13/09/2009

Le Saut de la Truite

Département : Drôme (26)
Massif : Vercors
Altitudes (min-max) : 603m-1140m
Longueur : 11,6Km
Dénivelé (positif-négatif) : 537m-537m environ
Difficulté : 2/5

(Sortie effectuée le 1er juin 2009)
Pour inaugurer le mois de juin 2009 et l'été qui s'annonce bientôt, nous choisissons la randonnée du "Saut de la Truite". Derrière ce nom insolite se cachent de grandes falaises, situées dans un magnifique site du Vercors Drômois.
Quand les conditions le permettent, une cascade s'écoule alors le long des rochers. La verra-t-on après ce mois de mai plutôt sec ? Pas sûr ...

Nous partons de Bouvante le Haut (600m), un minuscule village très isolé au fond d'une combe. Sur la route qui y mène, étroite et sinueuse, nous nous arrêtons pour laisser passer des vaches.
Au lieu-dit "les Roissards", nous prenons le sentier balisé jaune et vert. Dans un premier temps, il longe les champs et les habitations. Peu à peu, nous pénétrons dans une belle forêt mixte, sombre et humide.

Début de la traversée de la forêt

Le chemin devient de plus en plus raide. La progression est assez difficile car le sol est glissant. Une vraie patinoire de racines et de boue ! Par endroits, nous nous aidons des branches pour mieux adhérer.
Après un kilomètre d'ascension "forestière", nous rattrapons une piste plus large.

Le sentier, en pente douce et en lacets, est plus agréable. Sur notre droite, nous commençons à apercevoir les pelouses arrondies du Roc de Toulau, le point culminant du secteur avec ses 1581m. Les rochers qui nous entourent sont quant à eux verticaux et effilés.
Une surprise nous attend à la suite d'un virage. En effet, la piste passe sous une grande arche creusée dans les rochers. Un tel tunnel naturel est peu courant !

L'arche du Saut de la Truite

A la sortie du tunnel, le spectacle continue. Un superbe panorama apparait sur Bouvante, 500m plus bas, et sur toute la combe. Le vide est tout près de nous, les falaises plongent à la verticale : pas de doute, nous sommes arrivés à destination.
Nous croisons deux personnes observant les oiseaux à la longue vue. Ce secteur escarpé abrite en effet de nombreux rapaces.

Tandis que nous évoluons le long des falaises, nous cherchons la fameuse cascade, en vain. Il est sans doute trop tard dans la saison pour la voir ... Même si la truite n'est pas au rendez-vous, la vue offerte vaut largement le détour !

Panorama du haut des falaises

Nous décidons de continuer jusqu'à la maison forestière de Gardiole, située à 1Km environ. Le chemin est désormais tout plat, dans une prairie fleurie où coule un petit ruisseau.
Arrivés à la cabane, retour à la civilisation avec toutes ces voitures garées. La route du col de la Bataille, une des artères du Vercors, passe juste ici. D'où tous ces randonneurs ou simples promeneurs en route vers les alpages du plateau d'Ambel.

Nous faisons demi-tour tandis que le ciel commence à se couvrir. Nous repassons sous le tunnel et reprenons la large piste forestière de l'aller. Mais au lieu d'emprunter de nouveau le petit sentier très glissant, nous continuons sur la piste pour éviter une descente pénible.
Par ce chemin, le retour est un peu plus long mais sûrement plus facile. De plus, on peut voir l'arche de ce côté, alors qu'elle était cachée par les arbres à l'aller.

L'arche vue du chemin du retour

A part le début un peu raide, cette randonnée est plutôt facile dans l'ensemble. A éviter tout de même par temps de brouillard, à cause de la proximité des falaises. C'est un coin méconnu du Vercors, mais aux richesses naturelles à découvrir !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

31/08/2009

Forêt de Saou : circuit de Roche Colombe

Département : Drôme (26)
Massif : Diois
Altitudes (min-max) : 336m-886m
Longueur : 8,6Km
Dénivelé (positif-négatif) : 550m-550m environ
Difficulté : 2/5

(Sortie réalisée le 23 mai 2009)
Situé à 15Km au Sud de Crest, le joli village de Saou est célèbre pour la curiosité naturelle qui l'entoure : la Forêt de Saou. Impossible de ne pas reconnaitre cette montagne du Diois, avec sa silhouette en forme de gigantesque navire. Pour les géologues, c'est un synclinal perché, le plus haut d'Europe (1589m au Seyou).

L'intérieur et les flancs de la montagne sont recouverts d'une épaisse forêt, aux essences variées et préservées. Nous profitons de ce samedi de mai très ensoleillé pour grimper au point culminant de la crête Ouest de la Forêt de Saou, appelé Roche Colombe. De là haut, nous aurons une vue plongeante sur l'intérieur du synclinal et les alentours.
Le départ de la randonnée se fait depuis le centre du village de Saou. Nous prenons un chemin (balisé) qui part derrière l'église, en direction du Nord.

Saou, charmant village au pied de la montagne

La large piste que nous suivons se rétrécit de plus en plus à l'approche de la montée. Celle-ci sera assez courte, mais bien raide : environ 500m à grimper en 2Km. Les mollets sont donc mis à contribution dès le début !

Le soleil tape déjà fort sur ce versant exposé Sud, et les gravillons blancs du chemin renforcent l'impression de chaleur. Nous ne sommes pas si loin de chez nous, mais la végétation est beaucoup plus méditerranéenne.
Vu la pente, nous prenons vite de l'altitude. Le village de Saou, surplombé de son imposant rocher (le Roc), apparait déjà bien bas.

Vue sur Saou dans la montée

Le sentier serpente désormais au pied des falaises, qu'il va falloir grimper pour arriver sur la crête (le Maupas). Pas d'inquiétude, cela se fait facilement en marchant sur de gros rochers, avec une légère exposition par moments.
Le plus dur est fait à présent. Nous suivons la crête sur un sentier étroit à travers la forêt, bien épaisse à cet endroit.

Soudain, la végétation s'éclaircit et un premier point de vue apparait sur notre gauche. Nous continuons sur le chemin pour rejoindre peu après le belvédère de Roche Colombe, le point culminant du jour (886m).
Comme prévu, le panorama est superbe : la plaine de Crest, le Vercors Sud, Saou, tout y est. Le plus impressionnant étant la vue sur l'intérieur de la montagne, couverte de forêt. La géologie nous offre parfois de jolis cadeaux !

L'intérieur de la Forêt de Saou

L'unique chemin commence maintenant à descendre en pente douce à travers la végétation. C'est si étroit et touffu que nous avons parfois l'impression de ne pas être sur le bon itinéraire. Nous sommes donc un peu rassurés quand le pas de l'Echelette est en vue, un kilomètre environ après le belvédère.

Pour achever cette boucle et redescendre à Saou, nous prenons le sentier qui descend de manière raide sur notre gauche. Celui de droite permet d'entrer à l'intérieur de la montagne, ce qui rallongerait le circuit significativement.

La descente du pas est au départ un peu technique, à cause de la présence de gros rochers qui peuvent être glissants. Par endroit, nous devons nous courber pour passer sous des voutes naturelles.
La suite de la descente est plus douce. Nous évoluons au milieu d'une vaste forêt, où il fait bien frais. L'ambiance est brumeuse, presque mystérieuse ...

Dans la descente

Retour à la chaleur et à un terrain sec quand nous arrivons au pied de la montée. Le chemin (balisage pour VTT) est plus large et moins accidenté. Nous croisons un groupe de cavaliers, qui montent apparemment vers le pas de l'Echelette. Déjà que c'est étroit pour un randonneur, qu'est-ce que ça va être en cheval ?

Il reste environ 3Km à parcourir pour rejoindre le village. Ce n'est pas la partie la plus agréable de la randonnée, car elle exposée en grande partie au soleil. Attention aux coups de chaleur en plein été !
Heureusement, le décor du Diois est toujours aussi beau. Les falaises sur lesquelles nous marchions auparavant sont maintenant au dessus de nos têtes.

Sur le chemin du retour

Après une dernière piste bien large, le camping de Saou est en vue. La boucle est bouclée. Rafraichis à la fontaine du village, nous prévoyons déjà d'y retourner, pour explorer une autre partie de cette montagne aux multiples facettes !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

23/08/2009

Col de Pra l'Etang (par Choranche)

Département : Isère(38)
Massif : Vercors

Altitudes (départ-sommet) : 215m - 1267m

Longueur : 22,5Km

Dénivelé + : 1052m

Pente moyenne : 4,6%
Difficulté : 3/5


(Par Ludo, sortie effectuée le 21 mai 2009)
Le col de Pra l'Etang (ou de Prélétang) est le col le plus discret du massif des Coulmes. Il permet de rallier le plateau de Presles à la vallée de Rencurel, via une petite route forestière très tranquille.
Il existe de nombreux chemins pour le franchir. J'ai choisi l'itinéraire des gorges de la Bourne, que je n'avais jamais emprunté en vélo. Une jolie et longue montée, peu pentue dans l'ensemble.

Au départ de Pont en Royans, que l'on ne présente plus (voir article), je prends la direction de Villard de Lans. Le début de l'ascension, en faux plat, est très roulant. Le week end, il est conseillé de partir tôt dans la journée pour éviter la circulation qui peut être dense sur cette route. En pleine semaine et à 9H je ne croise pas grand monde ...
Au bout de 4Km, j'arrive à Choranche, un petit village à l'entrée des gorges et au pied des falaises, célèbre pour ses grottes (à visiter absolument). L'ascension commence véritablement ici.

Le village de Choranche

Je commence la traversée des gorges de la Bourne, qui se terminera à la Balme de Rencurel. Soient 8Km qui oscillent généralement entre 4 et 6%.
Les falaises qui m'entourent sont spectaculaires, surtout au passage de la cascade de Moulin Marquis : un mince ruisseau, le Bournillon, dégringole de 300m le long de la paroi avant de se jeter dans la Bourne ! La puissance de l'eau alimente une centrale EDF que l'on peut voir en contrebas de la route.

Les gorges se rétrécissent de plus en plus, de même que la chaussée. Dans les passages les plus étroits, les voitures ne peuvent pas se croiser. Dans les petits tunnels, il fait sombre et humide. La route est parfois taillée directement dans la falaise, ce qui demande régulièrement de lourds travaux de sécurisation, car les éboulements sont fréquents (brrr !).

Dans les gorges de la Bourne

Les paysages sont plus aérés et plus lumineux lorsque j'arrive à la Balme de Rencurel, petit bourg rapidement traversé. Je quitte la route de Villard et je prends celle de Rencurel/massif des Coulmes.
Un gros lacet sur un revêtement impeccable permet de rejoindre rapidement le village de Rencurel (805m). Au pied de la forêt des Coulmes, dans une vallée étroite et verdoyante, c'est un lieu très paisible.

A la sortie du village, 6Km me séparent du col de Pra l'Etang. Attention, il est mal indiqué : il faut suivre la direction du "Violon", des "Glénats" et des "Ailes" pour comprendre que la route permet de rejoindre Presles. Quant au revêtement, il est à la hauteur du balisage : très douteux, avec de nombreux nids de poule.
Malgré cela, c'est agréable de monter sur cette route très calme, avec une jolie vue sur Rencurel et les montagnes de Lans.

Vue sur Rencurel

Les 4 derniers kilomètres sont réguliers, à 6,5% de moyenne. Tout près du lieu "les Antis", une vieille école en ruine est présente sur le bord de la route. Aujourd'hui envahie par la forêt, c'est un vestige de l'époque où le massif des Coulmes était plus peuplé.
La fin de l'ascension est assez monotone et parait interminable. Après un dernier virage en épingle, un petit panneau indique le sommet du col. Discret jusqu'au bout !

Au sommet

22,5Km pour 1052m de dénivelé ont été nécessaires à cette ascension. Malgré la longueur, la difficulté reste moyenne en regard des pourcentages assez modestes.
Encore une fois, les Coulmes offrent une grande variété d'ambiances et de paysages. Avec sa partie finale, ce col est à réserver aux amateurs de petites routes un peu perdues, voire oubliées !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :