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23/08/2009

Col de Pra l'Etang (par Choranche)

Département : Isère(38)
Massif : Vercors

Altitudes (départ-sommet) : 215m - 1267m

Longueur : 22,5Km

Dénivelé + : 1052m

Pente moyenne : 4,6%
Difficulté : 3/5


(Par Ludo, sortie effectuée le 21 mai 2009)
Le col de Pra l'Etang (ou de Prélétang) est le col le plus discret du massif des Coulmes. Il permet de rallier le plateau de Presles à la vallée de Rencurel, via une petite route forestière très tranquille.
Il existe de nombreux chemins pour le franchir. J'ai choisi l'itinéraire des gorges de la Bourne, que je n'avais jamais emprunté en vélo. Une jolie et longue montée, peu pentue dans l'ensemble.

Au départ de Pont en Royans, que l'on ne présente plus (voir article), je prends la direction de Villard de Lans. Le début de l'ascension, en faux plat, est très roulant. Le week end, il est conseillé de partir tôt dans la journée pour éviter la circulation qui peut être dense sur cette route. En pleine semaine et à 9H je ne croise pas grand monde ...
Au bout de 4Km, j'arrive à Choranche, un petit village à l'entrée des gorges et au pied des falaises, célèbre pour ses grottes (à visiter absolument). L'ascension commence véritablement ici.

Le village de Choranche

Je commence la traversée des gorges de la Bourne, qui se terminera à la Balme de Rencurel. Soient 8Km qui oscillent généralement entre 4 et 6%.
Les falaises qui m'entourent sont spectaculaires, surtout au passage de la cascade de Moulin Marquis : un mince ruisseau, le Bournillon, dégringole de 300m le long de la paroi avant de se jeter dans la Bourne ! La puissance de l'eau alimente une centrale EDF que l'on peut voir en contrebas de la route.

Les gorges se rétrécissent de plus en plus, de même que la chaussée. Dans les passages les plus étroits, les voitures ne peuvent pas se croiser. Dans les petits tunnels, il fait sombre et humide. La route est parfois taillée directement dans la falaise, ce qui demande régulièrement de lourds travaux de sécurisation, car les éboulements sont fréquents (brrr !).

Dans les gorges de la Bourne

Les paysages sont plus aérés et plus lumineux lorsque j'arrive à la Balme de Rencurel, petit bourg rapidement traversé. Je quitte la route de Villard et je prends celle de Rencurel/massif des Coulmes.
Un gros lacet sur un revêtement impeccable permet de rejoindre rapidement le village de Rencurel (805m). Au pied de la forêt des Coulmes, dans une vallée étroite et verdoyante, c'est un lieu très paisible.

A la sortie du village, 6Km me séparent du col de Pra l'Etang. Attention, il est mal indiqué : il faut suivre la direction du "Violon", des "Glénats" et des "Ailes" pour comprendre que la route permet de rejoindre Presles. Quant au revêtement, il est à la hauteur du balisage : très douteux, avec de nombreux nids de poule.
Malgré cela, c'est agréable de monter sur cette route très calme, avec une jolie vue sur Rencurel et les montagnes de Lans.

Vue sur Rencurel

Les 4 derniers kilomètres sont réguliers, à 6,5% de moyenne. Tout près du lieu "les Antis", une vieille école en ruine est présente sur le bord de la route. Aujourd'hui envahie par la forêt, c'est un vestige de l'époque où le massif des Coulmes était plus peuplé.
La fin de l'ascension est assez monotone et parait interminable. Après un dernier virage en épingle, un petit panneau indique le sommet du col. Discret jusqu'au bout !

Au sommet

22,5Km pour 1052m de dénivelé ont été nécessaires à cette ascension. Malgré la longueur, la difficulté reste moyenne en regard des pourcentages assez modestes.
Encore une fois, les Coulmes offrent une grande variété d'ambiances et de paysages. Avec sa partie finale, ce col est à réserver aux amateurs de petites routes un peu perdues, voire oubliées !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

19/07/2009

La forêt des Coulmes

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (min-max) : 998m-1342m
Longueur : 11,7Km
Dénivelé (positif-négatif) : 400m-400m environ
Difficulté : 2/5

(Sorties réalisées en 2008 et 2009)
La grande forêt des Coulmes recouvre la majeure partie du massif du même nom. Épaisse et variée, c'est une des plus belles forêts du Vercors. Elle est entourée par deux villages, Presles et Rencurel, ainsi qu'un hameau, le Faz.
Des dizaines de kilomètres de sentiers parcourent la forêt, dont le GR9 et sa variante le Tour des Coulmes. On peut y marcher en toutes saisons, avec à chaque fois une ambiance et un charme différents : couleurs fauves en automne, neige en hiver, fleurs en été ...

Feuillus et conifères (été)

Cette boucle peu difficile d'une douzaine de kilomètres est un peu le "best of" de nos différentes randonnées dans la forêt. Elle permet de voir ses côtés les plus variés et les plus remarquables.
Au départ du foyer de ski de fond du Faz (998m), nous prenons le chemin balisé jaune et vert en direction des Croisettes. Cela va grimper régulièrement pendant 4Km jusqu'à ce carrefour, puis la suite sera plus simple.

Nous marchons tout d'abord en bordure des champs du hameau du Faz, où sont élevés des chevaux et des vaches. Le chemin s'enfonce peu à peu dans une belle forêt de feuillus, tout en restant assez proche de la route.
Arrivés à proximité du parking de la Pépinière (1165m), notre itinéraire bifurque vers le Sud tandis que les premiers conifères font leur apparition. La montée est ici un peu plus pentue.

Le petit sentier rejoint ensuite une piste forestière plus large et plus carrossable, en direction de l'Est.
Nous passons devant une grande clairière. Au loin, on peut voir les falaises du Royans et le plateau d'Ambel. C'est un régal l'hiver de marcher ici en raquettes dans la poudreuse au milieu des sapins, dans une atmosphère calme et figée.
A la fin de la piste forestière, nous rejoignons le carrefour des Croisettes (1317m), situé au centre de la forêt. L'hiver, la route forestière sert de piste de ski de fond à cet endroit.

Les Croisettes (hiver)

Aux Croisettes, nous suivons désormais la direction du refuge du Serre du Satre (1342m). Cet abri non gardé de l'ONF se rejoint rapidement sur un chemin large en pente douce.
C'est un lieu idéal pour pique niquer ou passer la nuit au coeur des bois. En effet, il possède une quinzaine de places, deux grandes tables et un poêle. Il est donc assez fréquenté par les randonneurs, même en hiver.

Le refuge du Serre du Satre (printemps)

Notre boucle se poursuit toujours en direction du Sud, en suivant maintenant le GR9 (balisage rouge et blanc), qui traverse le Vercors d'un bout à l'autre.
Le sentier, large et sinueux, descend progressivement. Au printemps, de grosses flaques de boue créées par les engins forestiers peuvent un peu gêner la progression. Mais le décor est toujours très agréable, dans une forêt profonde et parfumée.

En bas de la descente, nous rejoignons la route goudronnée du col de Pra l'Etang et la traversons. Nous quittons le GR qui part vers la Goulandière (voir article) et prenons sur la droite le sentier jaune et vert.
Notre prochaine étape est la fontaine de Pétouze, un des rares points d'eau des Coulmes. Avant d'y arriver, il faut aller voir la grotte de Pra l'Etang, située juste en contrebas de la route du col. Il parait qu'elle abritait des ours des cavernes en des temps reculés ...

La longue descente depuis les Croisettes s'achève de manière raide quand on arrive à Pétouze. C'est un lieu plein de charme, en bordure d'une route forestière très peu fréquentée.
L'hiver, la fontaine est gelée et l'eau coule sous la forme d'un empilement de glaçons. Nous remplissons nos gourdes et rechargeons nos batteries avant d'attaquer la dernière partie de la randonnée.

La fontaine de Pétouze (printemps)

Il faut désormais marcher vers le Faz pour retourner au point de départ, soit environ 3Km à parcourir. Cela débute par une montée, courte mais assez raide, qui passe à côté d'une petite clairière.
Ici, les feuillus sont rois : hêtres, bouleaux, chênes ... L'automne est la meilleure saison pour admirer la végétation, avec ses couleurs d'été indien.
La descente vers le Faz se fait sur un chemin étroit et caillouteux, différent des pistes forestières rencontrées précédemment.

Au milieu des bouleaux (automne)

Enfin, nous rejoignons notre point de départ, après avoir traversé des endroits variés et de toute beauté. Cette randonnée n'est qu'une possibilité parmi les nombreux itinéraires possibles qu'offre la forêt des Coulmes : clairière de Patente, bois du Follet, Mont Noir, ... aidé par une carte et les bons balisages, ne pas hésiter à l'explorer !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

28/06/2009

Boucle du pré Gontier

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (min-max) : 252m-1185m
Longueur : 13Km
Dénivelé (positif-négatif) : 950m-950m environ
Difficulté : 3/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 10 avril 2009)
L'hiver 2008-2009 a été long et froid. Après quelques sorties en raquettes avec Lolo dans de bonnes conditions d'enneigement, il est temps de reprendre la rando. Pour la première grosse sortie de l'année, je choisis de monter au Pré Gontier.
Située sur la crête Ouest des Coulmes, cette prairie est bien visible de Saint Marcellin, qu'elle domine du haut de ses 1185m d'altitude. La neige y est encore présente en ce début de printemps...

Le Pré Gontier (en haut) et Saint Marcellin

Je me gare à Izeron, au pied du massif, avant d'attaquer tout de suite la montée. 950m de dénivelé environ m'attendent, c'est donc un bon test pour évaluer sa forme.
L'itinéraire est simple : du village, il faut dans un premier temps suivre la direction du Faz (balisage jaune et vert). Une fois les dernières maisons dépassées, je pénètre dans la forêt de chênes et de buis qui couvre le versant.

La pente est soutenue et le chemin, plein de feuilles mortes, est assez glissant. Après une longue ligne droite interminable, le sentier emprunte un lacet très raide. Je suis déjà à plus de 600m. En face, la falaise composée de gros rochers est impressionnante.

Un lacet très raide

Je croise deux personnes équipées pour le canyoning. Ils vont sûrement descendre la cascade du Ruzand, qui dégringole successivement de 150m et 80m. Trop vertical pour moi ! Arrivé au panneau "Les Godarts" (823m), il faut désormais suivre la direction de Bellonière. Cette jolie prairie se rejoint après une vingtaine de minutes de montée, toujours dans les bois.
A Bellonière, la vue se dégage et je vois le pré Gontier juste au dessus. Je suis pratiquement à 1000m, les arbres n'ont pas encore retrouvé leur feuilles à cette altitude.

La prairie de Bellonière

Je commence le contournement de la prairie en suivant la direction de Montchardon, le hameau situé au dessus d'Izeron. Pour accéder au Pré Gontier, il faut ensuite emprunter le premier chemin sur la droite. Attention, il n'est pas balisé mais se reconnait bien car il est assez large et entouré de clôtures.
Cette montée finale de 150m environ est raide et peut faire mal si la forme n'est pas au rendez vous. Cela se passe plutôt bien pour ma part. Sûrement le fait d'avoir continué à marcher et à rouler régulièrement cet hiver.

Le décor est très agréable, même si la nature n'est pas encore bien réveillée. Seules quelques fleurs se montrent timidement. Je vois le plan du Faz sur le versant opposé, ainsi que la forêt des Coulmes, dans ses habits d'hiver.
Après quelques lacets étroits (bien suivre le chemin), je contourne la clôture légèrement sur la gauche pour trouver l'entrée du pré Gontier.

J'ai atteint mon objectif et je dois maintenant traverser la vaste prairie (plus d'un kilomètre de long). Je suis la trace principale direction Nord Est, sur un terrain gras et défoncé par le froid.
Par moment, je franchis de grosses plaques de neige collante, encore épaisse pour la saison. Il règne un calme absolu, presque inquiétant, tandis que je marche seul sur le pré. J'apprécie cette ambiance !
A la fin de la traversée, je passe devant une bâtisse bien rénovée, qui sert de bergerie en été. Non loin de là, des ruines indiquent l'emplacement d'une grange partie en fumée assez récemment.

La bergerie de Gontier

Il est temps de descendre. Un panneau indique "le fayard de Gontier". En continuant tout droit, on rejoint le village de Malleval, situé en contrebas de la prairie. Les marcheurs non pressés qui veulent voir le centre d'études Tibétaines (voir article) doivent suivre le chemin du Bassin d'Inard. Voulant descendre rapidement, je prends la direction de Montchardon et Izeron.
La descente se fait dans les bois, sur un chemin raide et sinueux. Attention aux racines, très glissantes, et à bien suivre le balisage (jaune et vert) car tout se ressemble !

Petit passage sur la route à Montchardon, avant de reprendre logiquement le sentier qui descend à Izeron. Pour cela, il va traverser à plusieurs reprises la route goudronnée déservant le hameau et le centre Tibétain. Les chemins qui coupent des routes en lacets sont souvent des lignes droites bien pentues, et celui-ci n'échappe pas à la règle.
La descente (550m négatifs), majoritairement en sous bois, est longue et cassante pour les articulations. Arrivé en bas, la fatigue se fait sentir. Néanmoins, je suis satisfait d'avoir effectué cette jolie boucle, qui m'a fait passer du printemps à l'hiver le temps d'une randonnée !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

11/06/2009

La Goulandière

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (min-max) : 912m-1232m
Longueur : 12,7Km
Dénivelé (positif-négatif) : 570m-570m
Difficulté : 2/5

(Sortie effectuée le 11 octobre 2008)
Au Sud du massif des Coulmes, se dresse un hameau abandonné : la Goulandière. Construit dans une prairie au coeur de la forêt, il a été habité jusqu'au début du XXème siècle par des paysans et des bûcherons. Mais les conditions climatiques difficiles et la pauvreté de la terre ont forcé les habitants à le délaisser.

A proximité du hameau on trouve également un splendide belvédère sur les gorges de la Bourne, ce qui donne un but supplémentaire à cette randonnée peu difficile.
Nous l'avons effectué à l'automne, sans doute la meilleure saison, pour sa luminosité et la beauté des couleurs de la forêt.

La prairie de la Goulandière

Nous laissons notre voiture au hameau du Charmeil, situé à quelques kilomètres de Presles, à la lisière de la forêt des Coulmes. Le chemin bien balisé en jaune et vert (tour des Coulmes) commence peu après. Une première montée longe les quelques champs qui entourent le Charmeil. Nous passons à proximité de ruines, tandis que la vue se dégage de Presles à Pont en Royans.

Le chemin rejoint brièvement la route forestière qui relie le Charmeil aux cols du Mont Noir et de Prélétang. Nous repartons sur la droite pour nous enfoncer dans la forêt et attaquer la plus grosse montée du jour, de 230m environ.
Le chemin est gras et tapissé de feuilles mortes, tandis que les feuillus (hêtres, chênes, bouleaux ...) sont de toutes les couleurs. Nous avons l'impression de marcher dans la vaste forêt Québécoise à la même époque.

Arrivés au point culminant (1232m), nous redescendons aussitôt avant d'entrer dans la prairie de la Goulandière. Tout de suite, un magnifique panorama apparait. Nous aurons l'occasion de l'admirer encore plus au belvédère.
L'ancien hameau se situe au milieu de la prairie. Composé de plusieurs habitations en ruines, il évoque une époque révolue. Difficile d'imaginer que l'on vivait dans ce coin perdu ! Une petite maison possède encore un toit, et sert d'abri aux randonneurs qui veulent y passer la nuit. Nous croisons des familles avec enfants, qui se sont sans doute garés un peu plus loin, vers le col de Prélétang.

L'abri de la Goulandière

Il ne faut surtout pas quitter ce lieu sans être aller au belvédère du Pas du Ranc, accessible à une vingtaine de minutes seulement du hameau. En effet, il offre le meilleur point de vue des Coulmes. Protégés par une large barrière, nous sommes au dessus des falaises de Presles, hautes de 600m environ à cet endroit. La route des gorges de la Bourne se situe tout en bas, ainsi que la centrale électrique du Bournillon. Impressionnant !

En face de nous, de l'autre côté des gorges, nous voyons le village de Saint Julien en Vercors, et la fameuse cascade du Moulin Marquis, haute de 400m. Au loin se dressent la crête de Chalimont et les Hauts Plateaux du Vercors.

Au belvédère du Pas du Ranc

Nous profitons bien de ce superbe endroit avant de faire demi tour. Le retour se fera exactement en sens inverse, jusqu'à la jonction avec la route forestière. Nous décidons de l'emprunter pour descendre jusqu'au Charmeil. Le trafic est inexistant et la vue sur les crêtes arrondies couvertes de forêt est magnifique. Quel calme !
D'autant plus que c'est la fin de l'après midi, d'où une luminosité particulière propre à l'automne qui enrichit toutes les couleurs ...

Le Charmeil en fin de journée

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

25/05/2009

Col du Mont Noir (par le Charmeil)

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 215m - 1431m
Longueur : 19,4Km
Dénivelé + : 1216m
Pente moyenne : 6,2%
Difficulté : 4/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 27 juillet 2008)
Avant de m'attaquer au Charmant Som et à l'Alpe d'Huez, j'ai continué ma découverte des routes des Coulmes en grimpant le col du Mont Noir par une nouvelle face. Cette longue montée part de la vallée de la Bourne puis rejoint le plateau de Presles et traverse enfin la forêt des Coulmes jusqu'au sommet.
Cette dernière partie se fait sur une route forestière isolée et étroite à souhait. Ambiance sauvage garantie !

Je débute l'ascension à Pont-en-Royans, le village connu pour ses "maisons suspendues", bâties au bord de l'eau. Une curiosité à voir, malgré le nombre impressionnant de baigneurs et de touristes l'été.
Au carrefour des maisons suspendues, il faut suivre la route des gorges de la Bourne, en direction de Villard de Lans.

Pont-en-Royans, village au bord de l'eau

Peu après la sortie du village, il faut quitter la voie principale et prendre à gauche la petite route qui monte à Presles. L'ascension commence vraiment ici, sur un tracé étroit et sinueux.
La pente est régulière, à 7,5% environ. La vue sur la vallée se dégage petit à petit, et les paysages sont superbes. L'exposition étant plein Sud, il est conseillé de grimper assez tôt le matin l'été pour ne pas souffrir de la chaleur.

Au bout de 4,5Km, je rejoins le col de Toutes Aures que j'ai déjà gravi à partir de Saint André en Royans (voir article). Je suis donc en terrain connu jusqu'au plateau de Presles, 250m plus haut. Mais je ne me lasse pas de ce panorama sur cette partie du Vercors. Ma dernière venue ici datant de début mai, la végétation a donc bien changé depuis. J'arrive sur le plateau (810m) en ayant bien géré mon effort. Il le faut car je ne suis qu'à la moitié !

Belvédère sur la vallée de la Bourne

Je quitte la route de Presles au premier croisement, en tournant à droite en direction du Charmeil et de Rencurel. La partie "forestière" de l'ascension va bientôt débuter. Le début est plutôt tranquille, avec pas mal de virages et une pente faible. C'est le seul moment vraiment reposant de la montée. Il y a encore quelques prés, qui laissent peu à peu place à la forêt.
Les dernières habitations se trouvent dans le hameau du Charmeil, atteint au bout de 2,5Km environ. A travers les arbres, on peut voir Presles et même Pont-en-Royans au loin.

Déjà du chemin parcouru !

Passé le hameau, il n'y aura plus de présence humaine jusqu'au sommet, que de la forêt à traverser pendant 8Km ! La route rétrécit encore, pour atteindre à peine la largeur d'une voiture.
Les pourcentages sont plus irréguliers et plus difficiles, avec un long passage à 8%. Je roule au milieu de sommets arrondis, totalement boisés.
3Km après le Charmeil, on trouve un point d'eau bien fraiche à la fontaine de Pétouze (1125m). Les sources étant rares dans les Coulmes, il faut en profiter si on est à sec.

La route se sépare en deux : à droite c'est la direction du col de Prélétang (1267m), qui permet de rejoindre Rencurel. Je prends donc à gauche la route forestière des Croisettes, qui me mènera au Mont Noir.
Ce passage est sans doute le plus difficile de l'ascension. En effet, on y trouve les plus gros pourcentages, avec notamment un kilomètre à 9%. Pour ne rien arranger les choses, la route est en mauvais état, et je dois souvent slalomer entre les trous et les racines !
Cependant, j'adore ce côté sauvage et ce sentiment de solitude. La forêt étant composée majoritairement de feuillus sur ce versant, il y fait toujours frais en été.

Dans la forêt des Coulmes

800m avant l'arrivée, j'arrive à la "Patte d'oie". Cela signifie que j'ai retrouvé la route forestière du Mont Noir, que l'on emprunte quand on vient de Cognin ou du Faz. Après 19,4Km et 1216m de dénivelé, c'est enfin le sommet. Encore un bon challenge !
Un peu moins difficile que par Saint Gervais ou Saint Pierre, cette variante très agréable à monter est la plus longue et sans doute la plus sauvage.


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21/05/2009

Passerelle de la Gaffe

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (min-max) : 198m-347m
Longueur : 4,9Km
Dénivelé (positif-négatif) : 150m-150m environ
Difficulté : 1/5

(Sortie réalisée le 9 août 2008)
Au départ de Saint Gervais (Isère), voici une courte et jolie balade. Le but de cette boucle sans difficulté est d'accéder à la passerelle de la Gaffe, où coule la Drevenne. Ce cours d'eau qui prend sa source sur le plateau du Vercors descend dans la vallée par le canyon des Ecouges avant de se jeter dans l'Isère. C'est l'occasion d'observer la puissance du torrent, souvent pris d'assaut par les amateurs de canyoning.

Nous nous garons à proximité de l'école de Saint Gervais. Juste avant l'église, nous prenons la petite route à droite qui longe des rochers. Les nombreux noyers présents offrent de la fraicheur agréable en été.
Au bout de la route, nous empruntons le sentier (jaune et vert) sur la gauche, qui monte en direction du Moléron. C'est la seule véritable montée de la sortie, courte et assez douce sur un bon chemin.

Arrivés à une ferme, nous suivons le sentier qui part à présent sur la droite, vers le col de Neurre. Mais aujourd'hui nous n'irons pas si loin ! Nous traversons une petite prairie, verdoyante au printemps et en été. Le tout avec une belle vue sur les imposantes barres rocheuses de cette partie du Vercors.

Sur le sentier de la passerelle

Au fur et à mesure de notre avancée, le bruit de l'eau se fait de plus en plus fort. Au bout de la prairie, le chemin descend doucement dans une combe où coule la Drevenne, que l'on traverse sur la passerelle de la Gaffe.
De l'autre côté, on peut se rapprocher du torrent, dont le débit est plus ou moins puissant selon la saison. A la période de la fonte des neiges, il est à son apogée et c'est alors impossible de le traverser à gué !
Nous sommes dans un lieu idéal pour le canyoning : petits bassins, cascades, toboggans, c'est impressionnant ... et rafraichissant ! Une vidéo l'illustre mieux qu'une photo :



La Drevenne en action

Pour continuer la boucle, nous suivons le sentier qui remonte un peu et part vers l'Ouest, en direction de Saint Gervais. Après la traversée d'un petit bois, il longe de nouveau la Drevenne.
Nous entrons à présent dans des gorges étroites, appelées le Gorgonnet. A notre gauche, la falaise, humide et ruisselante. De l'autre côté, le torrent, qui coule dans un trou de quelques mètres de large et plusieurs mètres de profondeur ! Une petite centrale hydro-électrique se trouve à l'embouchure des gorges, d'où le large tuyau qui suit le chemin. Ce changement de décor est inattendu après les paysages plutôt doux rencontrés jusqu'à présent.

Vue sur Saint Gervais et le Vercors

A la sortie des gorges, nous voyons Saint Gervais et les contreforts du Vercors au loin. Nous marchons de nouveau dans la plaine, sur une petite route tranquille. Il faut suivre la direction de Bassetière afin de rentrer directement au village. Nous croisons quelques fermes et de belles villas puis traversons de nouveau la Drevenne.
C'est ensuite tout droit jusqu'à Saint Gervais, toujours dans un décor de noyers. Et oui, la noix de Grenoble ça vient d'ici, pas de la capitale de l'Isère !

Cette randonnée possède l'avantage de proposer des paysages sauvages et variés dans un temps limité. Cerise sur le gâteau, elle est accessible aux marcheurs de tout âge et de tout niveau, ce qui est plutôt rare dans ce blog !

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28/04/2009

Col de Neurre

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 277m-1230m
Longueur : 15,7Km
Dénivelé + : 950m
Pente moyenne : 6%
Difficulté : 3/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 28 juin 2008)
Petite exception dans ce blog, le col de Neurre (1230m) n'est accessible qu'en VTT. Cependant, cela ne concerne que les 300 derniers mètres d'ascension, et sur un chemin plutôt roulant.
Le sommet est situé dans la pointe Nord du massif des Coulmes, sous une barre rocheuse appelée le Bec de Neurre (1474m), que l'on peut gravir à partir du col.

Jusqu'à Malleval, la route est la même que celle empruntée pour monter au col du Mont Noir par Cognin (voir article). Soit 9Km de toute beauté à 7% environ. A la sortie du village, il ne faut pas suivre la direction de Presles mais prendre la petite route forestière sur la gauche.
C'est parti pour 6,5Km irréguliers, avec un revêtement pas toujours en bon état, voire mauvais. En effet, la route est très peu utilisée, et marquée par les intempéries de l'hiver ...
Au bout de 3Km assez pentus dans la forêt, la vue se dégage et j'aperçois une grande bâtisse au loin : c'est la ferme de la Servagère, où on élève des chèvres (la pub pour Chavroux, c'est ici !).

La ferme de la Servagère

Une courte descente précède l'arrivée à la ferme. Déjà que Malleval est un village isolé, ici nous le sommes encore plus. Peu après, je passe devant un bâtiment pour colonies de vacances, et son terrain de foot avec une vue plongeante sur la vallée de l'Isère 1000m plus bas. La route rétrécit encore, et les trous s'agrandissent. Le VTT commence à devenir indispensable !

Je croise un dernier chalet perdu sur la droite, avant que la route ne se termine en cul de sac. C'est le moment d'emprunter le large chemin de terre qui me mènera au col de Neurre. Une dernière bosse et c'est l'arrivée, au milieu d'une prairie verdoyante et fleurie en cette fin juin. Je profite de la fraicheur des lieux et du calme avant de faire demi-tour et revenir sur Malleval par le même itinéraire. Pour les vététistes avec un niveau technique suffisant (ce n'est pas mon cas), on peut y descendre par les chemins à partir du col.

Le col de Neurre

Originale, cette ascension sportive propose pratiquement 1000m de dénivelé positif. Le tout avec de superbes paysages, et un sentiment d'isolement qui s'accentue jusqu'à l'arrivée !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

26/03/2009

La Croix Bernard (par St André en Royans)

Département : Isère (38)
Massif : Vercors

Altitudes (départ-sommet) : 374m-944m

Longueur : 9,3Km

Dénivelé + : 600m environ

Pente moyenne : 6,4%

Difficulté : 3/5


(Sortie effectuée le 1er mai 2008)

Le col de la Croix Bernard peut aussi se monter par le versant Sud du massif des Coulmes. Pour cela, il faut d'abord atteindre le petit col de Toutes Aures, première étape avant de grimper sur le plateau de Presles. Parmi les nombreux points de départ possibles pour débuter l'ascension, nous avons choisi en ce jour printanier le charmant petit village de Saint André en Royans, qui est le plus proche de Saint Marcellin.

Saint André en Royans

A l'entrée du village en venant de Saint Romans, il faut prendre la petite route qui part sur la gauche puis tourner encore à gauche au croisement. On a la fausse impression d'aller vers une impasse tant la route est étroite et défoncée ! La pente s'accentue jusqu'à devenir très forte, avant de descendre aussi raidement.

La montagne russe continue par une rude montée qui passe devant un hameau (2 maisons) appelé le Faucon. Le décor, sauvage, nous donne un fort sentiment d'isolement.

Après quelques lacets plus doux, nous arrivons au col de Toutes Aures (560m). La vue se dégage soudainement et un magnifique panorama apparait. A notre gauche, les falaises de Presles, un lieu d'escalade réputé. En face et au loin, les rochers du Bournillon et la crête de Chalimont. En contrebas, la route des gorges de la Bourne serpente jusqu'à l'horizon.

Au col de Toutes Aures

Nous suivons à présent la route principale, qui provient de Pont en Royans et monte sur le plateau de Presles. Le sommet, au dessus des falaises, est encore loin ! Cependant, la pente ne dépasse pas les 6-7% et le revêtement est très bon.
Après 3Km d'ascension, nous arrivons sur le plateau, à 800m environ.
Suite au dernier lacet, la route passe dans des tunnels creusés dans la falaise. La vue plongeante derrière les parapets est impressionnante ...

L'arrivée sur le plateau

Le décor devient plus arrondi et plus champêtre. En effet, le plateau de Presles est un des rares endroits agricoles des Coulmes. Mais la forêt n'est pas loin et s'étend en "collines" jusqu'à perte de vue. Une ligne droite peu pentue nous permet d'arriver au paisible village de Presles (863m), dernière étape avant le col.

Après l'église, nous quittons la voie principale et prenons la direction de Saint Pierre de Chérennes et des Guinardières par la petite route menant à la Croix Bernard. Il reste environ 1,5Km à parcourir, plutôt pentu. Après un dernier effort c'est l'arrivée au sommet !

Le village de Presles

Plus simple que par Saint Pierre, ce versant reste assez difficile, avec des pourcentages plus irréguliers. Les passages les plus compliqués se situant au début et à la fin.

Mais ce qui nous a le plus marqué dans cette ascension, c'est la grande variété de paysages. A chaque étape, un nouveau décor, souvent de toute beauté !


Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

16/03/2009

La Croix Bernard (par Saint Pierre)

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 203m-944m
Longueur : 10,3Km
Dénivelé + : 741m
Pente moyenne : 7,1%
Difficulté : 3/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 5 avril 2008)
La Croix Bernard (944m) est un col du massif des Coulmes permettant de relier la vallée de l'Isère au plateau de Presles. Par le versant Est, les deux tiers de l'ascension sont communs avec ceux de la montée au Faz (voir article). La suite se fait sur une petite route peu fréquentée au décor très champêtre.

Le départ se fait donc à partir du carrefour de la D1532-D31 ou du village d'Izeron. Le but étant de monter jusqu'à Saint Pierre de Chérennes dans un premier temps. Après 4Km difficiles à 8,5%, nous quittons la direction de Presles et prenons la petite route sur la droite, en direction des Guinardières.
Le revêtement devient tout de suite moins bon, parfois à la limite du défoncé. Après un passage en sous bois, nous rejoignons ce hameau isolé à 800m d'altitude.

Le hameau des Guinardières

Visible de Saint Marcellin, c'est un endroit très tranquille, avec ses quelques fermes et petites maisons. Les vaches nous regardent grimper tandis que les moutons peuvent se trouver au milieu de la route.
Le col se trouve 2km plus loin sur une crête, au milieu d'une forêt de conifères. Cette dernière partie est assez difficile car la pente est forte. En été, la traversée de la forêt et de ses ruisseaux est bien rafraichissante. C'est d'ailleurs un des rares coins à l'ombre de cette ascension. J'ai un souvenir plutôt cuisant du mois de juillet 2008 où je l'avais grimpée vers 17H !
Enfin, après une ultime bosse, c'est le sommet. Seul un panneau de randonnée nous indique que nous sommes arrivés. Discret jusqu'au bout ce col ...

Le sommet du col

Des Guinardières, la vue sur la vallée de l'Isère et Saint Marcellin était déjà saisissante. Mais de l'autre côté du col, c'est un panorama encore plus beau qui récompense le cycliste : le joli village de Presles et ses fameuses falaises, la grande forêt des Coulmes et au loin les hauts plateaux du Vercors, dominés par le Grand Veymont (2341m), point culminant du massif.
A chaque saison, les couleurs de la forêt changent, ainsi que l'enneigement des hauts sommets ...

Panorama sur l'autre versant

Avec ses 10,3Km à 7,1% cette montée assez difficile est donc une bonne alternative pour accéder au plateau des Coulmes. Idéal si vous êtes amateur de route tranquille et méconnue !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

23/02/2009

De Saint Pierre à Izeron

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (min-max) : 315m-874m
Longueur : 10,1Km
Dénivelé (positif-négatif) : 590m-590m
Difficulté : 2/5

(Sortie effectuée le 24 février 2008, photos de mai 2008)
Saint Pierre de Chérennes et Izeron sont deux villages situés sur le flanc Ouest du massif des Coulmes. On peut les relier par une petite route qui traverse des hameaux tranquilles, ou plus sportivement en passant par le Vercors. Il faut alors emprunter un chemin qui grimpe à 800m d'altitude environ avant de redescendre sur l'un des villages.
A moins de 10Km de Saint Marcellin, cette randonnée en boucle passe par les deux itinéraires. Elle peut se faire dans les deux sens mais nous préférons partir de Saint Pierre. La montée est certes plus difficile, mais la descente finale est plus douce et moins glissante.

Après s'être garés à Saint Pierre de Chérennes, nous prenons le chemin (balisage jaune et vert) indiquant la direction du Faz. Le début du sentier est situé à la sortie du village, au départ de la route qui grimpe sur le plateau.
Les 500 premiers mètres, qui passent devant des fermes et des cultures, sont plutôt tranquilles. Après, ça se complique ! En effet, la muraille boisée qui nous fait face est si verticale qu'on se demande bien par où on va grimper. Et pourtant, un passage existe. C'est une montée très raide, sur un chemin fait de pierres et de feuilles mortes qui devient une patinoire en cas de pluie. Des bâtons de marche sont bien pratiques pour ne pas mettre tout l'effort dans les jambes. Très vite, nous prenons de l'altitude et la vue sur Saint Pierre et la vallée de l'Isère s'élargit.

Dans la rude montée

Arrivés au panneau l'Alevoux (871m), nous sommes au point culminant de la randonnée. Nous avons grimpé de 500m en 2,5Km ! Il ne faut pas suivre la direction du Faz mais prendre celle de Bellonière.
Le chemin traverse un sous bois de chênes verts et de buis. Quelques portails sont situés sur le parcours, sûrement pour les élevages de bétails qui doivent passer par là.
Par moment, des "trous" dans le feuillage des arbres nous permettent d'apercevoir Saint Marcellin et tous les villages aux alentours.
Le chemin redescend dorénavant, jusqu'au moment où il faut traverser un ruisseau. C'est le Ruzand, qui coule ici pour ensuite dévaler dans la vallée via une cascade qui peut être spectaculaire quand il y a du débit. Nous le traversons une première fois et suivons le sentier qui se met à remonter.

La traversée du Ruzand

Peu après la traversée du Ruzand, un panneau indique que nous sommes aux Godarts (823m). D'ici, on peut grimper sur le plateau et rejoindre le hameau du Faz via Bellonière. Nous prenons l'autre direction pour descendre vers Izeron.
A partir de maintenant, le chemin va descendre sur 3Km pour rejoindre la vallée. C'est une descente assez raide, mais non cassante, dans une forêt très calme appelée le bois de Cartelet. Il y a quelques lacets à franchir, puis une longue ligne droite, interminable dans le sens de la montée.

Arrivés à une sorte de poste électrique, nous prenons la direction du hameau de Charvolet afin de raccourcir le retour. Celui ci se fera sur 3Km de route en légère montée jusqu'à Saint Pierre de Chérennes. C'est moins agréable que de marcher sur des chemins, mais reste intéressant car la route est tranquille et les paysages sont très reposants.
Nous traversons pour la 2ème fois de la journée le Ruzand, cette fois ci sur un pont. C'est avec émotion que l'on observe la cascade, au dessus de laquelle nous marchions, 1H30 plus tôt et 500m plus haut ...

La cascade du Ruzand vue de la route

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

29/01/2009

Col du Mont Noir (Par St Gervais)

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 211m-1431m
Longueur : 17,7Km
Dénivelé + : 1250m
Pente moyenne : 7%
Difficulté : 4/5

(Sortie effectuée le 2 septembre 2007)
Au début du mois de septembre 2007, nous nous mesurons une nouvelle fois au col du Mont Noir, mais cette fois ci par sa face la plus septentrionale. A la limite Nord du massif des Coulmes, cette route est parfois appelée "route des Ecouges", du nom du superbe canyon qu'elle traverse. Encore des beaux paysages en perspective ... et des belles difficultés !

Le départ de l'ascension est situé à Saint Gervais, un petit village entouré de noyers, à 30km de Grenoble. Nous allons grimper dans un premier temps au col de Romeyère (1069m). De là, une route forestière rejoindra le col du Mont Noir.
Dès le début de la montée, la pente est assez forte, de l'ordre de 7-8%. La route est en bon état et comporte peu de virages. C'est une particularité de ce versant Nord : dans l'ensemble beaucoup de lignes droites, et peu de lacets. La montée parait donc s'éterniser par moment, quand la pente est forte.

Heureusement, les paysages de barres rocheuses et de forêt verdoyante compensent cette linéarité. En effet, Saint Gervais se situe au pied d'une longue muraille montagneuse qui se termine au fameux Bec de l'Orient (1555m).
Le kilomètre 6 est un tournant de l'ascension : nous traversons un pont à côté duquel se déversent des cascades impressionnantes. Nous sommes à l'arrivée du canyon des Ecouges, un lieu très prisé pour le canyoning. Nous croisons un groupe d'amateurs de cette discipline qui se préparent à affronter la Drevenne, ce torrent qui prend sa source bien plus haut.

Les cascades de la Drevenne

Après le pont, la route devient plus sinueuse et la pente augmente : c'est maintenant 4Km à 9% environ qui nous attendent. Mais où va-t-on grimper ? Nous sommes entourés de falaises qui paraissent infranchissables. La réponse se trouve en face de nous, 200m au dessus ! Une fois de plus dans le Vercors, la route va emprunter un passage inattendu et audacieux.
En effet, elle va s'élever brusquement et longer la falaise dans une corniche creusée à la dynamite. Cette portion de route, qui rappelle celle des gorges du Nan, est une des plus spectaculaire que nous avons empruntée en vélo. Pas plus de 3m de large, autant en hauteur, et 200m de vide derrière le parapet. Plutôt vertigineux quand on observe les voitures garées en bas ... Vu la largeur de la route, un sens unique est instauré, la descente se faisant dans un tunnel très sombre (interdit aux vélos).

Sur la vertigineuse corniche

Une fois la corniche traversée, nous traversons un petit pont et entrons dans le canyon des Ecouges. La nature est très verte et humide, presque luxuriante. A notre gauche, une route secondaire qui part vers le Nord Est permet de suivre le torrent et le canyon. Nous suivons la route principale, en nous promettant de revenir explorer les lieux plus tard.
La pente, déjà forte, augmente encore. Nous sommes dans la partie la plus pentue de l'ascension, une ligne droite d'un Km à 9,5%. L'impression de ne pas avancer prend ici toute son ampleur ! Ensuite, c'est encore 3Km sans aucun virage qu'il faut gravir pour arriver au col de Romeyère. Toutefois, la pente est plus faible à cet endroit, qui est le seul moment de répit de ce versant.

L'entrée du canyon des Ecouges

Au bout de 13Km de montée depuis Saint Gervais, nous arrivons au col de Romeyère. Cette minuscule station de sports d'hiver se trouve dans une vallée entourée par les rochers de Pertuzon à l'Est et la forêt des Coulmes à l'Ouest. Au bout de la vallée se trouve le petit village de Rencurel, et plus loin la route descend vers les gorges de la Bourne.
Notre objectif étant le col du Mont Noir, nous empruntons la petite route forestière qui grimpe vers sa direction. Soit encore 350m à monter sur 5Km environ.
Cette dernière portion est peut être la plus difficile de l'ascension. En effet, la pente est de l'ordre des 8%, la fatigue se fait sentir et la route est désespérement droite ! Le tout avec un décor de forêt omniprésent qui masque tout point de repère.
L'arrivée au sommet se fera donc dans la douleur, notamment pour Lolo qui n'avait jamais grimpé un col aussi difficile. Bravo !

Au col de Romeyère

Une fois encore, le col du Mont Noir propose aux cyclistes une montée superbe et variée. En particulier l'accès au canyon des Ecouges, une prouesse de génie civil dans un décor grandiose. La difficulté est équivalente à celle de l'ascension par Saint Pierre, voire plus dure en raison des lignes droites interminables où on ne peut pas se relancer.
Malheureusement, un éboulement s'est produit en 2008 sur la corniche des Ecouges, rendant l'accès impossible au canyon pendant toute l'année. Aujourd'hui, la route est de nouveau ouverte mais avec obligation de passer par le tunnel pour monter. On y perd sûrement en panorama et on y gagne peut être en dangérosité ? Verdict d'ici l'été prochain ...

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :