19/12/2009

Lacs de Vens

Département : Alpes Maritimes (06)
Massif : Mercantour
Altitudes (min-max) : 1557m-2434m
Longueur : 17Km
Dénivelé (positif-négatif) : 1000m-1000m environ
Difficulté : 3/5

(Sortie effectuée le 18 août 2009)
Au mois d'août 2009, nous avons passé une semaine de vacances dans le Mercantour, au niveau de la vallée de la Tinée. Ce fut l'occasion pour nous de découvrir cette belle partie des Alpes aux paysages variés, le tout à 60Km à vol d'oiseau de la Méditerranée.
Cette randonnée assez connue se déroule intégralement dans le coeur du Parc National du Mercantour. Elle permet d'accéder aux splendides Lacs de Vens, perchés dans la zone frontalière avec l'Italie. Longue, la sortie reste moyennement difficile car les pentes rencontrées sont rarement soutenues.

Le lac le plus étendu

Nous nous garons tôt le matin au parking de Vens (n°20), situé sur la route du col de la Bonette, en partant de Saint Etienne de Tinée. Dans le PN du Mercantour, il n'y a aucun balisage peint au sol ou sur les arbres. Les seuls repères sont des panneaux avec des numéros, reportés sur les cartes IGN. Pratique, sauf quand les repères sont très éloignés !

Des randonneurs sont déjà présents pour s'attaquer aux 850m de dénivelé qui nous séparent des lacs. La montée démarre tranquillement, sur un chemin bien tracé. Nous grimpons en lacets dans une combe étroite et profonde, en suivant l'amont d'un torrent.
La présence de l'eau et l'ombre matinale sont agréablement rafraichissantes ! Le torrent est franchi à plusieurs reprises sur des petits ponts en bois. Soudain, nous voyons un chamois et son petit juste au dessus de nous. Apeuré, la mère s'enfuie tandis que le jeune, plus curieux, nous examine avant de la rejoindre.

Nous arrivons au sommet de la combe (n°22), peu après la traversée d'un pierrier. La vue sur le chemin parcouru est impressionnante ! Le décor, sec et encaissé, a des allures de montagne Corse.

Paysage du Mercantour

Afin d'atteindre les berges des lacs, nous prenons la direction du Sud Est (n°27). Après le franchissement d'une petite cheminée (pas des Pêcheurs) nous voyons enfin notre but du jour.
Les lacs de Vens sont nombreux et de taille variable. Le premier que nous rejoignons est assez vaste et on devine bien qu'il est le reste d'un glacier. Bordée par un petit névé qui subsiste à l'ombre, son eau bleu-verte est étincelante.

Nous faisons une petite halte un peu plus haut, où nous avons une vue plus dégagée. C'est déjà un bon début, mais encore rien face à la beauté du paysage qui s'ouvre à nous une fois le lac "supérieur" atteint.
En effet, c'est une vraie carte postale de montagne avec une grande étendue d'eau, des torrents qui bouillonnent, et une cascade au dessus de laquelle est nichée le refuge de Vens (2366m).

Nous voyons de nombreuses marmottes au bord du lac, plutôt farouches. La richesse de la faune du Mercantour n'est pas exagérée ! Petit coup de gueule par contre pour les randonneurs qui se baignent accompagnés d'un chien, alors qu'ils sont interdits dans la zone centrale du Parc (dérangement de la faune, maladies potentielles ...).

Le refuge de Vens et sa cascade

A ce stade de la randonnée, on pourrait faire demi-tour et rejoindre le parking. Mais nous voulons effectuer une boucle complète et descendre au hameau du Pra. A partir du refuge, nous traversons encore le torrent en direction du panneau 24 puis montons pour longer le lac par le haut. Une autre possibilité (non testée) est de grimper au col du Fer.
Le lac dépassé, le sentier devient étroit et parallèle à la crête. D'ici, nous voyons de nombreux points remarquables du Mercantour, dont la Cime de la Bonnette (2860m, la plus haute route des Alpes).

Le chemin descend ensuite dans un vallon plus large que précédemment, où poussent quelques conifères. L'ambiance est aride et sauvage ! Nous arrivons peu à peu aux maisons forestières de Tortisse, qui marquent le début de la descente vers la vallée de la Tinée. Drôle d'appellation, car la forêt est plutôt maigre.

Les maisons de Tortisse. Au fond, la Bonnette

La descente est peu pentue au départ. Exposée au soleil, la marche est rendue pénible en début d'après midi. Heureusement, nous rencontrons fréquemment des ruisseaux rafraichissants. Il faut bien regarder où on marche car une grosse grenouille a failli être écrasée sous nos pas !
Après une remontée (ne pas s'inquiéter que cela remonte), nous traversons une petite forêt sur le plateau de Morgon. Désormais, c'est une descente plus raide avec de nombreux lacets qui nous mènera à la route.

Le sentier se descend rapidement et rejoint le parking du Pra (n°32). Il faut encore faire 1,5Km sur la route pour arriver à notre point de départ.
Nous suivons la rive gauche de la Tinée, dont le débit est assez puissant. Sur la rive opposée, une biche et son faon se désaltèrent. Que d'animaux vus aujourd'hui !

Vallée de la Tinée

Cette randonnée est sûrement une des plus belles de la vallée de la Tinée. La variété des paysages, l'eau vive et la faune raviront les amateurs de randonnée sauvage, dans un lieu totalement préservé.

Parcours et profil (créés par EditGpx sur Skitour.fr) :

28/11/2009

Pic St Michel (par Lans en Vercors)

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (min-max) : 1266m-1966m
Longueur : 9Km
Dénivelé (positif-négatif) : 700m-700m
Difficulté : 2/5

(Sortie effectuée le 9 août 2009)
De retour de nos séjours respectifs avec l'UCPA, nous retrouvons le Vercors pour une randonnée classique mais très sympa : l'ascension du Pic St Michel (1966m) par Lans en Vercors.
Ce sommet bien connu des Grenoblois et des habitants du plateau des 4 montagnes peut se gravir par de multiples façons. Nous avons choisi celle qui descend par le col de l'Arc. Elle a l'avantage d'éviter l'autoroute de marcheurs montant par ce sentier les week end d'été.

Villard de Lans vu du Pic St Michel

Nous arrivons assez tôt au parking des Barnets (1266m), situé sur la route de la Sierre (station de ski alpin). Le mauvais temps étant annoncé pour l'après midi, nous devons boucler la rando dans la matinée.
Le début est simple jusqu'au Collet du Furon. C'est un long chemin en ligne droite et en pente douce, qui évolue au milieu des pâturages.

Arrivés au croisement, nous quittons le chemin principal et prenons le petit sentier qui monte en direction de la Combe Oursière. L'ascension de 150m, sur de gros gravillons, est raide et assez cassante. Mais nos jambes en ont vu d'autres ces derniers temps, et elle est donc avalée rapidement.
Sur notre gauche, une belle vue se dessine sur le plateau.

A la Combe Oursière nous sommes à la limite de la forêt (la "zone de combat"). Après un replat agréable et bien ombragé il faut attaquer la montée finale. Désormais, le sentier traversera de gros lapiaz jusqu'au sommet.
Grimper sur ces gros blocs de calcaire est assez ludique. Le chemin est très bien tracé et malgré le dénivelé, le sommet arrive vite. Ce sentiment de facilité est sûrement du à l'entrainement de ces dernières semaines.

Au sommet : le Moucherotte et la Chartreuse

Une superbe mer de nuages nous attend au sommet. Recouvrant toute la vallée de Grenoble, située 1700m en dessous, ils s'accrochent aux parois verticales et montent peu à peu vers nous. La ville est donc difficile à voir et les sommets de la Chartreuse, de Belledonne ainsi que le Mont Blanc semblent flotter au dessus de la brume de chaleur.
Nous faisons une petite pause à la croix qui marque le sommet. Peu à peu des randonneurs nous rejoignent, en provenance des deux chemins d'accès.

La descente, légèrement technique, va nous mener au col de l'Arc (1736m), un passage clé de cette partie du Vercors. En effet, il permet de descendre jusqu'à la commune de Varces située dans la plaine de Grenoble. C'est aussi le point de départ du fameux Balcon Est, un sentier escarpé qui passe sous l'imposant Roc Cornafion.
Au col, beaucoup de randonneurs affluent et s'apprêtent à monter au Pic St Michel. Personne ne tente le Balcon Est, ce qui est plutôt prudent vu le mauvais temps qui se profile.

Le col de l'Arc et le Roc Cornafion

Nous prenons un morceau du GR91 pour rentrer à notre point de départ. Dans la première descente, bien pentue, nous croisons un groupe d'une trentaine de marcheurs grimpant avec plus ou moins de facilité.
Le retour se fait en grande partie dans une forêt de conifères rafraichissante. Le choix de faire la boucle dans ce sens s'avère judicieux pour l'exposition au soleil et la fréquentation.

Une dernière petite pause aux Allières et nous rejoignons rapidement le parking des Barnets, désormais bondé. Après la marche, c'est la natation (ou plutôt le barbotage) qui nous attend au complexe aquatique de Villard de Lans !
L'orage est arrivé comme prévu dans l'après midi. Il ne faisait alors pas bon de se balader sur les crêtes ...

Les Allières

Ce circuit est un bon choix pour accéder assez facilement à un sommet connu du massif. Le terrain est varié et le sentier souvent très bien tracé, avec un panorama qui vaut le coup une fois en haut.
Seul bémol, il est un peu victime de son succès à la belle saison. Marcheurs solitaires, d'autres coins du Vercors sauront bien mieux vous accueillir !

Parcours et profil (créés par EditGpx sur Skitour.fr) :

16/11/2009

Grand Galibier (par l'Alpe du Lauzet)

Département : Hautes Alpes (05)
Massif : Cerces
Altitudes (min-max) : 1716m-3228m
Longueur : 20Km
Dénivelé (positif-négatif) : 1500m-1500m
Difficulté : 5/5

Cette randonnée comporte des passages délicats et exposés. Elle est déconseillée par temps de pluie ou de brouillard ainsi qu'aux personnes pas assez expérimentées.

(Par Ludo, sortie effectuée le 31/07/09)
Lors du dernier jour de mon trek UCPA, nous avons gravi le point culminant du massif des Cerces : le Grand Galibier (3228m). Cette montagne est composée de deux sommets, et seule la partie Est est accessible en randonnée.
Ce fut en quelque sorte le couronnement du séjour, véritable "best of" de ce que peut offrir la montagne. Mais cette longue ascension s'adresse à des randonneurs expérimentés, en raison du dénivelé important et des passages d'escalade faciles mais exposés dans sa dernière partie.


Départ matinal de l'Alpe du Lauzet

Nous avons passé la nuit au refuge UCPA du hameau de l'Alpe du Lauzet. Il est accessible après une demi-heure de montée en partant du parking du Pont de l'Alpe (1716m), situé dans la descente du col du Lautaret en direction de Briançon.
Vu la longueur de la randonnée, nous partons à 6H du matin. Afin d'effectuer une boucle, nous prenons le petit sentier qui part vers le Nord en suivant un torrent.

Fatigués par la courte nuit, nous marchons en silence dans ce beau vallon, à peine troublé par le meuglement des vaches. Le sentier qui serpente en lacets devient de plus en plus raide. Nous avançons vers une muraille rocheuse qui semble infranchissable.
Mais ce "mur" peut se franchir, en passant par un goulet aménagé à l'aide de câbles. C'est le premier passage d'escalade de la journée, assez simple et même ludique si on reste concentré sur les prises. La descente doit être plus difficile ...


Sortie de la cheminée

Une belle étendue d'eau nous accueille à la sortie du passage câblé. C'est le Grand Lac (pas si grand que ça !), dominé par les impressionnantes Arêtes de la Bruyère. Nous le longeons par la droite, sur un sol un peu marécageux.
Le sentier grimpe maintenant vers le col de la Ponsonnière (2613m). C'est une montée régulière et plutôt raide, à travers les alpages. Arrivés au col, la vue sur le Grand Lac est impressionnante. Nous apercevons le sommet Est du Grand Galibier, qui ne sera pas gravi.
Il ne faut pas suivre le GR57 qui descend en direction du lac des Cerces (bel objectif de randonnée également). Nous prenons à la place un petit chemin non balisé qui suit la crête à l'Ouest jusqu'au col Termier.


Le Grand Lac vu du col de la Ponsonnière

Désormais, nous évoluons dans un secteur de haute montagne, où l'enneigement est souvent tardif. Nous passons devant le petit lac Blanc et entrons dans une zone très rocailleuse. Surprise, les bouquetins sont là ! Il y a environ une dizaine de ces chèvres des montagnes, véritables tous terrains bien adaptés à la vie en altitude. De tous les âges (défini en fonction de la longueur des cornes), ils se laissent approcher de près tant qu'on les laisse manger en paix le peu de végétation qui subsiste.
Le col Termier (2900m) est l'avant dernier étage de l'ascension du Grand Galibier. Nous laissons dans un coin nos repas de midi et attaquons la dernière partie de la montée.


Vers le col Termier. Un bouquetin est là !

Il est nécessaire de bien s'orienter dans cette partie finale. En effet, une muraille rocheuse est à franchir, avec peu de passages accessibles sans équipement d'alpinisme. Heureusement, des marques oranges peintes sur les rochers guident les randonneurs. Un groupe devant nous s'est apparemment trompé de chemin et fait péniblement demi-tour, avant de nous suivre !
Nous mettons les mains à plusieurs reprises, notamment dans la cheminée finale qui comporte des passages de niveau III. Assez exposée et sur un rocher patiné, une grande vigilance est nécessaire car une mauvaise chute ici aurait de graves conséquences ...

L'arrivée au sommet récompense bien tous ces efforts. On y trouve une croix (classique), une antenne radio (un peu moche), et une vue à couper le souffle ! Une grande partie des Alpes est visible d'ici : le Mont Blanc, le Queyras, les Ecrins bien entendu, mais aussi la Vanoise, les Aiguilles d'Arves, et même une petite partie du Vercors ! Juste en dessous, le célèbre col du Galibier parait bien bas malgré ses 2645m.


Au sommet du Grand Galibier

Nous profitons longuement de ce panorama en compagnie des autres groupes de randonneurs présents. Avant d'attaquer la descente nous signons notre passage dans le livre d'or présent au sommet. Certains écrits datent d'une quinzaine d'années !
La désescalade est un peu délicate par endroits et comporte toujours plus de risques que la montée. Au pied des rochers, notre accompagnateur décide de couper à travers le névé pour éviter les pénibles passages rocheux. Une descente rapide, glissante et qui soulage les genoux !


Descente délicate

Le parcours est le même en sens inverse jusqu'au col de la Ponsonnière, descendu assez rapidement. Arrivés au niveau de la bergerie, nous ne tournons pas vers le Grand Lac mais suivons la variante du GR57. Le soleil tape fort dans les alpages sans ombre, ce qui rend encore plus pénible cette longue route du retour.
Au détour d'un virage nous nous retrouvons soudainement face à un jeune bouquetin solitaire, en train de lécher une pierre à sel. Nullement impressionné, il se laisse prendre en photo sous tous ses profils. Il faut dire qu'il est très bien placé, avec la Meije en toile de fond ...


Un bouquetin très photogénique

Nous suivons le torrent du Rif qui descend bruyamment jusqu'à l'Alpe du Lauzet et au delà. Au refuge UCPA, les affaires sont rassemblées avant d'attaquer la dernière descente de la journée et de ces 5 jours de marche.
Ce sommet fut la conclusion d'un très beau séjour dans une partie magnifique des Alpes. Un terrain de jeu idéal pour les randonneurs à la recherche de parcours sportifs dans une nature encore préservée !

Parcours et profil (créés par EditGpx sur Skitour.fr) :