Affichage des articles dont le libellé est Vercors. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Vercors. Afficher tous les articles

07/03/2010

Le Roc de Toulau

Département : Drôme (26)
Massif : Vercors
Altitudes (min-max) : 1163m-1581m
Longueur : 12Km
Dénivelé (positif-négatif) : 450m-450m environ
Difficulté : 2/5

(Sortie effectuée le 28 novembre 2009)
Le Roc de Toulau (1581m) est un sommet bien connu dans le Vercors Drômois. Situé au dessus du col de la Bataille (1313m), son ascension manquait encore à l'appel.
Nous décidons de le gravir en cette fin novembre, avant que le froid et la neige ne s'installent pour de bon.

Ascension courte mais raide

Il fait près de zéro degré sous un ciel d'un bleu limpide quand nous nous garons au parking du Grand Echaillon, la petite station de ski nordique. Pour la douceur on repassera !
Bien que l'ascension démarre véritablement au col de la Bataille, nous choisissons de le rejoindre en marchant pour s'échauffer et faire une randonnée plus conséquente.
Pour cela nous suivons le GR93, qui longe la route dans un premier temps avant de partir plein Sud. C'est un sentier large à travers les bois, sur de la terre encore gelée. Ce ne sera pas le cas au retour, où nous évoluerons dans un vrai bourbier !

Après 2Km environ le chemin bifurque vers l'Est, et le paysage devient plus dégagé. Nous marchons dans une prairie où les arbres, souvent malmenés par le vent, se font rare. Le Roc de Toulau, grosse masse herbeuse et rocheuse, est désormais en ligne de mire. Le GR rejoint petit à petit la route goudronnée et le sommet du col, symbolisé par un tunnel.
Quelques voitures sont garées au col car c'est le point de départ de nombreuses randonnées. Nous prenons le petit sentier qui grimpe au dessus du tunnel afin d'avoir une meilleure vue sur l'objectif du jour.

Ce qu'il faut grimper

Nous allons grimper le Roc de Toulau par sa face Nord Est, la plus raide : 270m de dénivelé dans une pente herbeuse très pentue. Du tunnel on distingue le sentier étroit qu'il faudra emprunter. D'ici, cela parait vraiment raide et difficile. Mais comme souvent en randonnée, la réalité est moins impressionnante.
La montée démarre sur notre gauche après le panneau informant le caractère dangereux car avalancheux du Roc de Toulau en hiver.

Toute l'ascension se fait sur un chemin à flanc de montagne, une vraie montée de dahu ! C'est souvent si étroit qu'un seul pied passe à la fois.
Cela pourrait être pas trop compliqué, voire agréable, si l'herbe était moins givrée et surtout sans ce vent d'enfer. Les rafales, renforcées par l'effet Venturi, balayent le versant et mettent à mal notre équilibre (une chute ici pourrait être douloureuse). Nous sommes donc un peu étourdis à notre arrivée sur le plateau sommital.

Le Grand Veymont vu du sommet

A l'abri du vent, c'est tout de suite mieux ! Nous marchons désormais sur le plateau du Roc de Toulau : un vaste alpage en pente douce d'un côté, et des falaises infranchissables de l'autre.
La vue est bien dégagée et il est impossible de manquer le Grand Veymont, déjà finement saupoudré d'une première neige d'automne. A l'arrière plan, les sommets du Dévoluy sont quant à eux déjà bien enneigés. Le panorama, qui couvre une bonne partie du Vercors, est une bonne récompense à cette ascension courte mais nerveuse.

Une borne géodésique marque le point culminant du jour. Nous faisons notre pause de midi ici, à l'abri du vent mais dans un froid toujours aussi mordant. Elle sera donc vite expédiée !
Nous descendons vers le Sud, en direction du plateau d'Ambel. Le sentier, probablement tracé par les troupeaux en été, est facile à repérer et bien moins raide que dans la montée.

Arrivés au pied, nous retrouvons des marcheurs de tout âge venus profiter comme nous des derniers jours avant la neige. Au lieu de nous diriger vers le plateau d'Ambel, nous remontons vers le Nord en contournant le Roc de Toulau par son versant Ouest.
C'est une piste assez large, facilement carrossable en VTT. Par endroits, l'érosion a creusé des formes originales dans les falaises.

Sur le chemin du retour

Après 1,5Km environ nous rejoignons le col de la Bataille. Il ne reste plus qu'à faire le chemin en sens inverse pour retourner au point de départ. Nous passons sous le tunnel pour raccourcir et luttons de nouveau contre le vent. Un dernier obstacle se met sur notre route jusqu'à l'arrivée : la boue. Le givre sur le sol a fondu depuis le matin. En conséquence, toute la partie finale dans les bois se fera dans de la mélasse épaisse et collante. Peu agréable, sans compter le nettoyage qui nous attend au retour !

L'ascension de ce petit sommet est une randonnée classique du Vercors Drômois. Ces conditions pré-hivernales (il a neigé le surlendemain) en ont bien accentué la difficulté. Mais cela reste une sortie plutôt simple, et dans un cadre très agréable.

Parcours et profil (altitudes approximatives) :

17/02/2010

La Roche des Arnauds

Département : Drôme (26)
Massif : Vercors
Altitudes (min-max) : 1045m-1408m
Longueur : 10,1Km
Dénivelé (positif-négatif) : 370m-370m environ
Difficulté : 2/5

(Sortie effectuée le 31 octobre 2009)
En cette fin du mois d'octobre, l'automne bat son plein : les forêts de feuillus sont multicolores, les chemins sont boueux et la température n'est pas encore trop fraiche.
Nous voulons faire une randonnée forestière proche de chez nous, dans un endroit pas encore parcouru et si possible avec des points de vue.
Les Coulmes étant désormais bien connus, nous parcourons la carte IGN "Combe Laval Forêt de Lente" à la recherche du lieu idéal. Bingo ! Ce sera la Roche des Arnauds (1408m), un petit sommet situé au coeur de la forêt de la Sapine Côte Belle, entre les Grands Goulets et le cirque de Combe Laval.

Le Vercors en automne

Le point de départ se situe sur la route menant au col de la Machine, en partant de Saint Laurent en Royans. Nous l'avions déjà gravie en vélo en juin 2007 (voir article). La voiture est laissée à l'entrée de la route forestière des Lyrettes. C'est la première sur la gauche après les tables de pique nique et le point de vue sur Combe Laval.
Le sentier suit dans un premier temps la piste, en montant légèrement. Nous passons devant un petit abri et quittons le chemin principal avant de le retrouver peu après.
Arrivés à un croisement, la route des Lyrettes bifurque vers le Nord. Nous la laissons ici et continuons tout droit pour grimper à la Roche des Arnauds (panneau indicatif).

Nous voulions une ambiance forestière d'automne et nous ne sommes pas déçus ! C'est vraiment la plus belle des saisons pour marcher en forêt. Ces couleurs et ces odeurs agréables de bois humide ne se retrouvent pas le reste de l'année. L'inconvénient est l'état des chemins, rendus glissants par la boue et les feuilles mortes. Les chaussures doivent posséder de bonnes semelles et il ne faut pas avoir peur de les salir ...

Ambiance colorée

Nous sommes désormais au pied de la longue crête appelée la montagne Dell'Arp, qui sépare Combe Laval et le plateau du Vercors Drômois. Il faut grimper environ 350m pour atteindre la Roche des Arnauds, son point culminant.
La montée est raide, étroite, et tout en lacets. Ce "single-track" ne déplairait pas aux VTTistes avides de descentes et de sensations ! Il faut bien repérer les balisages car il est facile de s'égarer dans cette vaste forêt où tout se ressemble. Nous coupons à plusieurs reprises des pistes forestières assez larges, et qui ne figurent pas sur la carte IGN.

A proximité du sommet, nous arrivons à un croisement, appelé étrangement la Roche des Arnauds. Car nous sommes encore dans les bois et le sentier continue vers le Nord et la route des Lyrettes.
Heureusement, un panneau indique la direction du vrai sommet et son point de vue associé. Il met aussi en garde les randonneurs sur l'aspect dangereux du chemin. Pas de panique, c'est très exagéré. Certes, il faut mettre parfois les mains pour grimper sur les rochers. Mais la difficulté est celle d'un pas facile. D'autant plus que le seul endroit réellement exposé est protégé par un filet anti-éboulements.

A moins de ne pas avoir du tout le pied sûr, ne pas hésiter à aller en haut car la vue en vaut la peine ! Tout autour de nous, l'horizon est dégagé sur une grande partie du Vercors. Nous voyons même le Dévoluy déjà enneigé et son célèbre point culminant, l'Obiou.
Nous mangeons à côté de la croix posée au sommet, face à la Grande Moucherolle. Tout est calme et paisible. On entend seulement les oiseaux dans ce paysage de forêts rousses et de prairies, avec leurs fermes isolées.

La Grande Moucherolle vue du sommet

N'ayant pas retrouvé le chemin qui devrait descendre vers le Nord, nous faisons demi tour jusqu'au croisement précédent, en faisant attention sur les rochers assez glissants.
Le chemin suit la crête sur 2Km environ, en perdant peu à peu de l'altitude. Les feuilles mortes ont eu raison de l'équilibre de Lolo, qui a fait une belle glissade sans gravité sur une portion pourtant anodine ! Comme quoi, il faut toujours être vigilant ... Quand nous atteignons la route des Lyrettes, proche de notre point de départ, nous décidons de continuer encore un peu cette agréable randonnée.

Notre objectif est de continuer vers le Nord, jusqu'au croisement de la route forestière des Sources. Le sentier, assez large, est très facile. Nous croisons quelques promeneurs venus comme nous prendre le bon air forestier.
Nous longeons le versant Ouest des gorges de la Vernaison, où fut taillée la célèbre route des Grands Goulets. Celles-ci apparaissent au moment où le chemin bifurque vers le Sud. Encore un point de vue impressionnant ! C'est un panorama inédit sur ces gorges, profondes de 750m ... Aux jumelles, on distingue bien l'ancienne route creusée dans la falaise, aujourd'hui remplacée par un tunnel.

Les Grands Goulets vus de l'Ouest

Nous marchons maintenant sur la route forestière des Sources, qui est plus une piste pour 4*4. Elle va nous mener jusqu'à la route, goudronnée cette fois, du col de la Machine. Il reste ensuite à la suivre sur 2 petits kilomètres pour retrouver notre véhicule.
Ne pas hésiter à aller admirer le fameux cirque de Combe Laval, sur la droite, si vous n'en avez jamais eu l'occasion.

Au final, notre contrat a été rempli avec cette sortie peu difficile et très sympa. La forêt de la Sapine Côte Belle offre de multiples possibilités de randonnées, et nous y retournerons certainement !

Parcours et profil (altitudes approximatives) :

31/01/2010

Tour des Ecouges

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (min-max) : 903m-1618m
Longueur : 18.4Km
Dénivelé (positif-négatif) : 750m-750m environ
Difficulté : 3/5

(Sortie effectuée le 4 octobre 2009)
Nous avons eu un premier aperçu de l'espace naturel des Ecouges au mois de mai 2009 (voir article). Cette sortie facile nous avait alors conduit au superbe belvédère du Rivet, donnant sur la vallée de l'Isère.
Séduits par ce coin de nature, nous voulons en voir plus. Cette randonnée, réalisée en début d'automne, fait cette fois ci le tour complet des Ecouges : une belle succession de prairies et de forêts sur plus de 18Km. Avec par endroits la possibilité d'observer de nombreux sommets des Alpes ...

Au pas de Pierre Taillée

La température est bien fraiche quand nous arrivons au parking de Pont Chabert (903m), point de départ du jour.
Avant cela, nous avons aidé un cycliste sans éclairage à traverser le tunnel des Ecouges, seul point de passage depuis la chute de pierres qui a fermé l'accès à la corniche (voir article). Avec une simple lampe frontale ce tunnel est déjà un cauchemar pour claustrophobe, sans lumière ce doit être dantesque !

Jusqu'au hameau du Rivet, l'itinéraire est commun avec la sortie déjà réalisée. Nous suivons la longue piste en faux plat d'un bon pas pour nous réchauffer. Au retour, avec les kilomètres et le dénivelé dans les jambes, cette portion de 4Km parait ne jamais se finir.
Arrivés au hameau en cours de restauration, nous n'allons pas au belvédère, car d'autres seront rencontrés plus tard. Le tour commence réellement ici, et il faut choisir un sens de rotation. Fidèles à notre habitude, nous préférons attaquer la partie la plus raide dans le sens de la montée.
L'objectif suivant est donc le pas de Montbrand (1440m), situé sur la crête qui détermine la limite des Ecouges.

L'ancien hameau du Rivet

Le sentier, désormais plus étroit, bifurque vers le Sud Est. Nous marchons dans un premier temps à proximité des vaches (bien tranquilles ici) avant de pénétrer dans la forêt. Composée sur ce versant de feuillus et de conifères, elle couvre la majeure partie de la crête dont nous débutons l'ascension.
Plus on monte, et plus le chemin devient pentu. Les lacets raides et serrés nous rappellent l'accès au pas de la Clé, situé plus au Nord.

Un passage rocheux précède l'arrivée au pas de Montbrand. Il est peu technique et non exposé, même s'il faut par endroits s'aider des mains pour progresser. Ce genre d'intermède est toujours agréable après un raidillon qui tire les mollets.
Au pas, la vue n'est pas totalement dégagée, car nous sommes encore en forêt. Néanmoins, des "trouées" permettent d'observer la prairie de Fessole avec sa bergerie, que nous traverserons tout à l'heure. Elle surplombe la vallée de l'Isère, bien visible 1200m plus bas !

Prairie de Fessole et vallée de l'Isère

Après une courte descente, nous rejoignons le GR9 pour longer la crête jusqu'au point culminant du jour : le pas de Pierre Taillée (1618m). Nous sommes désormais sur le versant opposé aux Ecouges, dans cette partie du Vercors appelée les Quatre Montagnes. En bas se trouvent les villages d'Autrans et Méaudre, connus pour leur domaine de ski nordique.

Le large sentier monte doucement mais sûrement, dans une forêt dense composée presque exclusivement de conifères.
Nous croisons quelques randonneurs, probablement partis d'Autrans et ses alentours. Le GR9 se quitte après 2Km de marche et le sentier repart vers le Sud Ouest pour accéder au prochain pas. La montée est raide et caillouteuse, mais c'est la dernière difficulté du jour.

Celle-ci est récompensée par le fabuleux panorama qui s'offre à nous au pas de Pierre Taillée. S'il fait grand beau (c'est le cas), ne pas descendre tout de suite et bien observer le paysage ! Au premier abord on voit évidemment la vallée de l'Isère (1400m en dessous désormais) et les Chambarans.
Nous suivons la crête (étroite) sur une cinquantaine de mètres, afin d'être moins gênés par les arbres. De là, on voit nettement la Chartreuse, le Mont Blanc, Belledonne et le massif des Ecrins avec ses glaciers qui brillent au soleil. Inattendu !
Nous prenons notre repas de midi sous l'oeil de ces lointains et glorieux sommets ...

Les Ecrins vus du pas de Pierre Taillée

La descente du pas de Pierre Taillée est, comme son nom l'indique, habilement taillée dans la roche dans sa première partie. Plus carrossable et moins pentue que celle du pas de Montbrand, elle nous emmène assez rapidement dans la prairie de Fessole (1414m).
Cette vaste étendue en balcon utilisée par le bétail est plutôt sèche après une fin d'été peu pluvieuse. Une fois la bergerie dépassée, nous reprenons la direction du hameau du Rivet.

4Km nous séparent du hameau. C'est une longue descente, assez douce, qui revient rapidement dans la forêt. La partie des Ecouges qui sépare Fessole du Rivet est sans doute la plus secrète. En effet, elle traverse une combe sombre et humide, où les arbres sont plus grands. La lumière de l'après midi donne une atmosphère très particulière à l'ensemble. On s'attendrait presque à y croiser un elfe !

Dans la prairie de Fessole

Nous finissons par rejoindre l'embranchement emprunté précédemment pour monter au pas de Montbrand. La boucle est bouclée, mais la rando n'est pas finie pour autant. Il reste encore un peu moins d'une heure de marche en sens inverse afin de conclure ce tour bien varié.
De nombreuses personnes viennent en famille profiter de ce dimanche ensoleillé. A un tel point que nous aurons du mal à sortir du parking. Cette fréquentation se comprend aisément, car les Ecouges sont assurément un coin du Vercors à découvrir et redécouvrir !

Parcours et profil (altitudes approximatives) :

31/12/2009

Les Cournouses

Département : Drôme (26)
Massif : Vercors
Altitudes (min-max) : 840m-1242m
Longueur : 11.5Km
Dénivelé (positif-négatif) : 600m-600m environ
Difficulté : 2/5

(Sortie effectuée le 6 septembre 2009)
De nombreuses gorges très profondes marquent l'entrée Ouest du Vercors. Parmi elles, les gorges de la Bourne, permettant d'accéder au plateau des Quatre Montagnes, et celles de la Vernaison, où a été creusée la célèbre route des Grands Goulets.
Entre les deux s'étendent les Cournouses, une fine montagne en forme de presqu'île avec des ravins imposants en guise de plages.

Cette randonnée permet de marcher le long des deux versants des Cournouses. Avec à chaque fois une vue spectaculaire à la clé ! Le sentier traversera le bois de l'Allier, descendra dans les gorges de la Vernaison et remontera par le pas des Voutes pour basculer côté Bourne.

Le départ se situe au niveau de "Sandron" (1016m), peu après le hameau du Bard. On rejoint ce coin plutôt paumé en prenant la petite route sur la gauche avant d'arriver à St Martin en Vercors, en provenance des Grands Goulets. Carte grandement conseillée !
Pour commencer, nous prenons le sentier qui s'enfonce dans les bois en direction du pas de l'Allier.

Au pas de l'Allier

Après une douce montée à travers chênes, hêtres et belles clairières, nous arrivons au pas (1171m). C'est le premier panorama de la journée, et pas des moindres. Devant nous s'étendent les gorges de la Vernaison et leurs 800m de profondeur (!). Au loin, la plaine du Royans. Tout en bas, la route empruntée précédemment serpente calmement ...

Des randonneurs sont déjà présents. Après une pause photo nous attaquons la descente du jour. Il n'y a pas de sommet à grimper aujourd'hui ! Le sentier que nous empruntons possède un caractère historique. En effet, c'était le seul utilisé pour descendre dans la vallée (souvent à dos de d'âne) quand les routes n'existaient pas encore.
Nous longeons le précipice (sans exposition) pendant 2Km environ, sur un chemin damé par de gros cailloux.

Dans la descente du pas de l'Allier

Après la traversée du 2ème pierrier, un sentier assez large part franchement sur la droite. C'est ici qu'il faut tourner pour monter au pas des Voutes. Tout droit, le chemin rejoint le village de Chatelus. Ce repère (840m) est important car nous n'avons vu aucun balisage ni indication sur le terrain, c'est plutôt rare dans le Vercors.

Il faut maintenant remonter les 300m à peine descendus ! Le sentier des Voutes est étroit, sinueux et raide. Par endroits, seuls des maigres buis nous séparent du vide. Le chemin n'est pas dangereux mais il est à éviter tout de même en cas de pluie, les rochers pouvant devenir très glissants.

Arrivés au pas, nous sommes désormais sur une étroite bande de montagne, entre la petite et la grande Cournouse. Moins d'une centaine de mètres sépare les deux gorges et les deux vallées !
Après un court passage goudronné (?) le sentier continue de grimper jusqu'au point culminant du jour. C'est ici que la vue sur les gorges de la Bourne est la plus impressionnante.

Face à nous, la forêt des Coulmes apparait dans sa majeure partie, séparée de la vallée par les fameuses falaises de Presles. On distingue bien les villages de Choranche et Presles, ainsi que le barrage hydro-électrique de la Bourne.

Nous déjeunons avec ce panorama inédit sous nos pieds.

Les Coulmes vues des Cournouses

La suite de la randonnée est plus classique, à travers le bois de l'Allier. Plusieurs itinéraires sont possibles pour revenir au point de départ. Nous choisissons d'effectuer une boucle, en suivant la direction de St Martin en Vercors.
Après avoir traversés une grande clairière nous descendons, toujours dans la forêt, vers le hameau du Briac que l'on rejoint facilement. L'endroit est très vert et très paisible, avec les Hauts Plateaux du Vercors en arrière plan qui attirent l'œil immédiatement. En suivant la petite route nous arrivons rapidement au point de départ.


Cette randonnée assez peu connue est vraiment à découvrir. La géographie des lieux fait que l'on peut voir deux panoramas différents et impressionnants en peu de kilomètres.
La descente puis la remontée d'une partie des gorges est un peu sportive. On peut toutefois l'éviter en restant dans la forêt (randonnée niveau 1). Une bonne manière d'associer paysages et sortie familiale !

Arrivée au hameau du Briac

Parcours et profil (altitudes approximatives) :

28/11/2009

Pic St Michel (par Lans en Vercors)

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (min-max) : 1266m-1966m
Longueur : 9Km
Dénivelé (positif-négatif) : 700m-700m
Difficulté : 2/5

(Sortie effectuée le 9 août 2009)
De retour de nos séjours respectifs avec l'UCPA, nous retrouvons le Vercors pour une randonnée classique mais très sympa : l'ascension du Pic St Michel (1966m) par Lans en Vercors.
Ce sommet bien connu des Grenoblois et des habitants du plateau des 4 montagnes peut se gravir par de multiples façons. Nous avons choisi celle qui descend par le col de l'Arc. Elle a l'avantage d'éviter l'autoroute de marcheurs montant par ce sentier les week end d'été.

Villard de Lans vu du Pic St Michel

Nous arrivons assez tôt au parking des Barnets (1266m), situé sur la route de la Sierre (station de ski alpin). Le mauvais temps étant annoncé pour l'après midi, nous devons boucler la rando dans la matinée.
Le début est simple jusqu'au Collet du Furon. C'est un long chemin en ligne droite et en pente douce, qui évolue au milieu des pâturages.

Arrivés au croisement, nous quittons le chemin principal et prenons le petit sentier qui monte en direction de la Combe Oursière. L'ascension de 150m, sur de gros gravillons, est raide et assez cassante. Mais nos jambes en ont vu d'autres ces derniers temps, et elle est donc avalée rapidement.
Sur notre gauche, une belle vue se dessine sur le plateau.

A la Combe Oursière nous sommes à la limite de la forêt (la "zone de combat"). Après un replat agréable et bien ombragé il faut attaquer la montée finale. Désormais, le sentier traversera de gros lapiaz jusqu'au sommet.
Grimper sur ces gros blocs de calcaire est assez ludique. Le chemin est très bien tracé et malgré le dénivelé, le sommet arrive vite. Ce sentiment de facilité est sûrement du à l'entrainement de ces dernières semaines.

Au sommet : le Moucherotte et la Chartreuse

Une superbe mer de nuages nous attend au sommet. Recouvrant toute la vallée de Grenoble, située 1700m en dessous, ils s'accrochent aux parois verticales et montent peu à peu vers nous. La ville est donc difficile à voir et les sommets de la Chartreuse, de Belledonne ainsi que le Mont Blanc semblent flotter au dessus de la brume de chaleur.
Nous faisons une petite pause à la croix qui marque le sommet. Peu à peu des randonneurs nous rejoignent, en provenance des deux chemins d'accès.

La descente, légèrement technique, va nous mener au col de l'Arc (1736m), un passage clé de cette partie du Vercors. En effet, il permet de descendre jusqu'à la commune de Varces située dans la plaine de Grenoble. C'est aussi le point de départ du fameux Balcon Est, un sentier escarpé qui passe sous l'imposant Roc Cornafion.
Au col, beaucoup de randonneurs affluent et s'apprêtent à monter au Pic St Michel. Personne ne tente le Balcon Est, ce qui est plutôt prudent vu le mauvais temps qui se profile.

Le col de l'Arc et le Roc Cornafion

Nous prenons un morceau du GR91 pour rentrer à notre point de départ. Dans la première descente, bien pentue, nous croisons un groupe d'une trentaine de marcheurs grimpant avec plus ou moins de facilité.
Le retour se fait en grande partie dans une forêt de conifères rafraichissante. Le choix de faire la boucle dans ce sens s'avère judicieux pour l'exposition au soleil et la fréquentation.

Une dernière petite pause aux Allières et nous rejoignons rapidement le parking des Barnets, désormais bondé. Après la marche, c'est la natation (ou plutôt le barbotage) qui nous attend au complexe aquatique de Villard de Lans !
L'orage est arrivé comme prévu dans l'après midi. Il ne faisait alors pas bon de se balader sur les crêtes ...

Les Allières

Ce circuit est un bon choix pour accéder assez facilement à un sommet connu du massif. Le terrain est varié et le sentier souvent très bien tracé, avec un panorama qui vaut le coup une fois en haut.
Seul bémol, il est un peu victime de son succès à la belle saison. Marcheurs solitaires, d'autres coins du Vercors sauront bien mieux vous accueillir !

Parcours et profil (créés par EditGpx sur Skitour.fr) :

15/10/2009

Le Serre de Montué

Département : Drôme (26)
Massif : Vercors
Altitudes (min-max) : 1445m-1706m
Longueur : 8Km
Dénivelé (positif-négatif) : 385m-385m environ
Difficulté : 2/5

(Sortie effectuée le 12 juillet 2009)
Le Serre de Montué (1706m) est le point culminant du plateau d'Ambel, au coeur du Vercors Drômois. Par beau temps, nous voyons de notre fenêtre son sommet tout arrondi, souvent plongé dans le brouillard. C'est pour cette raison que nous avons reporté son ascension à plusieurs reprises.

Mais ce 12 juillet les conditions sont optimales. Nous nous rendons à la petite station de Font d'Urle à la fraiche pour effectuer cette courte randonnée. Au programme, un peu moins de 400m à grimper donc rien de très méchant.
Nous commençons par suivre la direction du pas de l'Infernet. A la sortie de la station, le sentier pénètre tout de suite dans les alpages et rejoint rapidement le GR93.

Après une demi heure de marche un premier sommet se dresse devant nous. Il est situé à l'extrémité Sud du Serre de Montué (point 1692 sur la carte). Nous décidons d'y monter. Ce détour n'est pas obligatoire mais doit valoir le coup pour le paysage.

Un premier sommet

L'ascension dans les pelouses, raide mais courte, se fait en quelques minutes. Derrière le sommet, des falaises calcaires de plusieurs centaines de mètres plongent dans le vide. Impressionnant !

Leur côté inaccessible permet d'abriter de nombreuses espèces d'oiseaux. Dont un splendide aigle royal que nous avons la chance de voir voler au dessus de nos têtes. Avec son envergure dépassant les 2 mètres, on pourrait le confondre avec un deltaplane vu de loin.
Sur le sommet qui nous fait face, des chevaux semi-sauvages paissent tranquillement au bord d'un immense précipice. Chute interdite pour les canassons !

Des chevaux qui n'ont pas le vertige

Nous redescendons et rejoignons le GR au niveau du pas de l'Infernet. Peu après nous quittons le sentier rouge et blanc pour grimper le Serre de Montué. Il faut pour cela prendre la 2ème sente qui part sur la droite après le pas.
A partir de maintenant, l'itinéraire n'est plus balisé mais reste évident car le sommet est toujours en vue.

1,5Km nous séparent de notre but. L'ascension ne présente pas de difficultés, il suffit de rester sur la petite trace. Seuls les derniers mètres hors sentier sont un peu raides.
Le seul danger sur ce type de parcours est le brouillard, qui risque d'égarer le randonneur et le faire s'approcher dangereusement des falaises.

Sommet en vue

Un cairn symbolise le sommet du Serre de Montué. Le vent souffle fort et nous refroidit vite sur cette montagne où ne pousse aucun arbre. La grande forêt de Lente est pourtant toute proche !
La vue à 360° s'étend des Hauts Plateaux du Vercors au Diois. Avec des jumelles nous distinguons Saint Marcellin, à 25Km à vol d'aigle.

Observation des alentours

La descente peut très bien se faire en prenant le chemin en sens inverse. Nous décidons de corser un peu la difficulté en descendant par le versant Est.
Ce qui parait simple au premier abord se révèle un peu piégeux, car les pelouses sont défoncées par les intempéries et cachent de nombreux trous de marmottes. Attention aux chevilles !

Nous descendons progressivement en empruntant des sentes probablement tracées par le bétail. C'est ainsi que nous réalisons le tour complet du Serre de Montué. Le retour à Fond d'Urle se fait ensuite par le GR93 emprunté à l'aller.

Cette belle sortie est idéale pour le marcheur voulant atteindre un vrai sommet sans grimper pendant des heures. Le tout dans une ambiance "montagne", avec des vastes alpages, des falaises abruptes et une faune (sauvage et domestique) bien fournie.

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

23/09/2009

Bec de l'Orient (par La Rivière)

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (min-max) : 208m-1554m
Longueur : 13,8Km
Dénivelé (positif-négatif) : 1450m-700m environ
Difficulté : 4/5 (par La Rivière)
Difficulté : 3/5 (par Les Coings)

Cette randonnée emprunte le pas de la Clé, qui est interdit l'hiver et déconseillé par temps de pluie. Prudence recommandée en toutes circonstances.

(Par Ludo, sortie effectuée le 13 juin 2009)
Le Bec de l'Orient (1554m) est un des sommets le plus septentrional du Vercors. Comme son nom ne l'indique pas, il se situe à la frontière Ouest du massif, et domine la vallée de l'Isère de plus de 1300m. Cette position et sa forme caractéristique font qu'on le voit de très loin.

J'ai décidé de faire son ascension intégrale en partant de la Rivière, un petit bourg situé à son pied. Une randonnée engagée, avec un dénivelé sérieux (1450m de montée au total), que l'on peut réduire en partant de plus haut.
C'est ce que fera Lolo, qui me rejoindra au col de Montaud, après s'être garée non loin du village du même nom.

Le Bec de l'Orient vu de St Gervais

Lolo me dépose donc assez tôt le matin à la Rivière. La journée s'annonce très chaude et très ensoleillée. Je suis le sentier balisé en jaune et vert qui va grimper dans les bois jusqu'à la cabane forestière de Pied Frais.

Je quitte à peine le village qu'un premier souci apparaît : le sentier est envahi par les orties ! Étant en short et en tee-shirt et ne voulant pas perdre de temps à mettre des vêtements longs, je m'engage. Erreur. Les orties me brûlent les bras et les jambes. Ça commence bien ...
Après une petite accalmie, ce sont les ronces qui arrivent ! Elles me barrent complétement le passage et m'obligent à faire des contournements délicats, car le sentier se trouve dans un ancien lit de rivière. Je mets un quart d'heure pour parcourir 500m, et je ressors bien écorché.

Au panneau "Revéty", je traverse la route goudronnée, un peu énervé par ce chemin laissé à l'abandon. Ayant pris du retard, je grimpe les fortes pentes qui suivent à une allure élevée, au risque d'user trop d'énergie. La forêt est dense, et le chemin parfois glissant et boueux.
J'arrive rapidement à la cabane de Pied Frais (753m), au pied des falaises. C'est l'occasion de faire une courte halte. D'ici part un "sentier botanique", avec des panneaux décrivant les différentes espèces végétales du coin.

La cabane forestière de Pied Frais

Il faut désormais suivre la direction du col de Montaud, où m'attendra Lolo. Mais la route est encore assez longue. Surtout que dans la précipitation je me trompe de chemin (pourtant signalé), et je m'embarque sur le sentier forestier ! Voyant que l'altitude n'augmente pas, je constate mon erreur et fais demi-tour. Encore un quart d'heure de perdu ...

Une fois sur le bon sentier, l'altitude s'élève rapidement. La randonnée devient sauvage, au milieu d'une forêt épaisse où les repères s'effacent. Je me concentre donc sur les balisages, toujours jaune et vert.
Il faut parfois franchir des gros rochers ou des petits pierriers. Par endroits, le chemin est très étroit, voire scabreux, et des branches me barrent le passage. Une bifurcation permet également de rejoindre la bergerie de Fessole, située dans la réserve naturelle des Ecouges.

Quand les premiers conifères font leur apparition, le sentier s'élargit et devient plus facile. J'arrive peu après à la route goudronnée du col de Montaud (1076m), où m'attend Lolo.

Chemin étroit dans la forêt dense

Pendant un kilomètre environ, nous marchons sur cette route déserte, déjà empruntée l'an dernier en vélo (voir article). Nous la quittons pour suivre la direction du pas de la Clé, indiquée par un panneau.
Ce pas permet d'atteindre le haut des falaises (rochers de la Clé). La pancarte rappelle qu'il est interdit en hiver et déconseillé par temps de pluie. Passages délicats en perspective ?

En tout cas, le début de la montée dans la forêt de conifères est très raide. L'ascension du col de Montaud par la Rivière est déjà un bon objectif de randonnée (850m de dénivelé). Ce raidillon supplémentaire fait donc mal aux jambes, y compris pour Lolo partie 250m plus bas.
Nous croisons des pompiers qui s'exercent à grimper dans la forêt avec un lourd tuyau. Bon terrain d'entrainement !

La vue se dégage soudainement quand nous quittons les arbres. Le chemin, étroit, emprunte une vire et longe la falaise. Le sentier est un peu aérien mais pas dangereux dans ces conditions, en restant prudent bien entendu. Le panorama sur Voiron et la Chartreuse est vraiment magnifique.
Deux options s'offrent à nous pour achever le franchissement du pas : suivre le chemin balisé ou emprunter une cheminée sur notre droite. Pour le fun, nous grimpons par le "toboggan" (aucune difficulté), où l'on faisait glisser autrefois les troncs d'arbres pour les descendre dans la vallée.

Dans la cheminée du pas de la Clé

A la sortie du pas, nous rejoignons le GR9 qui nous mènera jusqu'au sommet. Soit encore deux kilomètres à parcourir, à travers les fougères et les conifères donnant au paysage une allure de taïga sibérienne.
Le sentier ne cesse de monter et de descendre. Je croise beaucoup plus de randonneurs qu'au début de la randonnée, car ce lieu est facilement accessible à partir d'Autrans.

Après une ultime montée, nous voyons la grande croix métallique qui indique le sommet du Bec de l'Orient. Comme on pouvait s'y attendre, le panorama est impressionnant. D'Est en Ouest on voit du Mont Blanc au Mont Mézenc, en passant par les Chambarans et le Lyonnais.
La pause repas est aussi bien appréciée après ces quelques heures d'ascension !

Au sommet

Nous redescendons le pas de la Clé par le sentier balisé, qui se révèle glissant avec tous ses gravillons. On comprend pourquoi il ne faut pas l'emprunter par mauvais temps, car le vide n'est pas loin !
Une fois de retour sur la route goudronnée, nous prenons le premier chemin qui descend en direction de Montaud par la forêt. En effet, notre voiture est garée en contrebas, au hameau des Coings (910m), point de départ de Lolo.
Un peu émoussé par la longue montée et la chaleur, je n'ai pas le courage de descendre jusqu'à la Rivière.

La Chartreuse vue du pas de la Clé

Épique : voilà ce qui peut résumer cette première grosse randonnée de l'année 2009. Malgré le mauvais état du chemin au départ, tout était réuni pour un grand moment !
Je ne peux donc que recommander cette sortie, sachant qu'il faut compter au minimum trois bonnes heures de montée en partant de la Rivière. Partir du hameau du Coing est aussi un bon moyen de découvrir ce beau sommet.


Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

13/09/2009

Le Saut de la Truite

Département : Drôme (26)
Massif : Vercors
Altitudes (min-max) : 603m-1140m
Longueur : 11,6Km
Dénivelé (positif-négatif) : 537m-537m environ
Difficulté : 2/5

(Sortie effectuée le 1er juin 2009)
Pour inaugurer le mois de juin 2009 et l'été qui s'annonce bientôt, nous choisissons la randonnée du "Saut de la Truite". Derrière ce nom insolite se cachent de grandes falaises, situées dans un magnifique site du Vercors Drômois.
Quand les conditions le permettent, une cascade s'écoule alors le long des rochers. La verra-t-on après ce mois de mai plutôt sec ? Pas sûr ...

Nous partons de Bouvante le Haut (600m), un minuscule village très isolé au fond d'une combe. Sur la route qui y mène, étroite et sinueuse, nous nous arrêtons pour laisser passer des vaches.
Au lieu-dit "les Roissards", nous prenons le sentier balisé jaune et vert. Dans un premier temps, il longe les champs et les habitations. Peu à peu, nous pénétrons dans une belle forêt mixte, sombre et humide.

Début de la traversée de la forêt

Le chemin devient de plus en plus raide. La progression est assez difficile car le sol est glissant. Une vraie patinoire de racines et de boue ! Par endroits, nous nous aidons des branches pour mieux adhérer.
Après un kilomètre d'ascension "forestière", nous rattrapons une piste plus large.

Le sentier, en pente douce et en lacets, est plus agréable. Sur notre droite, nous commençons à apercevoir les pelouses arrondies du Roc de Toulau, le point culminant du secteur avec ses 1581m. Les rochers qui nous entourent sont quant à eux verticaux et effilés.
Une surprise nous attend à la suite d'un virage. En effet, la piste passe sous une grande arche creusée dans les rochers. Un tel tunnel naturel est peu courant !

L'arche du Saut de la Truite

A la sortie du tunnel, le spectacle continue. Un superbe panorama apparait sur Bouvante, 500m plus bas, et sur toute la combe. Le vide est tout près de nous, les falaises plongent à la verticale : pas de doute, nous sommes arrivés à destination.
Nous croisons deux personnes observant les oiseaux à la longue vue. Ce secteur escarpé abrite en effet de nombreux rapaces.

Tandis que nous évoluons le long des falaises, nous cherchons la fameuse cascade, en vain. Il est sans doute trop tard dans la saison pour la voir ... Même si la truite n'est pas au rendez-vous, la vue offerte vaut largement le détour !

Panorama du haut des falaises

Nous décidons de continuer jusqu'à la maison forestière de Gardiole, située à 1Km environ. Le chemin est désormais tout plat, dans une prairie fleurie où coule un petit ruisseau.
Arrivés à la cabane, retour à la civilisation avec toutes ces voitures garées. La route du col de la Bataille, une des artères du Vercors, passe juste ici. D'où tous ces randonneurs ou simples promeneurs en route vers les alpages du plateau d'Ambel.

Nous faisons demi-tour tandis que le ciel commence à se couvrir. Nous repassons sous le tunnel et reprenons la large piste forestière de l'aller. Mais au lieu d'emprunter de nouveau le petit sentier très glissant, nous continuons sur la piste pour éviter une descente pénible.
Par ce chemin, le retour est un peu plus long mais sûrement plus facile. De plus, on peut voir l'arche de ce côté, alors qu'elle était cachée par les arbres à l'aller.

L'arche vue du chemin du retour

A part le début un peu raide, cette randonnée est plutôt facile dans l'ensemble. A éviter tout de même par temps de brouillard, à cause de la proximité des falaises. C'est un coin méconnu du Vercors, mais aux richesses naturelles à découvrir !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

23/08/2009

Col de Pra l'Etang (par Choranche)

Département : Isère(38)
Massif : Vercors

Altitudes (départ-sommet) : 215m - 1267m

Longueur : 22,5Km

Dénivelé + : 1052m

Pente moyenne : 4,6%
Difficulté : 3/5


(Par Ludo, sortie effectuée le 21 mai 2009)
Le col de Pra l'Etang (ou de Prélétang) est le col le plus discret du massif des Coulmes. Il permet de rallier le plateau de Presles à la vallée de Rencurel, via une petite route forestière très tranquille.
Il existe de nombreux chemins pour le franchir. J'ai choisi l'itinéraire des gorges de la Bourne, que je n'avais jamais emprunté en vélo. Une jolie et longue montée, peu pentue dans l'ensemble.

Au départ de Pont en Royans, que l'on ne présente plus (voir article), je prends la direction de Villard de Lans. Le début de l'ascension, en faux plat, est très roulant. Le week end, il est conseillé de partir tôt dans la journée pour éviter la circulation qui peut être dense sur cette route. En pleine semaine et à 9H je ne croise pas grand monde ...
Au bout de 4Km, j'arrive à Choranche, un petit village à l'entrée des gorges et au pied des falaises, célèbre pour ses grottes (à visiter absolument). L'ascension commence véritablement ici.

Le village de Choranche

Je commence la traversée des gorges de la Bourne, qui se terminera à la Balme de Rencurel. Soient 8Km qui oscillent généralement entre 4 et 6%.
Les falaises qui m'entourent sont spectaculaires, surtout au passage de la cascade de Moulin Marquis : un mince ruisseau, le Bournillon, dégringole de 300m le long de la paroi avant de se jeter dans la Bourne ! La puissance de l'eau alimente une centrale EDF que l'on peut voir en contrebas de la route.

Les gorges se rétrécissent de plus en plus, de même que la chaussée. Dans les passages les plus étroits, les voitures ne peuvent pas se croiser. Dans les petits tunnels, il fait sombre et humide. La route est parfois taillée directement dans la falaise, ce qui demande régulièrement de lourds travaux de sécurisation, car les éboulements sont fréquents (brrr !).

Dans les gorges de la Bourne

Les paysages sont plus aérés et plus lumineux lorsque j'arrive à la Balme de Rencurel, petit bourg rapidement traversé. Je quitte la route de Villard et je prends celle de Rencurel/massif des Coulmes.
Un gros lacet sur un revêtement impeccable permet de rejoindre rapidement le village de Rencurel (805m). Au pied de la forêt des Coulmes, dans une vallée étroite et verdoyante, c'est un lieu très paisible.

A la sortie du village, 6Km me séparent du col de Pra l'Etang. Attention, il est mal indiqué : il faut suivre la direction du "Violon", des "Glénats" et des "Ailes" pour comprendre que la route permet de rejoindre Presles. Quant au revêtement, il est à la hauteur du balisage : très douteux, avec de nombreux nids de poule.
Malgré cela, c'est agréable de monter sur cette route très calme, avec une jolie vue sur Rencurel et les montagnes de Lans.

Vue sur Rencurel

Les 4 derniers kilomètres sont réguliers, à 6,5% de moyenne. Tout près du lieu "les Antis", une vieille école en ruine est présente sur le bord de la route. Aujourd'hui envahie par la forêt, c'est un vestige de l'époque où le massif des Coulmes était plus peuplé.
La fin de l'ascension est assez monotone et parait interminable. Après un dernier virage en épingle, un petit panneau indique le sommet du col. Discret jusqu'au bout !

Au sommet

22,5Km pour 1052m de dénivelé ont été nécessaires à cette ascension. Malgré la longueur, la difficulté reste moyenne en regard des pourcentages assez modestes.
Encore une fois, les Coulmes offrent une grande variété d'ambiances et de paysages. Avec sa partie finale, ce col est à réserver aux amateurs de petites routes un peu perdues, voire oubliées !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :