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23/08/2009

Col de Pra l'Etang (par Choranche)

Département : Isère(38)
Massif : Vercors

Altitudes (départ-sommet) : 215m - 1267m

Longueur : 22,5Km

Dénivelé + : 1052m

Pente moyenne : 4,6%
Difficulté : 3/5


(Par Ludo, sortie effectuée le 21 mai 2009)
Le col de Pra l'Etang (ou de Prélétang) est le col le plus discret du massif des Coulmes. Il permet de rallier le plateau de Presles à la vallée de Rencurel, via une petite route forestière très tranquille.
Il existe de nombreux chemins pour le franchir. J'ai choisi l'itinéraire des gorges de la Bourne, que je n'avais jamais emprunté en vélo. Une jolie et longue montée, peu pentue dans l'ensemble.

Au départ de Pont en Royans, que l'on ne présente plus (voir article), je prends la direction de Villard de Lans. Le début de l'ascension, en faux plat, est très roulant. Le week end, il est conseillé de partir tôt dans la journée pour éviter la circulation qui peut être dense sur cette route. En pleine semaine et à 9H je ne croise pas grand monde ...
Au bout de 4Km, j'arrive à Choranche, un petit village à l'entrée des gorges et au pied des falaises, célèbre pour ses grottes (à visiter absolument). L'ascension commence véritablement ici.

Le village de Choranche

Je commence la traversée des gorges de la Bourne, qui se terminera à la Balme de Rencurel. Soient 8Km qui oscillent généralement entre 4 et 6%.
Les falaises qui m'entourent sont spectaculaires, surtout au passage de la cascade de Moulin Marquis : un mince ruisseau, le Bournillon, dégringole de 300m le long de la paroi avant de se jeter dans la Bourne ! La puissance de l'eau alimente une centrale EDF que l'on peut voir en contrebas de la route.

Les gorges se rétrécissent de plus en plus, de même que la chaussée. Dans les passages les plus étroits, les voitures ne peuvent pas se croiser. Dans les petits tunnels, il fait sombre et humide. La route est parfois taillée directement dans la falaise, ce qui demande régulièrement de lourds travaux de sécurisation, car les éboulements sont fréquents (brrr !).

Dans les gorges de la Bourne

Les paysages sont plus aérés et plus lumineux lorsque j'arrive à la Balme de Rencurel, petit bourg rapidement traversé. Je quitte la route de Villard et je prends celle de Rencurel/massif des Coulmes.
Un gros lacet sur un revêtement impeccable permet de rejoindre rapidement le village de Rencurel (805m). Au pied de la forêt des Coulmes, dans une vallée étroite et verdoyante, c'est un lieu très paisible.

A la sortie du village, 6Km me séparent du col de Pra l'Etang. Attention, il est mal indiqué : il faut suivre la direction du "Violon", des "Glénats" et des "Ailes" pour comprendre que la route permet de rejoindre Presles. Quant au revêtement, il est à la hauteur du balisage : très douteux, avec de nombreux nids de poule.
Malgré cela, c'est agréable de monter sur cette route très calme, avec une jolie vue sur Rencurel et les montagnes de Lans.

Vue sur Rencurel

Les 4 derniers kilomètres sont réguliers, à 6,5% de moyenne. Tout près du lieu "les Antis", une vieille école en ruine est présente sur le bord de la route. Aujourd'hui envahie par la forêt, c'est un vestige de l'époque où le massif des Coulmes était plus peuplé.
La fin de l'ascension est assez monotone et parait interminable. Après un dernier virage en épingle, un petit panneau indique le sommet du col. Discret jusqu'au bout !

Au sommet

22,5Km pour 1052m de dénivelé ont été nécessaires à cette ascension. Malgré la longueur, la difficulté reste moyenne en regard des pourcentages assez modestes.
Encore une fois, les Coulmes offrent une grande variété d'ambiances et de paysages. Avec sa partie finale, ce col est à réserver aux amateurs de petites routes un peu perdues, voire oubliées !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

11/07/2009

Col de la Machine (par St Jean en Royans)

Département : Drôme (26)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 250m - 1015m
Longueur : 12,3Km
Dénivelé + : 765m
Pente moyenne : 6,2%
Difficulté : 3/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 3 mai 2009)
Après avoir gravi une première fois le col de la Machine en juin 2007 (voir article), je m'attaque cette fois à son versant le plus connu et le plus spectaculaire. Une montée de 12Km à 6% environ, avec au final un passage vertigineux et audacieux au dessus du célèbre cirque de Combe Laval.

Le départ de l'ascension se situe juste à la sortie de St Jean, en direction de Lente. Une longue ligne droite sert d'introduction, sur une route plutôt pentue. Après un premier lacet, on pénètre dans la forêt.
D'une manière générale, ce versant peut se couper en deux parties au niveau de la difficulté : les 7 premiers kilomètres sont assez difficiles (7,5% de moyenne) et la suite est bien plus facile jusqu'au sommet.

La route est large et en bon état. Quelques virages brisent la monotonie de la montée, et de temps en temps les vaches du Royans me servent de supportrices. C'est raide mais régulier, il faut donc trouver le bon rythme pour bien grimper.
Au bout de 7Km, je passe devant une antenne relais (Mont Jourdan, 797m). Ici, la vue est bien dégagée, de la vallée du Royans jusqu'à St Marcellin. Une table d'orientation permet d'identifier les lieux.

Un beau point de vue

Après l'antenne, la montée devient bien moins pentue. Une petite route forestière sur la droite permet d'atteindre le col de la Machine en passant par le col de l'Echarasson. A essayer une autre fois, sachant que le paysage sera moins intéressant, car on ne passe pas au bord du ravin.
Au kilomètre 9, un tunnel apparait subitement au loin. En dessous, une énorme falaise plonge à pic dans le vide : c'est le début de Combe Laval. Très impressionnant, surtout quand on ne s'y attend pas la première fois !

L'entrée de Combe Laval

A partir de maintenant, c'est une succession de tunnels étroits et de passages en corniche qui attendent le cycliste. On comprend pourquoi il a fallu des décennies pour creuser cette route ... La pente est faible, c'est donc idéal pour profiter de la vue. Je croise de nombreux touristes, en voiture ou moto, qui s'arrêtent pour contempler ce paysage peu commun.
Par endroits, la falaise plonge de 600m dans le ravin ! Tout en bas, une petite route conduit à un monastère situé au bout de la combe. Sur le côté droit de la chaussée, de nombreux filets permettent de limiter les éboulements, très fréquents dans le coin.

Un panneau indique l'emplacement du 45ème parallèle. Je suis donc à mi-chemin entre l'Equateur et le pôle Nord. Pour l'anecdote, on trouve cette même information sous la forme d'un globe terrestre dans la forêt de Corrençon en Vercors.
La pente augmente légèrement dans le dernier et le plus long tunnel (éclairé). A sa sortie, le ravin a disparu et l'auberge qui indique le sommet du col apparait. C'est le début de la vaste forêt de Lente, poumon vert du Vercors Drômois.

Aiguille et panorama

Avec sa dernière partie qui figure sur les cartes postales, cette ascension est un vrai classique du Vercors. Plus simple que par St Laurent, elle laisse peu de traces dans les jambes si on a l'habitude des cols. Juste des images plein les yeux !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

29/05/2009

Col de Tourniol (par Barbières)

Département : Drôme (26)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 434m - 1145m
Longueur : 12,1Km
Dénivelé + : 711m
Pente moyenne : 5,9%
Difficulté : 2/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 31 août 2008)
L'été 2008 a été riche en ascensions et s'est conclu par la montée du col de Tourniol (1145m). Situé dans la Drôme, c'est un des rares points d'accès au plateau du Vercors dans cette partie du massif. Il est donc bien connu des cyclistes de Romans et de Valence, que l'on rencontre à coup sûr sur ses pentes les week end.
Un "must have", parait-il, avec un parcours tout en lacets. Cela tombe bien, j'aime les virages !

Le départ se fait à Barbières, un joli village au décor plutôt minéral, situé au pied du massif. L'ascension commence en fait à partir de Romans, à 12Km. Mais cette première partie en faux plat est interminable et pas très intéressante.
Lolo ayant toujours des soucis à son genou, elle fera un tour dans la plaine, à la découverte des jolis villages qui bordent le Vercors.
Après un petit échauffement dans les rues du village, je commence à grimper. Je croise déjà beaucoup de cyclistes qui s'élancent vers le col.

Au départ de Barbières

Les premières pentes du col sont plutôt douces, et ce sera le cas pendant 9Km. En effet, les pourcentages dépassent rarement les 6%. Paradoxalement, ce n'est pas évident à gérer au départ car on craint de partir sur un rythme trop élevé. Je décide de rouler à une allure assez soutenue, ayant de bonnes sensations.
Les premiers virages arrivent au bout de 2Km. Ces six lacets successifs permettent de franchir une colline, en avant poste des falaises du Vercors. Je double deux cyclistes, un peu étonnés de se voir dépassés par un VTT (avec des pneus routes).

La route, assez étroite, devient ensuite moins sinueuse. Je passe devant un poste téléphonique, plutôt étrange dans ce coin perdu ! A ce stade de la montée, l'arrivée du col est encore difficile à voir, tant les falaises qui me font face semblent infranchissables.
Et pourtant, un passage existe. Pour cela, il faut escalader une dernière série de six lacets, qui débute à 3Km environ de l'arrivée.

Les lacets finaux du col (image Wikipédia)

Cette dernière partie de l'ascension est constituée de cinq lignes droites quasiment parrallèles. Avec une pente régulière à 8,5%, c'est le passage le plus difficile. En cette saison, la vue n'est malheureusement pas très dégagée, à cause de la densité des arbres.

Je rattrape un cycliste assez âgé, qui me double et accélère aussitôt après. C'est de bonne guerre. Je colle à sa roue et tente de rester à son allure. Soudain, un autre vélo nous rattrape, c'est un des deux que j'avais doublé auparavant ! Nous sommes donc trois à nous tirer la bourre (amicalement) jusqu'à l'arrivée.
Heureusement que le début n'était pas dur, car les jambes tirent un peu dans la dernière ligne droite. Je n'ai pas l'habitude de finir un col à un rythme aussi élevé ...

Le sommet est situé entre deux énormes masses rocheuses. C'est vraiment le seul passage possible à des kilomètres pour atteindre le plateau. La vue cette fois ci est bien dégagée, de Valence aux Chambarans. Une stèle rappelle qu'un accident d'avion a eu lieu ici en 1989, faisant une vingtaine de victimes.
Des cyclistes arrivent régulièrement, une vraie autoroute ! Le Vercors Drômois est bien plus fréquenté que les Coulmes.

Le sommet

Le col de Tourniol est une ascension très sympa à monter, sur une bonne route, sinueuse et avec peu de trafic automobile. Niveau difficulté, je ne l'ai pas trouvé bien méchant, seuls les derniers kilomètres proposent un challenge plus élevé. Certes, il souffre un peu de la comparaison avec le Charmant Som et l'Alpe d'Huez, grimpés les semaines précédentes ...
A tester : le col des Limouches, autre point d'accès au Vercors Drômois, situé quelques kilomètres plus au Sud.

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

25/05/2009

Col du Mont Noir (par le Charmeil)

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 215m - 1431m
Longueur : 19,4Km
Dénivelé + : 1216m
Pente moyenne : 6,2%
Difficulté : 4/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 27 juillet 2008)
Avant de m'attaquer au Charmant Som et à l'Alpe d'Huez, j'ai continué ma découverte des routes des Coulmes en grimpant le col du Mont Noir par une nouvelle face. Cette longue montée part de la vallée de la Bourne puis rejoint le plateau de Presles et traverse enfin la forêt des Coulmes jusqu'au sommet.
Cette dernière partie se fait sur une route forestière isolée et étroite à souhait. Ambiance sauvage garantie !

Je débute l'ascension à Pont-en-Royans, le village connu pour ses "maisons suspendues", bâties au bord de l'eau. Une curiosité à voir, malgré le nombre impressionnant de baigneurs et de touristes l'été.
Au carrefour des maisons suspendues, il faut suivre la route des gorges de la Bourne, en direction de Villard de Lans.

Pont-en-Royans, village au bord de l'eau

Peu après la sortie du village, il faut quitter la voie principale et prendre à gauche la petite route qui monte à Presles. L'ascension commence vraiment ici, sur un tracé étroit et sinueux.
La pente est régulière, à 7,5% environ. La vue sur la vallée se dégage petit à petit, et les paysages sont superbes. L'exposition étant plein Sud, il est conseillé de grimper assez tôt le matin l'été pour ne pas souffrir de la chaleur.

Au bout de 4,5Km, je rejoins le col de Toutes Aures que j'ai déjà gravi à partir de Saint André en Royans (voir article). Je suis donc en terrain connu jusqu'au plateau de Presles, 250m plus haut. Mais je ne me lasse pas de ce panorama sur cette partie du Vercors. Ma dernière venue ici datant de début mai, la végétation a donc bien changé depuis. J'arrive sur le plateau (810m) en ayant bien géré mon effort. Il le faut car je ne suis qu'à la moitié !

Belvédère sur la vallée de la Bourne

Je quitte la route de Presles au premier croisement, en tournant à droite en direction du Charmeil et de Rencurel. La partie "forestière" de l'ascension va bientôt débuter. Le début est plutôt tranquille, avec pas mal de virages et une pente faible. C'est le seul moment vraiment reposant de la montée. Il y a encore quelques prés, qui laissent peu à peu place à la forêt.
Les dernières habitations se trouvent dans le hameau du Charmeil, atteint au bout de 2,5Km environ. A travers les arbres, on peut voir Presles et même Pont-en-Royans au loin.

Déjà du chemin parcouru !

Passé le hameau, il n'y aura plus de présence humaine jusqu'au sommet, que de la forêt à traverser pendant 8Km ! La route rétrécit encore, pour atteindre à peine la largeur d'une voiture.
Les pourcentages sont plus irréguliers et plus difficiles, avec un long passage à 8%. Je roule au milieu de sommets arrondis, totalement boisés.
3Km après le Charmeil, on trouve un point d'eau bien fraiche à la fontaine de Pétouze (1125m). Les sources étant rares dans les Coulmes, il faut en profiter si on est à sec.

La route se sépare en deux : à droite c'est la direction du col de Prélétang (1267m), qui permet de rejoindre Rencurel. Je prends donc à gauche la route forestière des Croisettes, qui me mènera au Mont Noir.
Ce passage est sans doute le plus difficile de l'ascension. En effet, on y trouve les plus gros pourcentages, avec notamment un kilomètre à 9%. Pour ne rien arranger les choses, la route est en mauvais état, et je dois souvent slalomer entre les trous et les racines !
Cependant, j'adore ce côté sauvage et ce sentiment de solitude. La forêt étant composée majoritairement de feuillus sur ce versant, il y fait toujours frais en été.

Dans la forêt des Coulmes

800m avant l'arrivée, j'arrive à la "Patte d'oie". Cela signifie que j'ai retrouvé la route forestière du Mont Noir, que l'on emprunte quand on vient de Cognin ou du Faz. Après 19,4Km et 1216m de dénivelé, c'est enfin le sommet. Encore un bon challenge !
Un peu moins difficile que par Saint Gervais ou Saint Pierre, cette variante très agréable à monter est la plus longue et sans doute la plus sauvage.


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12/05/2009

Chalets de Charmant Som (par La Tronche)

Département : Isère (38)
Massif : Chartreuse

Altitudes (départ-sommet) : 232m - 1670m

Longueur : 21,2Km
Dénivelé + : 1438m

Pente moyenne : 6,8%

Difficulté : 5/5


(Par Ludo, sortie effectuée le 3 août 2008)
Le Charmant Som (1867m) est un sommet du massif de la Chartreuse. Il est accessible à pied facilement en partant d'une auberge, les "chalets de Charmant Som", située 200m plus bas. Arriver ici en vélo est une autre histoire !
En effet, en partant de la Tronche (banlieue de Grenoble), ce sont 21,2Km d'ascension et 1438m de dénivelé qui attendent le cycliste. J'ai relevé ce défi le 3 août 2008. Trois étapes jalonnent cette montée : le col de Vence, le col de Porte et enfin les chalets au sommet.

Le Charmant Som et la route des chalets

J'arrive tôt à Grenoble pour profiter de la fraicheur matinale. La traversée de la ville pour rejoindre la Tronche en suivant les quais de l'Isère me sert d'échauffement. Le début de l'ascension est totalement urbain avec une pente assez forte. Il n'y a pas encore trop de monde sur cette route souvent fréquentée la journée.
Après la Tronche, j'arrive dans le chic village de Corenc, qui s'étire tout en hauteur. Je n'ai pas de très bonnes sensations et j'espère que les jambes vont se dérouiller car le chemin à parcourir est long.

La pente devient encore plus forte à la sortie de Corenc, et le décor plus sauvage. 7Km après le départ, j'arrive au col de Vence (782m), situé entre le Mont Rachais et le Mont Saint Eynard. La forêt de la Chartreuse commence à m'entourer et il fait tout de suite plus frais et humide. Je croise pas mal de cyclistes, certains portent des bagages et doivent sans doute rouler pour plusieurs jours.
La route est moins pentue une fois le col passé. Mais peu avant le village du Sappey en Chartreuse, ça devient dur de nouveau, avec un kilomètre proche des 9%. Un carrefour permet de rejoindre le fort du Saint Eynard (1338m). Une ascension à essayer un jour. Je traverse le paisible village-station (où rien n'est plat !) et je suis la direction du col de Porte.

Le Sappey en Chartreuse

Les sensations sont meilleures qu'au départ, donc j'accélère le rythme, ce que je regretterai un peu plus tard. Je roule désormais dans la forêt de conifères et j'arrive rapidement au col de Palaquit (1154m). Ce lieu m'est connu car c'est le point de jonction avec la route de Sarcenas, que j'ai empruntée en 2006 (voir article).
Je rejoins peu après le col de Porte (1326m), après 16Km de montée depuis la Tronche. Je ne l'avais jamais gravi par ce versant et je pourrais m'arrêter là, car c'est déjà une belle ascension, plutôt difficile (4/5).

Mais le but du jour est de monter jusqu'aux chalets de Charmant Som, 350m plus haut. Après une courte pause, j'attaque cette dernière partie de la montée. Le début, pratiquement plat, me permet de récupérer un peu. Car la fin de l'ascension est redoutable !
En effet, elle se termine par 3Km à plus de 9%. Et ça fait mal quand on a déjà 18Km de montée dans les jambes. Dès l'augmentation de la pente, les jambes tirent et ne répondent plus bien. Il va falloir finir très tranquillement, sous peine d'exploser. Je regrette mon accélération avant l'arrivée au col de Porte ...


La vue se dégage au fil des lacets, et j'aperçois le célèbre couvent de la Grande Chartreuse en contrebas. Après un ultime virage, je vois l'arrivée au bout d'une longue ligne droite. Je roule à présent au milieu des alpages, avec une ambiance de grand col. De chaque côté, différents sommets se présentent, comme Chamechaude, les pics de Belledonne et le Mont Blanc au loin.

La chaine de Belledonne

Le sommet de la montée est un grand parking situé à côté des chalets. On est en fin de matinée et c'est plein. Des randonneurs et des citadins en habit de ville qui viennent chercher la fraicheur et le bon air de la montagne. Un peu "cramé" par ce long effort, je ne me lasse pas de contempler les paysages avant de redescendre vers la fournaise et l'agitation de Grenoble. Après le Ventoux, c'est sans doute la plus difficile ascension que j'ai effectuée à ce jour ...

Au sommet

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

03/05/2009

Col de la Machine (par St Laurent en Royans)

Département : Drôme (26)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 322m-(1119m)-1015m
Longueur : 17,7Km
Dénivelé + : 980m
Pente moyenne : 5,5%
Difficulté : 3/5

(Sortie effectuée le 07 juillet 2007)
Petit retour dans le temps : au début du mois de juillet 2007, nous tentons notre première ascension en vélo dans le Royans, une partie du Vercors située à la pointe Nord Est de la Drôme.
On y trouve de nombreuses routes escarpées, dans des paysages de falaises et de vastes forêts. Nous choisissons de gravir le col de la Machine (1015m), situé au bout du fameux cirque de Combe Laval. Nous ne grimpons pas ce jour là par la célèbre route à flanc de falaise, mais par l'autre côté, au départ de Saint Laurent en Royans. Une ascension moins connue et donc plus calme, qui offre aussi de très beaux points de vue.

Les 8 premiers kilomètres de la montée sont les plus difficiles avec 7,5% de moyenne. Dès la sortie du village, ça monte assez fort et régulièrement. Au bout de 3Km, nous passons dans un premier tunnel, non éclairé mais assez court. Un deuxième arrive peu après, plus long et surtout TRÈS sombre. On n'y voit absolument rien, et c'est presque angoissant de rouler dans cette humide obscurité. Une lampe frontale ou sur le vélo est conseillée.

Un tunnel très sombre

Après le tunnel, nous franchissons une agréable série de 5 lacets consécutifs. Il y a peu de lignes droites dans cette ascension, c'est bien pour rompre la monotonie. Avec l'altitude, les arbustes feuillus cèdent leur place aux conifères : nous entrons dans la grande forêt de la Sapine Côte Belle.
La pente devient un peu plus douce, et il fait plus frais. Au kilomètre 10, nous atteignons les 1000m d'altitude. Pourtant, le col de la Machine est encore à 7Km ! En effet, la route longe le cirque du Combe Laval, qui est ici un long plateau. Ce n'est pas vraiment plat pour autant, mais plutôt une succession de courtes montées et descentes, assez usantes.

Soudain, sur la droite, la vue se dégage. Un spectaculaire panorama apparaît sur le cirque, profond de 600m. Sur le versant opposé, nous voyons la route de Combe Laval, comme un fil accroché à la falaise. Impressionnant !

Le cirque de Combe Laval

Il reste environ 3 kilomètres avant l'arrivée, le sommet ne parait jamais arriver. Nous dépassons les 1100m d'altitude, soit plus haut que le col ! Ce cas de figure est assez rare. La forêt qui nous entoure s'étend jusqu'à l'horizon. Elle est surplombée par le sommet arrondi du Serre de Montue (1706m), qui domine les alentours.

Ambiance forestière (en mai)

Une ultime "descente-montée" et nous arrivons au col de la Machine. A noter qu'il y a deux panneaux qui symbolisent le sommet, le second étant situé après le carrefour routier. On y trouve une auberge joliment fleurie et une grande prairie. Une petite pause après cette longue ascension au profil étrange, puis nous descendons à Saint Jean en Royans par la célèbre route de Combe Laval. Encore un endroit à découvrir !

Au col de la Machine

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28/04/2009

Col de Neurre

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 277m-1230m
Longueur : 15,7Km
Dénivelé + : 950m
Pente moyenne : 6%
Difficulté : 3/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 28 juin 2008)
Petite exception dans ce blog, le col de Neurre (1230m) n'est accessible qu'en VTT. Cependant, cela ne concerne que les 300 derniers mètres d'ascension, et sur un chemin plutôt roulant.
Le sommet est situé dans la pointe Nord du massif des Coulmes, sous une barre rocheuse appelée le Bec de Neurre (1474m), que l'on peut gravir à partir du col.

Jusqu'à Malleval, la route est la même que celle empruntée pour monter au col du Mont Noir par Cognin (voir article). Soit 9Km de toute beauté à 7% environ. A la sortie du village, il ne faut pas suivre la direction de Presles mais prendre la petite route forestière sur la gauche.
C'est parti pour 6,5Km irréguliers, avec un revêtement pas toujours en bon état, voire mauvais. En effet, la route est très peu utilisée, et marquée par les intempéries de l'hiver ...
Au bout de 3Km assez pentus dans la forêt, la vue se dégage et j'aperçois une grande bâtisse au loin : c'est la ferme de la Servagère, où on élève des chèvres (la pub pour Chavroux, c'est ici !).

La ferme de la Servagère

Une courte descente précède l'arrivée à la ferme. Déjà que Malleval est un village isolé, ici nous le sommes encore plus. Peu après, je passe devant un bâtiment pour colonies de vacances, et son terrain de foot avec une vue plongeante sur la vallée de l'Isère 1000m plus bas. La route rétrécit encore, et les trous s'agrandissent. Le VTT commence à devenir indispensable !

Je croise un dernier chalet perdu sur la droite, avant que la route ne se termine en cul de sac. C'est le moment d'emprunter le large chemin de terre qui me mènera au col de Neurre. Une dernière bosse et c'est l'arrivée, au milieu d'une prairie verdoyante et fleurie en cette fin juin. Je profite de la fraicheur des lieux et du calme avant de faire demi-tour et revenir sur Malleval par le même itinéraire. Pour les vététistes avec un niveau technique suffisant (ce n'est pas mon cas), on peut y descendre par les chemins à partir du col.

Le col de Neurre

Originale, cette ascension sportive propose pratiquement 1000m de dénivelé positif. Le tout avec de superbes paysages, et un sentiment d'isolement qui s'accentue jusqu'à l'arrivée !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

26/03/2009

La Croix Bernard (par St André en Royans)

Département : Isère (38)
Massif : Vercors

Altitudes (départ-sommet) : 374m-944m

Longueur : 9,3Km

Dénivelé + : 600m environ

Pente moyenne : 6,4%

Difficulté : 3/5


(Sortie effectuée le 1er mai 2008)

Le col de la Croix Bernard peut aussi se monter par le versant Sud du massif des Coulmes. Pour cela, il faut d'abord atteindre le petit col de Toutes Aures, première étape avant de grimper sur le plateau de Presles. Parmi les nombreux points de départ possibles pour débuter l'ascension, nous avons choisi en ce jour printanier le charmant petit village de Saint André en Royans, qui est le plus proche de Saint Marcellin.

Saint André en Royans

A l'entrée du village en venant de Saint Romans, il faut prendre la petite route qui part sur la gauche puis tourner encore à gauche au croisement. On a la fausse impression d'aller vers une impasse tant la route est étroite et défoncée ! La pente s'accentue jusqu'à devenir très forte, avant de descendre aussi raidement.

La montagne russe continue par une rude montée qui passe devant un hameau (2 maisons) appelé le Faucon. Le décor, sauvage, nous donne un fort sentiment d'isolement.

Après quelques lacets plus doux, nous arrivons au col de Toutes Aures (560m). La vue se dégage soudainement et un magnifique panorama apparait. A notre gauche, les falaises de Presles, un lieu d'escalade réputé. En face et au loin, les rochers du Bournillon et la crête de Chalimont. En contrebas, la route des gorges de la Bourne serpente jusqu'à l'horizon.

Au col de Toutes Aures

Nous suivons à présent la route principale, qui provient de Pont en Royans et monte sur le plateau de Presles. Le sommet, au dessus des falaises, est encore loin ! Cependant, la pente ne dépasse pas les 6-7% et le revêtement est très bon.
Après 3Km d'ascension, nous arrivons sur le plateau, à 800m environ.
Suite au dernier lacet, la route passe dans des tunnels creusés dans la falaise. La vue plongeante derrière les parapets est impressionnante ...

L'arrivée sur le plateau

Le décor devient plus arrondi et plus champêtre. En effet, le plateau de Presles est un des rares endroits agricoles des Coulmes. Mais la forêt n'est pas loin et s'étend en "collines" jusqu'à perte de vue. Une ligne droite peu pentue nous permet d'arriver au paisible village de Presles (863m), dernière étape avant le col.

Après l'église, nous quittons la voie principale et prenons la direction de Saint Pierre de Chérennes et des Guinardières par la petite route menant à la Croix Bernard. Il reste environ 1,5Km à parcourir, plutôt pentu. Après un dernier effort c'est l'arrivée au sommet !

Le village de Presles

Plus simple que par Saint Pierre, ce versant reste assez difficile, avec des pourcentages plus irréguliers. Les passages les plus compliqués se situant au début et à la fin.

Mais ce qui nous a le plus marqué dans cette ascension, c'est la grande variété de paysages. A chaque étape, un nouveau décor, souvent de toute beauté !


Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

16/03/2009

La Croix Bernard (par Saint Pierre)

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 203m-944m
Longueur : 10,3Km
Dénivelé + : 741m
Pente moyenne : 7,1%
Difficulté : 3/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 5 avril 2008)
La Croix Bernard (944m) est un col du massif des Coulmes permettant de relier la vallée de l'Isère au plateau de Presles. Par le versant Est, les deux tiers de l'ascension sont communs avec ceux de la montée au Faz (voir article). La suite se fait sur une petite route peu fréquentée au décor très champêtre.

Le départ se fait donc à partir du carrefour de la D1532-D31 ou du village d'Izeron. Le but étant de monter jusqu'à Saint Pierre de Chérennes dans un premier temps. Après 4Km difficiles à 8,5%, nous quittons la direction de Presles et prenons la petite route sur la droite, en direction des Guinardières.
Le revêtement devient tout de suite moins bon, parfois à la limite du défoncé. Après un passage en sous bois, nous rejoignons ce hameau isolé à 800m d'altitude.

Le hameau des Guinardières

Visible de Saint Marcellin, c'est un endroit très tranquille, avec ses quelques fermes et petites maisons. Les vaches nous regardent grimper tandis que les moutons peuvent se trouver au milieu de la route.
Le col se trouve 2km plus loin sur une crête, au milieu d'une forêt de conifères. Cette dernière partie est assez difficile car la pente est forte. En été, la traversée de la forêt et de ses ruisseaux est bien rafraichissante. C'est d'ailleurs un des rares coins à l'ombre de cette ascension. J'ai un souvenir plutôt cuisant du mois de juillet 2008 où je l'avais grimpée vers 17H !
Enfin, après une ultime bosse, c'est le sommet. Seul un panneau de randonnée nous indique que nous sommes arrivés. Discret jusqu'au bout ce col ...

Le sommet du col

Des Guinardières, la vue sur la vallée de l'Isère et Saint Marcellin était déjà saisissante. Mais de l'autre côté du col, c'est un panorama encore plus beau qui récompense le cycliste : le joli village de Presles et ses fameuses falaises, la grande forêt des Coulmes et au loin les hauts plateaux du Vercors, dominés par le Grand Veymont (2341m), point culminant du massif.
A chaque saison, les couleurs de la forêt changent, ainsi que l'enneigement des hauts sommets ...

Panorama sur l'autre versant

Avec ses 10,3Km à 7,1% cette montée assez difficile est donc une bonne alternative pour accéder au plateau des Coulmes. Idéal si vous êtes amateur de route tranquille et méconnue !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

29/01/2009

Col du Mont Noir (Par St Gervais)

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 211m-1431m
Longueur : 17,7Km
Dénivelé + : 1250m
Pente moyenne : 7%
Difficulté : 4/5

(Sortie effectuée le 2 septembre 2007)
Au début du mois de septembre 2007, nous nous mesurons une nouvelle fois au col du Mont Noir, mais cette fois ci par sa face la plus septentrionale. A la limite Nord du massif des Coulmes, cette route est parfois appelée "route des Ecouges", du nom du superbe canyon qu'elle traverse. Encore des beaux paysages en perspective ... et des belles difficultés !

Le départ de l'ascension est situé à Saint Gervais, un petit village entouré de noyers, à 30km de Grenoble. Nous allons grimper dans un premier temps au col de Romeyère (1069m). De là, une route forestière rejoindra le col du Mont Noir.
Dès le début de la montée, la pente est assez forte, de l'ordre de 7-8%. La route est en bon état et comporte peu de virages. C'est une particularité de ce versant Nord : dans l'ensemble beaucoup de lignes droites, et peu de lacets. La montée parait donc s'éterniser par moment, quand la pente est forte.

Heureusement, les paysages de barres rocheuses et de forêt verdoyante compensent cette linéarité. En effet, Saint Gervais se situe au pied d'une longue muraille montagneuse qui se termine au fameux Bec de l'Orient (1555m).
Le kilomètre 6 est un tournant de l'ascension : nous traversons un pont à côté duquel se déversent des cascades impressionnantes. Nous sommes à l'arrivée du canyon des Ecouges, un lieu très prisé pour le canyoning. Nous croisons un groupe d'amateurs de cette discipline qui se préparent à affronter la Drevenne, ce torrent qui prend sa source bien plus haut.

Les cascades de la Drevenne

Après le pont, la route devient plus sinueuse et la pente augmente : c'est maintenant 4Km à 9% environ qui nous attendent. Mais où va-t-on grimper ? Nous sommes entourés de falaises qui paraissent infranchissables. La réponse se trouve en face de nous, 200m au dessus ! Une fois de plus dans le Vercors, la route va emprunter un passage inattendu et audacieux.
En effet, elle va s'élever brusquement et longer la falaise dans une corniche creusée à la dynamite. Cette portion de route, qui rappelle celle des gorges du Nan, est une des plus spectaculaire que nous avons empruntée en vélo. Pas plus de 3m de large, autant en hauteur, et 200m de vide derrière le parapet. Plutôt vertigineux quand on observe les voitures garées en bas ... Vu la largeur de la route, un sens unique est instauré, la descente se faisant dans un tunnel très sombre (interdit aux vélos).

Sur la vertigineuse corniche

Une fois la corniche traversée, nous traversons un petit pont et entrons dans le canyon des Ecouges. La nature est très verte et humide, presque luxuriante. A notre gauche, une route secondaire qui part vers le Nord Est permet de suivre le torrent et le canyon. Nous suivons la route principale, en nous promettant de revenir explorer les lieux plus tard.
La pente, déjà forte, augmente encore. Nous sommes dans la partie la plus pentue de l'ascension, une ligne droite d'un Km à 9,5%. L'impression de ne pas avancer prend ici toute son ampleur ! Ensuite, c'est encore 3Km sans aucun virage qu'il faut gravir pour arriver au col de Romeyère. Toutefois, la pente est plus faible à cet endroit, qui est le seul moment de répit de ce versant.

L'entrée du canyon des Ecouges

Au bout de 13Km de montée depuis Saint Gervais, nous arrivons au col de Romeyère. Cette minuscule station de sports d'hiver se trouve dans une vallée entourée par les rochers de Pertuzon à l'Est et la forêt des Coulmes à l'Ouest. Au bout de la vallée se trouve le petit village de Rencurel, et plus loin la route descend vers les gorges de la Bourne.
Notre objectif étant le col du Mont Noir, nous empruntons la petite route forestière qui grimpe vers sa direction. Soit encore 350m à monter sur 5Km environ.
Cette dernière portion est peut être la plus difficile de l'ascension. En effet, la pente est de l'ordre des 8%, la fatigue se fait sentir et la route est désespérement droite ! Le tout avec un décor de forêt omniprésent qui masque tout point de repère.
L'arrivée au sommet se fera donc dans la douleur, notamment pour Lolo qui n'avait jamais grimpé un col aussi difficile. Bravo !

Au col de Romeyère

Une fois encore, le col du Mont Noir propose aux cyclistes une montée superbe et variée. En particulier l'accès au canyon des Ecouges, une prouesse de génie civil dans un décor grandiose. La difficulté est équivalente à celle de l'ascension par Saint Pierre, voire plus dure en raison des lignes droites interminables où on ne peut pas se relancer.
Malheureusement, un éboulement s'est produit en 2008 sur la corniche des Ecouges, rendant l'accès impossible au canyon pendant toute l'année. Aujourd'hui, la route est de nouveau ouverte mais avec obligation de passer par le tunnel pour monter. On y perd sûrement en panorama et on y gagne peut être en dangérosité ? Verdict d'ici l'été prochain ...

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

08/01/2009

Col du Mont Noir (par Cognin)

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 270m - 1431m
Longueur : 16,2Km
Dénivelé + : 1180m
Pente moyenne : 7,3%
Difficulté : 4/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 15 juillet 2007)
Un mois après notre première ascension au col du Mont Noir (article précédent), nous partons de nouveau grimper au sommet routier des Coulmes. Cette fois ci, nous monterons par la face Nord Ouest, par laquelle nous sommes descendus la première fois.
La route passera par le petit village de Malleval avant d'atteindre la forêt des Coulmes puis le sommet. Mais avant cela, elle s'engouffrera dans des gorges étroites et profondes. Tout un programme !

Le départ se situe dans le village de Cognin-les-Gorges, traversé par la D1532 reliant Valence à Grenoble. Nous suivons la direction de Malleval pour débuter la montée proprement dite, qui commence dans un champ servant d'aire d'atterrissage pour parapentes.
La route, étroite ,traverse une épaisse forêt de buis et de chênes, caractéristique du coin à cette faible altitude. Il faudra attendre un kilomètre avant de rencontrer un premier lacet, qui sera suivi par d'autres moins espacés. La pente est assez forte, ce qui peut faire mal aux jambes si on ne roule pas un peu avant d'attaquer la montée. Une statue est posée au milieu d'un virage, comme un gardien qui veille sur l'entrée des gorges que nous commençons à apercevoir en arrière plan.

La statue veille sur les cyclistes

Après 3,5Km de montée, nous passons dans un tunnel étroit et sombre. A la sortie du tunnel, la vue est saisissante : la route est taillée dans une corniche qui surplombe des gorges profondes où coule le petit ruisseau du Nan.
Pour accéder à la forteresse naturelle qu'est le Vercors, des hommes ont à maintes reprises taillé à la dynamite des chemins d'accès de ce type. Cela donne aujourd'hui des routes célèbres et spectaculaires, comme celles de la Combe Laval, des Grands Goulets ou des Ecouges, toute proche. C'est un vrai bonheur pour le cycliste quand on les franchit, à nous faire oublier l' effort de la montée. Sauf peut être pour Lolo, qui est peu rassurée en voyant ces rochers imposants au dessus de notre tête. Les éboulements assez fréquents et parfois dramatiques lui donnent aussi raison ...

Arrêt dans les gorges du Nan

La traversée des gorges du Nan n'est pas très pentue et fait un peu plus de 2Km. A noter que dans le sens de la descente, c'est un endroit très froid même en été, car toujours à l'ombre ! Nous arrivons à un petit pont, puis à un carrefour. Il faut suivre la route principale afin de monter jusqu'à Malleval. Pour cela, nous emprunterons six lacets, dans une montée régulière et agréable. A chaque virage, on voit en contrebas le chemin parcouru. Je vois Lolo qui a deux lacets de retard et je double un cycliste qui s'obstine à monter avec un trop gros développement en regard de la pente. Tant pis pour lui, s'il aime forcer pour rien.

Après 9 Km d'ascension depuis Cognin, c'est l'arrivée à Malleval (940m). Ce paisible petit village entouré de pâturages cache une histoire terrible : lors de la Résistance, des maquisards et des civils se sont fait massacrer ici, piégés par la montagne qui leur empêchait de fuir (la route n'existait pas). Une statue à l'entrée du village rappelle ce moment tragique.
A la sortie de Malleval, nous suivons la direction de Presles et Rencurel. La route tourne moins et la pente devient plus forte : depuis les gorges c'était régulier à 7%, maintenant ça passe à 8,5% environ. La forêt devient peu à peu formée de conifères sur ce versant exposé au Nord. Au dessus de nous, une barre rocheuse impressionnante (cirque de Malleval) forme une muraille infranchissable.

Vue sur Malleval et les gorges

Cette portion difficile dure environ 4Km avant d'arriver au carrefour de Patente. Nous avons rejoint la route empruntée lors de notre première montée au col du Mont Noir. C'est l'occasion de faire une pause méritée, car la fatigue commence à s'installer. De nombreuses familles viennent ici pour faire des promenades en forêt ou tout simplement pique niquer dans la grande clairière toute proche.

Le carrefour de Patente

La fin de l'ascension est commune avec celle de la face Sud Ouest : route forestière du Mont Noir (toujours aussi mauvaise), Patte d'Oie et arrivée au sommet. Au total, j'ai mis environ 1H20 pour grimper ces 1180m depuis Cognin.
La montée est globalement moins difficile que par Saint Pierre de Chérennes et le Faz, car la pente est moins raide et plus régulière. Cela reste toutefois un sérieux effort.
Les paysages sont sauvages et magnifiques, que ce soient la traversée des gorges du Nan ou les lacets pittoresques pour monter à Malleval. Une sortie indispensable pour les amateurs de cols qui habitent dans les alentours !

Parcours et profil (crées par VisuGpx sur Skitour.fr) :

31/12/2008

Col du Mont Noir (par Saint Pierre)

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 204m - 1431m
Longueur : 18,5Km
Dénivelé + : 1245m
Pente moyenne : 6,7%
Difficulté : 4/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 16 juin 2007)
Notre première véritable ascension cycliste dans le massif des Coulmes ne fut pas la plus simple. En effet, nous sommes montés jusqu'au col du Mont Noir (1431m), la route la plus élevée de cette partie du Vercors. Parmi les multiples accès au col, nous avons choisi de grimper par le côté le plus proche de Saint Marcellin. Cette face Sud Ouest passe tout d'abord par le village de Saint Pierre de Chérennes, arrive sur le plateau par le hameau du Faz et traverse la forêt des Coulmes jusqu'au sommet.

C'est une ascension à prendre au sérieux : avec ses 1245m de dénivelé à grimper en 18,5Km, sa difficulté rivalise avec celle d'autres cols alpins qui arrivent plus haut en altitude. La montée démarre au croisement de la route D1532 reliant Grenoble à Valence avec la route D31 qui monte en direction de Presles et Saint Pierre de Chérennes.
La route s'élève assez fortement dès le début, en longeant d'abord l'Isère visible en contrebas puis en bifurquant vers le Sud Est à travers des champs de noyers. Au bout de 2,5Km on arrive au paisible village de Saint Pierre de Chérennes, situé à flanc de montagne.

Les choses sérieuses commencent maintenant ! La pente va atteindre 8% de moyenne pendant les 8 prochains kilomètres. C'est heureusement une route agréable, avec des paysages très verts et de nombreux lacets à franchir. Je roule à mon allure et attendrai Lolo au prochain croisement.

Un des nombreux lacets de la montée

4 Km environ après le village, un carrefour permet de rejoindre Presles par une route secondaire via le hameau des Guinardières et le col de la Croix Bernard. Mais aujourd'hui nous continuerons sur le chemin principal (direction Presles via le Faz).
La partie après le croisement est la plus pentue de toute l'ascension, avec des passages voisinant les 9-10% entre les lacets. Il ne faut surtout pas trop forcer et garder une allure modérée, car le sommet est encore loin ! Une belle vue se dessine sur la plaine de Romans et le Royans. Des parapentistes sont garés le loin de la route car il y a un lieu de décollage à proximité. Je me fais doubler par deux cyclistes plus entrainés, qui me donnent au passage des nouvelles de Lolo. A son habitude, elle avance tranquillement, mais sûrement !

Lolo arrive au Plan du Faz

La route arrive sur un plateau appelé le Plan du Faz (1012m). C'est l'occasion de faire une pause après ces 10,5Km plutôt difficiles. Nous descendons légèrement et entrons dans le petit hameau du Faz. On ne peut faire plus tranquille que cette bourgade de quelques habitations, située à l'orée de la grande forêt des Coulmes.
Nous quittons la direction de Presles pour suivre celle de Malleval. A partir de maintenant, la route va traverser la forêt jusqu'au sommet du col. Composée de feuillus et de conifères, elle s'étend à perte de vue jusqu'aux falaises de Presles visibles au loin. L'ascension est moins pentue que précédemment mais reste assez difficile. D'autant plus que la fatigue entre maintenant en jeu. Toutefois, le revêtement est (encore) de bonne qualité et la température fraiche rend agréable la montée.
Depuis Saint Pierre, nous croisons très peu de voitures, et c'est encore plus le cas dans la forêt. Un vrai bonheur !

Traversée de la forêt des Coulmes

Au Km 15,7, nous arrivons au carrefour de Patente (1287m). D'ici, on peut rejoindre la vallée en descendant à Malleval puis à Cognin via les spectaculaires gorges du Nan. En attendant, nous devons monter jusqu'au sommet du col ! Pour cela, nous empruntons l'étroite route forestière du Mont Noir. Le revêtement devient tout de suite assez défoncé et plein de gravillons, car ce n'est pas une voie très fréquentée.
La fin de l'ascension est difficile pour tous les deux, car nous manquons d'entrainement en montagne. La mauvaise qualité de la route n'arrange pas les choses !
Nous passons devant un embranchement appelé la "patte d'oie", où débute une autre route forestière. Moins d'un kilomètre après, un ultime virage et c'est le sommet ! Il est matérialisé par un panneau d'information qui nous apprend que cette forêt était régulièrement brûlée au moyen âge pour chasser les loups. D'où le nom de "Mont Noir".

Ludo au col du Mont Noir

Fatigués et contents d'être montés jusqu'ici malgré notre manque d'entrainement, nous immortalisons ce moment. Ce premier rendez vous avec le massif des Coulmes fut difficile, mais prometteur !

Variante : il est possible de débuter cette ascension en partant d'Izeron. De là, suivre la petite route qui mène à Saint Pierre de Chérennes. C'est un peu plus long mais moins pentu, avec une magnifique vue sur les flancs du Vercors.

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :