambes si on a l'habitude des cols. Juste des images plein les yeux !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

20/06/2009

Mon matériel

(Par Ludo)
Voici un petit inventaire du matériel que j'utilise au 20 juin 2009, pour faire du vélo et des randos :

VTT Rockrider 8.2

Commençons par le vélo. J'ai acheté ce VTT de Décathlon en août 2006, après avoir monté le Ventoux avec un vieux Sunn. A l'époque, je faisais essentiellement du VTT, n'ayant encore pas déménagé dans l'Isère.
Depuis que j'habite à St Marcellin, je ne fais plus que de la route, car je trouve que le coin s'y prête mieux. J'ai seulement posé des pneus routes pour améliorer le rendement.

Mon premier compagnon dans les cols

Son poids plutôt léger pour un VTT (11,5Kg) lui donne une bonne nervosité. Sa fourche avant Rockshox Reba est bien confortable dans les descentes, notamment sur les routes souvent cabossées du coin. Voici ce qui me manquerait le plus si un jour je ne roule plus en VTT, ce serait difficile de se passer de ce confort quand on y est habitué !
Les freins à disques sont puissants, et la transmission Shimano LX/XT bien efficace. J'ai juste une réserve sur le système Dual Control pour passer les vitesses, assez fatiguant pour les doigts à la longue. On peut aussi regretter les pédales posées par défaut, pas assez larges si on n'est pas un adepte des pédales automatiques. Ce sont les seuls "gros" défauts que je trouve à ce vélo de qualité, léger, polyvalent et maniable ! (prix d'achat : 999€)

GPS de randonnée Garmin Foretrex 101

Amateur de mesures sportives et d'orientation, j'ai acheté ce GPS de randonnée en décembre 2008. C'est un GPS "main libre", qui peut se fixer au poignet ou sur le cintre du vélo. Bien pratique ! Léger (78g) et assez petit (8*4 cm environ), il se fait vite oublier lors des sorties.

Au niveau des fonctions, il n'affiche pas de fond de carte et son écran est monochrome. C'est donc un complément, et non un remplacement d'une carte IGN. En réalité, aucun GPS, si sophistiqué qu'il soit, ne peut remplacer une carte papier.
Il permet bien sûr de s'orienter en affichant une boussole (non magnétique) précise au degré près, sa position (latitude/longitude ou UTM), et l'altitude. La position est précise de 5m à 20m près selon les conditions du terrain, ainsi que l'altitude. Je suis d'ailleurs agréablement surpris de la précision de l'altitude, souvent décriée pour les GPS. Or, elle est la plupart du temps très proche, voire identique, à celle affichée sur les panneaux rencontrés !

Traçage du parcours effectué

Les fonctions classiques de traçage du trajet (idéal pour revenir sur ses pas), mémorisation de "Waypoints" (jusqu'à 500) et de création de routes sont supportées efficacement. Une trentaine d'informations et de mesures peuvent être affichées en temps réel (vitesse, distance, temps de mouvement, temps d'arrêt ...), utiles pour le vélo comme pour la rando. Je regrette juste que le dénivelé total ne peut pas être calculé.
Son autonomie (alimentation par 2 piles AAA) de 10H environ est correcte pour un GPS. Avec des piles rechargeables on ne s'en soucie plus. Attention, elle devient plus faible par temps froid.

Ralliement d'un point de route

En résumé, un petit joujou très complet et peu cher (115€ environ), avec lequel je m'amuse bien depuis décembre. Il nous a déjà rendu de bons services, lors de balades en raquettes par exemple.

Autres accessoires

Chaussures de marche Asolo Synchro GTX : performantes sur tous les terrains, légères et étanches avec leur membrane en Gore-Tex, elles sont idéales pour les gros dénivelés et les longues randonnées. Je les teste depuis peu, la phase de "rodage" se termine et j'en suis pour l'instant très satisfait (145€ environ).

Bâtons de randonnée Quecha Forclaz 500 Light : comme leur nom l'indique, ils sont très légers. C'est devenu pour nous un accessoire indispensable en montagne, car ils répartissent les efforts en montée et soulagent les articulations en descente ! On y gagne significativement en performance et en confort (19€ l'unité).

15/06/2009

La route coupée

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 192m - 1375m environ
Longueur : 18,3Km
Dénivelé + : 1183m environ
Pente moyenne : 6,5%
Difficulté : 4/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 25 octobre 2008)
A l'occasion des JO d'hiver de Grenoble de 1968, une route a été créée pour rejoindre la station d'Autrans (Vercors Nord) à partir de la vallée de l'Isère. Le point culminant de ce "col" est le tunnel du Mortier, permettant de traverser l'imposante barre rocheuse en bordure du massif.

Mais en 1992, un gigantesque éboulement a emporté la route en amont du tunnel. Aujourd'hui, cette portion de route n'est toujours pas reconstruite (et ne le sera probablement jamais), et le tunnel du Mortier reste inaccessible à partir de la vallée.
En fin octobre 2008, je décide de voir à quoi ressemble cette route coupée, dévorée par la montagne. Avant d'y parvenir, il faudra grimper ! Environ 1200m de dénivelé sur 18Km de montée m'attendent ...

Je pars avec Lolo de Saint Quentin en Isère, à 25Km de Grenoble. Le premier objectif est d'atteindre le village de Montaud, niché sur un plateau à 735m d'altitude.
La pente est moyennement forte dans le premier kilomètre, puis se corse sérieusement ensuite. En effet, jusqu'au lieu-dit Le Villard, il y a 3Km consécutifs à 10% ! Il ne faut pas donc rouler trop vite dans ce passage, le plus pentu de toute l'ascension. Je monte à mon rythme tandis que Lolo essaiera de grimper le plus haut possible.

Au bout de 6Km, j'arrive à un carrefour permettant de descendre à Veurey Voroise. C'est un autre moyen (bien raide aussi) de joindre Montaud. Le village se situe peu après le croisement.

L'église de Montaud

Montaud est minuscule et se traverse très rapidement. Je ne fais qu'apercevoir la barre rocheuse que je dois atteindre, car elle est cachée par la brume. Des panneaux indiquent que la route d'Autrans est barrée à partir du hameau des Coings, pourtant encore loin de l'éboulement.
Ce hameau du bout du monde est rejoint après 3Km de montée à 6% environ, sur une bonne route. Le paysage est très champêtre, avec une belle vue sur la Chartreuse assez proche. Il ne fait pas encore froid malgré l'altitude et la saison.

Après les Coings, on change de décor et de conditions : la route est officiellement fermée, donc plus entretenue, et ça se voit ! Boue, nids de poules, branches d'arbres, tout y est. Je suis maintenant entouré d'une vaste forêt de conifères, où il fait sombre et bien plus frais. L'atmosphère est étrange, le silence règne tandis que des gros bancs de brume couvrent la végétation ...
Par moments, je vois la vallée de Moirans, située en dessous de l'épaisse forêt aux couleurs d'automne qui couvre le Vercors.

Vue sur la vallée

J'ai parcouru 14Km depuis Saint Quentin quand j'arrive au col de Montaud (1069m). Ce col purement pédestre permet de descendre au village de La Rivière par des sentiers.
Il reste maintenant environ 4,5Km à 7% jusqu'à l'arrivée. La route est de plus en plus mauvaise, ce qui accentue la difficulté. Sur ma droite, des barres rocheuses font plusieurs centaines de mètres de hauteur.
Un gros panneau d'avertissement indique "zone dangereuse, chutes de pierres, glissements de terrain, stationnement et circulation interdite". Ambiance !

Des barres rocheuses impressionnantes

Malgré l'avertissement, un 4*4 est garé à cet endroit. Soit des chasseurs, soit des randonneurs. Je passe à côté d'un premier éboulement. Les rochers empilés comme de vulgaires cailloux mesurent bien 2 ou 3m. Soudain, 3 chamois sortent de la forêt. Ils me voient et font demi-tour aussitôt !
Je comprends que je suis bientôt au but quand une barrière naturelle faite de rochers et de terre me coupe la route. Sûrement pour décourager les automobilistes les plus téméraires ...

Je passe par dessus la barrière et continue. Encore 100 derniers mètres totalement défoncés et j'arrive à la fin de la route. Celle-ci rétrécit pour ne faire que quelques centimètres de large. Au delà, c'est le néant : l'éboulement est très large, et très profond. Impossible de continuer évidemment. Dommage, car rejoindre Autrans par le tunnel aurait été très intéressant.
Il parait que des cyclistes arrivent à contourner la difficulté par un obscur chemin qui passe au dessus de l'éboulement. J'ai beau chercher, je ne le trouve pas. Et si c'était le cas, je ne tenterais pas le coup, seul et en fin d'après midi ...

La fin de la route !

Une pause rapide dans cet endroit peu rassurant et je fais demi-tour. La descente sera froide et humide ! Lolo a pu grimper jusqu'au col de Montaud, je la rejoins au village pour finir la sortie avec elle.
Ce sera dur de trouver une arrivée aussi sauvage que celle de cette longue et difficile ascension. Je la recommande vivement, si vous êtes assez entrainé ... et si vous n'avez pas peur que le ciel vous tombe sur la tête ;-)

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

29/05/2009

Col de Tourniol (par Barbières)

Département : Drôme (26)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 434m - 1145m
Longueur : 12,1Km
Dénivelé + : 711m
Pente moyenne : 5,9%
Difficulté : 2/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 31 août 2008)
L'été 2008 a été riche en ascensions et s'est conclu par la montée du col de Tourniol (1145m). Situé dans la Drôme, c'est un des rares points d'accès au plateau du Vercors dans cette partie du massif. Il est donc bien connu des cyclistes de Romans et de Valence, que l'on rencontre à coup sûr sur ses pentes les week end.
Un "must have", parait-il, avec un parcours tout en lacets. Cela tombe bien, j'aime les virages !

Le départ se fait à Barbières, un joli village au décor plutôt minéral, situé au pied du massif. L'ascension commence en fait à partir de Romans, à 12Km. Mais cette première partie en faux plat est interminable et pas très intéressante.
Lolo ayant toujours des soucis à son genou, elle fera un tour dans la plaine, à la découverte des jolis villages qui bordent le Vercors.
Après un petit échauffement dans les rues du village, je commence à grimper. Je croise déjà beaucoup de cyclistes qui s'élancent vers le col.

Au départ de Barbières

Les premières pentes du col sont plutôt douces, et ce sera le cas pendant 9Km. En effet, les pourcentages dépassent rarement les 6%. Paradoxalement, ce n'est pas évident à gérer au départ car on craint de partir sur un rythme trop élevé. Je décide de rouler à une allure assez soutenue, ayant de bonnes sensations.
Les premiers virages arrivent au bout de 2Km. Ces six lacets successifs permettent de franchir une colline, en avant poste des falaises du Vercors. Je double deux cyclistes, un peu étonnés de se voir dépassés par un VTT (avec des pneus routes).

La route, assez étroite, devient ensuite moins sinueuse. Je passe devant un poste téléphonique, plutôt étrange dans ce coin perdu ! A ce stade de la montée, l'arrivée du col est encore difficile à voir, tant les falaises qui me font face semblent infranchissables.
Et pourtant, un passage existe. Pour cela, il faut escalader une dernière série de six lacets, qui débute à 3Km environ de l'arrivée.

Les lacets finaux du col (image Wikipédia)

Cette dernière partie de l'ascension est constituée de cinq lignes droites quasiment parrallèles. Avec une pente régulière à 8,5%, c'est le passage le plus difficile. En cette saison, la vue n'est malheureusement pas très dégagée, à cause de la densité des arbres.

Je rattrape un cycliste assez âgé, qui me double et accélère aussitôt après. C'est de bonne guerre. Je colle à sa roue et tente de rester à son allure. Soudain, un autre vélo nous rattrape, c'est un des deux que j'avais doublé auparavant ! Nous sommes donc trois à nous tirer la bourre (amicalement) jusqu'à l'arrivée.
Heureusement que le début n'était pas dur, car les jambes tirent un peu dans la dernière ligne droite. Je n'ai pas l'habitude de finir un col à un rythme aussi élevé ...

Le sommet est situé entre deux énormes masses rocheuses. C'est vraiment le seul passage possible à des kilomètres pour atteindre le plateau. La vue cette fois ci est bien dégagée, de Valence aux Chambarans. Une stèle rappelle qu'un accident d'avion a eu lieu ici en 1989, faisant une vingtaine de victimes.
Des cyclistes arrivent régulièrement, une vraie autoroute ! Le Vercors Drômois est bien plus fréquenté que les Coulmes.

Le sommet

Le col de Tourniol est une ascension très sympa à monter, sur une bonne route, sinueuse et avec peu de trafic automobile. Niveau difficulté, je ne l'ai pas trouvé bien méchant, seuls les derniers kilomètres proposent un challenge plus élevé. Certes, il souffre un peu de la comparaison avec le Charmant Som et l'Alpe d'Huez, grimpés les semaines précédentes ...
A tester : le col des Limouches, autre point d'accès au Vercors Drômois, situé quelques kilomètres plus au Sud.

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

25/05/2009

Col du Mont Noir (par le Charmeil)

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 215m - 1431m
Longueur : 19,4Km
Dénivelé + : 1216m
Pente moyenne : 6,2%
Difficulté : 4/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 27 juillet 2008)
Avant de m'attaquer au Charmant Som et à l'Alpe d'Huez, j'ai continué ma découverte des routes des Coulmes en grimpant le col du Mont Noir par une nouvelle face. Cette longue montée part de la vallée de la Bourne puis rejoint le plateau de Presles et traverse enfin la forêt des Coulmes jusqu'au sommet.
Cette dernière partie se fait sur une route forestière isolée et étroite à souhait. Ambiance sauvage garantie !

Je débute l'ascension à Pont-en-Royans, le village connu pour ses "maisons suspendues", bâties au bord de l'eau. Une curiosité à voir, malgré le nombre impressionnant de baigneurs et de touristes l'été.
Au carrefour des maisons suspendues, il faut suivre la route des gorges de la Bourne, en direction de Villard de Lans.

Pont-en-Royans, village au bord de l'eau

Peu après la sortie du village, il faut quitter la voie principale et prendre à gauche la petite route qui monte à Presles. L'ascension commence vraiment ici, sur un tracé étroit et sinueux.
La pente est régulière, à 7,5% environ. La vue sur la vallée se dégage petit à petit, et les paysages sont superbes. L'exposition étant plein Sud, il est conseillé de grimper assez tôt le matin l'été pour ne pas souffrir de la chaleur.

Au bout de 4,5Km, je rejoins le col de Toutes Aures que j'ai déjà gravi à partir de Saint André en Royans (voir article). Je suis donc en terrain connu jusqu'au plateau de Presles, 250m plus haut. Mais je ne me lasse pas de ce panorama sur cette partie du Vercors. Ma dernière venue ici datant de début mai, la végétation a donc bien changé depuis. J'arrive sur le plateau (810m) en ayant bien géré mon effort. Il le faut car je ne suis qu'à la moitié !

Belvédère sur la vallée de la Bourne

Je quitte la route de Presles au premier croisement, en tournant à droite en direction du Charmeil et de Rencurel. La partie "forestière" de l'ascension va bientôt débuter. Le début est plutôt tranquille, avec pas mal de virages et une pente faible. C'est le seul moment vraiment reposant de la montée. Il y a encore quelques prés, qui laissent peu à peu place à la forêt.
Les dernières habitations se trouvent dans le hameau du Charmeil, atteint au bout de 2,5Km environ. A travers les arbres, on peut voir Presles et même Pont-en-Royans au loin.

Déjà du chemin parcouru !

Passé le hameau, il n'y aura plus de présence humaine jusqu'au sommet, que de la forêt à traverser pendant 8Km ! La route rétrécit encore, pour atteindre à peine la largeur d'une voiture.
Les pourcentages sont plus irréguliers et plus difficiles, avec un long passage à 8%. Je roule au milieu de sommets arrondis, totalement boisés.
3Km après le Charmeil, on trouve un point d'eau bien fraiche à la fontaine de Pétouze (1125m). Les sources étant rares dans les Coulmes, il faut en profiter si on est à sec.

La route se sépare en deux : à droite c'est la direction du col de Prélétang (1267m), qui permet de rejoindre Rencurel. Je prends donc à gauche la route forestière des Croisettes, qui me mènera au Mont Noir.
Ce passage est sans doute le plus difficile de l'ascension. En effet, on y trouve les plus gros pourcentages, avec notamment un kilomètre à 9%. Pour ne rien arranger les choses, la route est en mauvais état, et je dois souvent slalomer entre les trous et les racines !
Cependant, j'adore ce côté sauvage et ce sentiment de solitude. La forêt étant composée majoritairement de feuillus sur ce versant, il y fait toujours frais en été.

Dans la forêt des Coulmes

800m avant l'arrivée, j'arrive à la "Patte d'oie". Cela signifie que j'ai retrouvé la route forestière du Mont Noir, que l'on emprunte quand on vient de Cognin ou du Faz. Après 19,4Km et 1216m de dénivelé, c'est enfin le sommet. Encore un bon challenge !
Un peu moins difficile que par Saint Gervais ou Saint Pierre, cette variante très agréable à monter est la plus longue et sans doute la plus sauvage.


Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

15/05/2009

L'Alpe d'Huez (par Bourg d'Oisans)

Département : Isère (38)
Massif : Grandes Rousses/Oisans

Altitudes (départ-sommet) : 717 m - 1860m

Longueur : 14,4Km

Dénivelé + : 1121m

Pente moyenne : 7,9%

Difficulté : 4/5


(Par Ludo, sortie effectuée le 10 août 2008)
On ne présente plus la station Iséroise de l'Alpe d'Huez, rendue célèbre par le Tour de France. La montée aux 21 lacets est devenue mythique, et attire à chaque fin d'étape plusieurs milliers de spectateurs. C'est aussi un lieu incontournable pour les cyclistes amateurs, à l'instar du Ventoux ou du Tourmalet.
Habitant à une centaine de kilomètres de Bourg d'Oisans, je décide de me mesurer au mythe en début août 2008, alors que commencent les JO de Pékin.

Pour cette ascension, le parcours choisi est celui emprunté par le Tour. Des panneaux indiquent tout le long de la montée l'altitude en cours et le nombre de kilomètres restants. C'est donc facile de s'y retrouver. Quant au point de départ "officiel", il se situe à la sortie de Bourg d'Oisans. Une borne permettant de se chronométrer (système de ticket payant) y est présente.

L'Alpe d'Huez vue de Bourg d'Oisans

Après un échauffement sur le plat, je quitte Lolo qui fera un parcours plus plat dans la vallée et me lance dans la montée. Il vaut mieux s'échauffer un peu, car ça commence fort ! En effet, jusqu'au 3ème lacet (n°17, numérotation à l'envers), ce sont des belles rampes à 10%.

Beaucoup de cyclistes ont eu la même idée que moi, ce qui n'est pas étonnant, car on en compte 600 par jour à la belle saison. J'évite de suivre l'allure de quelqu'un d'autre et je suis mon propre rythme. Il faut éviter de partir trop fort dans cette ascension de 14Km sans vrai moment de répit.
Les premiers lacets sont franchis sans trop de dégâts, il fait frais et les sensations sont bonnes. Seul point noir : le nombre de voitures et de motos dans la montée. Un vrai raz de marée, avec la pollution qui va avec. C'est parfois difficile de respirer correctement ...

Les portions suivantes se ressemblent beaucoup : une rampe avec une pente assez forte puis un lacet plat, puis une autre rampe ... Comme au Ventoux, les cyclistes vont des vacanciers (dont des enfants !) avec leur vélo de ville aux cyclosportifs rapides et bien équipés. Mais je n'ai jamais croisé autant de monde sur un col. L'Alpe d'Huez est vraiment la Mecque du cyclisme.
Au détour d'un virage, une belle vue plongeante apparait sur Bourg d'Oisans et les lacets déjà grimpés.

En pleine action

Au kilomètre 8, j'arrive à Huez en Oisans (1247m), qui a gardé son charme de vieux village montagnard. Seul signe de modernité, une télécabine qui passe au dessus de ma tête. Ici, la pente se radoucit un peu pour la première fois depuis le départ. Mais ce sera de courte durée !
Ayant un peu mémorisé le profil de la montée, j'en profite pour récupérer un peu au lieu d'accélérer.
Il y a en effet 2Km à 11,5% et 9% avant l'arrivée à l'Alpe d'Huez. Les routes sont larges et les alpages apparaissent dans ce passage qui sera pour moi le plus difficile de l'ascension.

Malgré la fatigue qui commence à s'installer, je gère l'effort, sachant exactement (merci les panneaux) la distance à parcourir jusqu'au sommet. Au virage n°3, un photographe me prend en photo et me tend un ticket. On peut ensuite commander le tirage sur un site Web. Sympa comme souvenir !
Un cycliste qui me suit avec le même écart depuis le début commence à me rattraper. Cela me vexe un peu et me donne une raison d'accélérer avant l'entrée dans la station.

La station approche

Une fois dans l'Alpe d'Huez, c'est tout de suite plus facile. La route est encore marquée par le passage du Tour le mois précédent. C'est étrange, j'ai l'impression d'être déjà venu ici : la rue commerciale, le tunnel, les ronds points ... Je roule sur une route de légende, il ne manque que les spectateurs en furie !
Après un dernier rond point, c'est la longue ligne droite finale, en faux plat. Ce lieu d'arrivée manque de charme car un peu à l'écart de la station, qui elle n'en manque pas dans son genre.

Comme beaucoup de cyclistes présents, je profite un peu de ce moment. Le panorama sur les Grandes Rousses et les Ecrins avec leurs hauts sommets enneigés est saisissant. La descente jusqu'à Bourg d'Oisans, où m'attend Lolo, sera aussi bien agréable.
Verdict : l'Alpe mérite elle sa réputation de montée difficile ? Oui, avec ces pourcentages pendant autant de kilomètres c'est incontestable. Est-ce pour autant un "monstre" à gravir ? Non, il n'y a pas assez de dénivelé et de distance pour cela, à l'instar d'un Ventoux par exemple. Mais peu d'ascensions donnent cette impression de rouler dans un tel temple du vélo ...

Le Bourg d'Oisans vu de la station

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

12/05/2009

Chalets de Charmant Som (par La Tronche)

Département : Isère (38)
Massif : Chartreuse

Altitudes (départ-sommet) : 232m - 1670m

Longueur : 21,2Km
Dénivelé + : 1438m

Pente moyenne : 6,8%

Difficulté : 5/5


(Par Ludo, sortie effectuée le 3 août 2008)
Le Charmant Som (1867m) est un sommet du massif de la Chartreuse. Il est accessible à pied facilement en partant d'une auberge, les "chalets de Charmant Som", située 200m plus bas. Arriver ici en vélo est une autre histoire !
En effet, en partant de la Tronche (banlieue de Grenoble), ce sont 21,2Km d'ascension et 1438m de dénivelé qui attendent le cycliste. J'ai relevé ce défi le 3 août 2008. Trois étapes jalonnent cette montée : le col de Vence, le col de Porte et enfin les chalets au sommet.

Le Charmant Som et la route des chalets

J'arrive tôt à Grenoble pour profiter de la fraicheur matinale. La traversée de la ville pour rejoindre la Tronche en suivant les quais de l'Isère me sert d'échauffement. Le début de l'ascension est totalement urbain avec une pente assez forte. Il n'y a pas encore trop de monde sur cette route souvent fréquentée la journée.
Après la Tronche, j'arrive dans le chic village de Corenc, qui s'étire tout en hauteur. Je n'ai pas de très bonnes sensations et j'espère que les jambes vont se dérouiller car le chemin à parcourir est long.

La pente devient encore plus forte à la sortie de Corenc, et le décor plus sauvage. 7Km après le départ, j'arrive au col de Vence (782m), situé entre le Mont Rachais et le Mont Saint Eynard. La forêt de la Chartreuse commence à m'entourer et il fait tout de suite plus frais et humide. Je croise pas mal de cyclistes, certains portent des bagages et doivent sans doute rouler pour plusieurs jours.
La route est moins pentue une fois le col passé. Mais peu avant le village du Sappey en Chartreuse, ça devient dur de nouveau, avec un kilomètre proche des 9%. Un carrefour permet de rejoindre le fort du Saint Eynard (1338m). Une ascension à essayer un jour. Je traverse le paisible village-station (où rien n'est plat !) et je suis la direction du col de Porte.

Le Sappey en Chartreuse

Les sensations sont meilleures qu'au départ, donc j'accélère le rythme, ce que je regretterai un peu plus tard. Je roule désormais dans la forêt de conifères et j'arrive rapidement au col de Palaquit (1154m). Ce lieu m'est connu car c'est le point de jonction avec la route de Sarcenas, que j'ai empruntée en 2006 (voir article).
Je rejoins peu après le col de Porte (1326m), après 16Km de montée depuis la Tronche. Je ne l'avais jamais gravi par ce versant et je pourrais m'arrêter là, car c'est déjà une belle ascension, plutôt difficile (4/5).

Mais le but du jour est de monter jusqu'aux chalets de Charmant Som, 350m plus haut. Après une courte pause, j'attaque cette dernière partie de la montée. Le début, pratiquement plat, me permet de récupérer un peu. Car la fin de l'ascension est redoutable !
En effet, elle se termine par 3Km à plus de 9%. Et ça fait mal quand on a déjà 18Km de montée dans les jambes. Dès l'augmentation de la pente, les jambes tirent et ne répondent plus bien. Il va falloir finir très tranquillement, sous peine d'exploser. Je regrette mon accélération avant l'arrivée au col de Porte ...


La vue se dégage au fil des lacets, et j'aperçois le célèbre couvent de la Grande Chartreuse en contrebas. Après un ultime virage, je vois l'arrivée au bout d'une longue ligne droite. Je roule à présent au milieu des alpages, avec une ambiance de grand col. De chaque côté, différents sommets se présentent, comme Chamechaude, les pics de Belledonne et le Mont Blanc au loin.

La chaine de Belledonne

Le sommet de la montée est un grand parking situé à côté des chalets. On est en fin de matinée et c'est plein. Des randonneurs et des citadins en habit de ville qui viennent chercher la fraicheur et le bon air de la montagne. Un peu "cramé" par ce long effort, je ne me lasse pas de contempler les paysages avant de redescendre vers la fournaise et l'agitation de Grenoble. Après le Ventoux, c'est sans doute la plus difficile ascension que j'ai effectuée à ce jour ...

Au sommet

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

03/05/2009

Col de la Machine (par St Laurent en Royans)

Département : Drôme (26)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 322m-(1119m)-1015m
Longueur : 17,7Km
Dénivelé + : 980m
Pente moyenne : 5,5%
Difficulté : 3/5

(Sortie effectuée le 07 juillet 2007)
Petit retour dans le temps : au début du mois de juillet 2007, nous tentons notre première ascension en vélo dans le Royans, une partie du Vercors située à la pointe Nord Est de la Drôme.
On y trouve de nombreuses routes escarpées, dans des paysages de falaises et de vastes forêts. Nous choisissons de gravir le col de la Machine (1015m), situé au bout du fameux cirque de Combe Laval. Nous ne grimpons pas ce jour là par la célèbre route à flanc de falaise, mais par l'autre côté, au départ de Saint Laurent en Royans. Une ascension moins connue et donc plus calme, qui offre aussi de très beaux points de vue.

Les 8 premiers kilomètres de la montée sont les plus difficiles avec 7,5% de moyenne. Dès la sortie du village, ça monte assez fort et régulièrement. Au bout de 3Km, nous passons dans un premier tunnel, non éclairé mais assez court. Un deuxième arrive peu après, plus long et surtout TRÈS sombre. On n'y voit absolument rien, et c'est presque angoissant de rouler dans cette humide obscurité. Une lampe frontale ou sur le vélo est conseillée.

Un tunnel très sombre

Après le tunnel, nous franchissons une agréable série de 5 lacets consécutifs. Il y a peu de lignes droites dans cette ascension, c'est bien pour rompre la monotonie. Avec l'altitude, les arbustes feuillus cèdent leur place aux conifères : nous entrons dans la grande forêt de la Sapine Côte Belle.
La pente devient un peu plus douce, et il fait plus frais. Au kilomètre 10, nous atteignons les 1000m d'altitude. Pourtant, le col de la Machine est encore à 7Km ! En effet, la route longe le cirque du Combe Laval, qui est ici un long plateau. Ce n'est pas vraiment plat pour autant, mais plutôt une succession de courtes montées et descentes, assez usantes.

Soudain, sur la droite, la vue se dégage. Un spectaculaire panorama apparaît sur le cirque, profond de 600m. Sur le versant opposé, nous voyons la route de Combe Laval, comme un fil accroché à la falaise. Impressionnant !

Le cirque de Combe Laval

Il reste environ 3 kilomètres avant l'arrivée, le sommet ne parait jamais arriver. Nous dépassons les 1100m d'altitude, soit plus haut que le col ! Ce cas de figure est assez rare. La forêt qui nous entoure s'étend jusqu'à l'horizon. Elle est surplombée par le sommet arrondi du Serre de Montue (1706m), qui domine les alentours.

Ambiance forestière (en mai)

Une ultime "descente-montée" et nous arrivons au col de la Machine. A noter qu'il y a deux panneaux qui symbolisent le sommet, le second étant situé après le carrefour routier. On y trouve une auberge joliment fleurie et une grande prairie. Une petite pause après cette longue ascension au profil étrange, puis nous descendons à Saint Jean en Royans par la célèbre route de Combe Laval. Encore un endroit à découvrir !

Au col de la Machine

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

28/04/2009

Col de Neurre

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 277m-1230m
Longueur : 15,7Km
Dénivelé + : 950m
Pente moyenne : 6%
Difficulté : 3/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 28 juin 2008)
Petite exception dans ce blog, le col de Neurre (1230m) n'est accessible qu'en VTT. Cependant, cela ne concerne que les 300 derniers mètres d'ascension, et sur un chemin plutôt roulant.
Le sommet est situé dans la pointe Nord du massif des Coulmes, sous une barre rocheuse appelée le Bec de Neurre (1474m), que l'on peut gravir à partir du col.

Jusqu'à Malleval, la route est la même que celle empruntée pour monter au col du Mont Noir par Cognin (voir article). Soit 9Km de toute beauté à 7% environ. A la sortie du village, il ne faut pas suivre la direction de Presles mais prendre la petite route forestière sur la gauche.
C'est parti pour 6,5Km irréguliers, avec un revêtement pas toujours en bon état, voire mauvais. En effet, la route est très peu utilisée, et marquée par les intempéries de l'hiver ...
Au bout de 3Km assez pentus dans la forêt, la vue se dégage et j'aperçois une grande bâtisse au loin : c'est la ferme de la Servagère, où on élève des chèvres (la pub pour Chavroux, c'est ici !).

La ferme de la Servagère

Une courte descente précède l'arrivée à la ferme. Déjà que Malleval est un village isolé, ici nous le sommes encore plus. Peu après, je passe devant un bâtiment pour colonies de vacances, et son terrain de foot avec une vue plongeante sur la vallée de l'Isère 1000m plus bas. La route rétrécit encore, et les trous s'agrandissent. Le VTT commence à devenir indispensable !

Je croise un dernier chalet perdu sur la droite, avant que la route ne se termine en cul de sac. C'est le moment d'emprunter le large chemin de terre qui me mènera au col de Neurre. Une dernière bosse et c'est l'arrivée, au milieu d'une prairie verdoyante et fleurie en cette fin juin. Je profite de la fraicheur des lieux et du calme avant de faire demi-tour et revenir sur Malleval par le même itinéraire. Pour les vététistes avec un niveau technique suffisant (ce n'est pas mon cas), on peut y descendre par les chemins à partir du col.

Le col de Neurre

Originale, cette ascension sportive propose pratiquement 1000m de dénivelé positif. Le tout avec de superbes paysages, et un sentiment d'isolement qui s'accentue jusqu'à l'arrivée !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :