12/05/2009

Chalets de Charmant Som (par La Tronche)

Département : Isère (38)
Massif : Chartreuse

Altitudes (départ-sommet) : 232m - 1670m

Longueur : 21,2Km
Dénivelé + : 1438m

Pente moyenne : 6,8%

Difficulté : 5/5


(Par Ludo, sortie effectuée le 3 août 2008)
Le Charmant Som (1867m) est un sommet du massif de la Chartreuse. Il est accessible à pied facilement en partant d'une auberge, les "chalets de Charmant Som", située 200m plus bas. Arriver ici en vélo est une autre histoire !
En effet, en partant de la Tronche (banlieue de Grenoble), ce sont 21,2Km d'ascension et 1438m de dénivelé qui attendent le cycliste. J'ai relevé ce défi le 3 août 2008. Trois étapes jalonnent cette montée : le col de Vence, le col de Porte et enfin les chalets au sommet.

Le Charmant Som et la route des chalets

J'arrive tôt à Grenoble pour profiter de la fraicheur matinale. La traversée de la ville pour rejoindre la Tronche en suivant les quais de l'Isère me sert d'échauffement. Le début de l'ascension est totalement urbain avec une pente assez forte. Il n'y a pas encore trop de monde sur cette route souvent fréquentée la journée.
Après la Tronche, j'arrive dans le chic village de Corenc, qui s'étire tout en hauteur. Je n'ai pas de très bonnes sensations et j'espère que les jambes vont se dérouiller car le chemin à parcourir est long.

La pente devient encore plus forte à la sortie de Corenc, et le décor plus sauvage. 7Km après le départ, j'arrive au col de Vence (782m), situé entre le Mont Rachais et le Mont Saint Eynard. La forêt de la Chartreuse commence à m'entourer et il fait tout de suite plus frais et humide. Je croise pas mal de cyclistes, certains portent des bagages et doivent sans doute rouler pour plusieurs jours.
La route est moins pentue une fois le col passé. Mais peu avant le village du Sappey en Chartreuse, ça devient dur de nouveau, avec un kilomètre proche des 9%. Un carrefour permet de rejoindre le fort du Saint Eynard (1338m). Une ascension à essayer un jour. Je traverse le paisible village-station (où rien n'est plat !) et je suis la direction du col de Porte.

Le Sappey en Chartreuse

Les sensations sont meilleures qu'au départ, donc j'accélère le rythme, ce que je regretterai un peu plus tard. Je roule désormais dans la forêt de conifères et j'arrive rapidement au col de Palaquit (1154m). Ce lieu m'est connu car c'est le point de jonction avec la route de Sarcenas, que j'ai empruntée en 2006 (voir article).
Je rejoins peu après le col de Porte (1326m), après 16Km de montée depuis la Tronche. Je ne l'avais jamais gravi par ce versant et je pourrais m'arrêter là, car c'est déjà une belle ascension, plutôt difficile (4/5).

Mais le but du jour est de monter jusqu'aux chalets de Charmant Som, 350m plus haut. Après une courte pause, j'attaque cette dernière partie de la montée. Le début, pratiquement plat, me permet de récupérer un peu. Car la fin de l'ascension est redoutable !
En effet, elle se termine par 3Km à plus de 9%. Et ça fait mal quand on a déjà 18Km de montée dans les jambes. Dès l'augmentation de la pente, les jambes tirent et ne répondent plus bien. Il va falloir finir très tranquillement, sous peine d'exploser. Je regrette mon accélération avant l'arrivée au col de Porte ...


La vue se dégage au fil des lacets, et j'aperçois le célèbre couvent de la Grande Chartreuse en contrebas. Après un ultime virage, je vois l'arrivée au bout d'une longue ligne droite. Je roule à présent au milieu des alpages, avec une ambiance de grand col. De chaque côté, différents sommets se présentent, comme Chamechaude, les pics de Belledonne et le Mont Blanc au loin.

La chaine de Belledonne

Le sommet de la montée est un grand parking situé à côté des chalets. On est en fin de matinée et c'est plein. Des randonneurs et des citadins en habit de ville qui viennent chercher la fraicheur et le bon air de la montagne. Un peu "cramé" par ce long effort, je ne me lasse pas de contempler les paysages avant de redescendre vers la fournaise et l'agitation de Grenoble. Après le Ventoux, c'est sans doute la plus difficile ascension que j'ai effectuée à ce jour ...

Au sommet

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

03/05/2009

Col de la Machine (par St Laurent en Royans)

Département : Drôme (26)
Massif : Vercors
Altitudes (départ-sommet) : 322m-(1119m)-1015m
Longueur : 17,7Km
Dénivelé + : 980m
Pente moyenne : 5,5%
Difficulté : 3/5

(Sortie effectuée le 07 juillet 2007)
Petit retour dans le temps : au début du mois de juillet 2007, nous tentons notre première ascension en vélo dans le Royans, une partie du Vercors située à la pointe Nord Est de la Drôme.
On y trouve de nombreuses routes escarpées, dans des paysages de falaises et de vastes forêts. Nous choisissons de gravir le col de la Machine (1015m), situé au bout du fameux cirque de Combe Laval. Nous ne grimpons pas ce jour là par la célèbre route à flanc de falaise, mais par l'autre côté, au départ de Saint Laurent en Royans. Une ascension moins connue et donc plus calme, qui offre aussi de très beaux points de vue.

Les 8 premiers kilomètres de la montée sont les plus difficiles avec 7,5% de moyenne. Dès la sortie du village, ça monte assez fort et régulièrement. Au bout de 3Km, nous passons dans un premier tunnel, non éclairé mais assez court. Un deuxième arrive peu après, plus long et surtout TRÈS sombre. On n'y voit absolument rien, et c'est presque angoissant de rouler dans cette humide obscurité. Une lampe frontale ou sur le vélo est conseillée.

Un tunnel très sombre

Après le tunnel, nous franchissons une agréable série de 5 lacets consécutifs. Il y a peu de lignes droites dans cette ascension, c'est bien pour rompre la monotonie. Avec l'altitude, les arbustes feuillus cèdent leur place aux conifères : nous entrons dans la grande forêt de la Sapine Côte Belle.
La pente devient un peu plus douce, et il fait plus frais. Au kilomètre 10, nous atteignons les 1000m d'altitude. Pourtant, le col de la Machine est encore à 7Km ! En effet, la route longe le cirque du Combe Laval, qui est ici un long plateau. Ce n'est pas vraiment plat pour autant, mais plutôt une succession de courtes montées et descentes, assez usantes.

Soudain, sur la droite, la vue se dégage. Un spectaculaire panorama apparaît sur le cirque, profond de 600m. Sur le versant opposé, nous voyons la route de Combe Laval, comme un fil accroché à la falaise. Impressionnant !

Le cirque de Combe Laval

Il reste environ 3 kilomètres avant l'arrivée, le sommet ne parait jamais arriver. Nous dépassons les 1100m d'altitude, soit plus haut que le col ! Ce cas de figure est assez rare. La forêt qui nous entoure s'étend jusqu'à l'horizon. Elle est surplombée par le sommet arrondi du Serre de Montue (1706m), qui domine les alentours.

Ambiance forestière (en mai)

Une ultime "descente-montée" et nous arrivons au col de la Machine. A noter qu'il y a deux panneaux qui symbolisent le sommet, le second étant situé après le carrefour routier. On y trouve une auberge joliment fleurie et une grande prairie. Une petite pause après cette longue ascension au profil étrange, puis nous descendons à Saint Jean en Royans par la célèbre route de Combe Laval. Encore un endroit à découvrir !

Au col de la Machine

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

01/05/2009

Lac de Lessy

Département : Haute Savoie (74)
Massif : Bargy
Altitudes (min-max) : 1281m-2085m
Longueur : 12,3Km
Dénivelé (positif-négatif) : 1150m-1100m
Difficulté : 4/5

(Sortie effectuée le 9 juillet 2008)
En début juillet 2008, nous avons passé une semaine de vacances au Grand Bornand, en Haute Savoie. Ce joli village au coeur des Aravis est un lieu idéal pour profiter de la montagne, et propose un choix impressionnant de randonnées pour tous les niveaux.
La plus belle de notre séjour est celle menant au lac de Lessy, situé dans la chaine du Bargy, une barrière montagneuse au Nord Ouest du Grand Bornand.

La randonnée démarre au Chinaillon (1280m), la station de ski locale. Près de la vieille église, nous prenons la direction du lac de Lessy. Un panneau nous indique le lac par les chalets de Mayse, mais nous ne prenons pas cette direction pour l'aller. A la place, nous grimpons par le sentier de découverte, raide et tout en lacets.
A la sortie du sous bois, la vue est déjà très belle sur la chaine des Aravis qui nous fait face.

Lolo devant les Aravis

A présent, il va falloir grimper dans les alpages grandioses de ce coin de la Haute Savoie. En effet, le lac de Lessy se situe derrière une crête herbeuse, qui culmine à l'Aiguille Verte (2045m). La pente est forte et nous croisons beaucoup de randonneurs de tous les âges durant l'ascension, sous les sifflets des marmottes affolées par tant de visiteurs. Au bout de 40min environ, nous atteignons la cime et le pied de l'Aiguille Verte.

L'ascension de l'Aiguille Verte

Il n'est pas obligatoire de monter jusqu'au sommet de l'Aiguille Verte pour rejoindre le lac, mais c'est bien tentant. Après tout, nous ne sommes pas à 50m près ... La dernière partie est assez pénible pour les mollets car c'est une véritable jungle d'orties qu'il faut traverser. Mais ça vaut vraiment le coup, tant la vue y est magnifique !
D'un côté, le Lac de Lessy, 300m plus bas, surplombé par le Pic de Jallouvre (2408m). Au loin, le lointain lac Léman et la Suisse. De l'autre côté, la chaine des Aravis avec la Pointe Percée (2750m), le point culminant du massif. A l'arrière plan, le Mont Blanc apparait majestueusement.


Le Lac de Lessy et le Jallouvre

La Pointe Percée et le Mont Blanc

La descente vers le lac est assez douce, dans une ambiance d'alpages bucolique. Comme beaucoup de randonneurs, nous faisons une pause déjeuner pour reprendre des forces et profiter des lieux. Nous ne sommes qu'à mi-chemin de la rando, et une autre montée nous attend dans l'après midi.
En quittant le lac, nous prenons la direction des chalets de Mayse. Nous passons sans encombre de ce côté le col de la Forclaz (1844m) et entamons la descente. Celle ci, sur un chemin large et sinueux, parait interminable.

La descente vers les chalets de Mayse

Les chalets de Mayse, très isolés, sont situés au fond d'une combe. Il va donc falloir grimper de nouveau pour revenir au Chinaillon. Sans doute le passage le plus dur de la rando, car la pente est raide, nos jambes sont fatiguées et la chaleur est étouffante en ce début d'après midi. D'ailleurs Ludo en sortira avec un joli coup de soleil sur les avant bras, du aux batons de marche !
Le sommet de la combe s'appelle le Planay (1690m). A partir de là, il faut descendre en sous bois sur un chemin étroit et caillouteux jusqu'aux alpages du Chinaillon. Nous y croisons (parfois d'un peu trop près) les vaches Abondance, toutes équipées de leur cloche. C'est grâce à elles qu'on fabrique le reblochon, LA spécialité locale.

Nous repartons dans notre chalet les jambes fatiguées mais heureux de cette superbe rando de 5H environ, dans un décor typique de cette partie de la Haute Savoie : alpages, hauts sommets, lac de montagne, vieux chalets, et bien sûr les vaches !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :